‹ L'Action française et la religion catholiqueChapitre 13 sur 46 · LIVRE III PREMIERE GUERRE PUNIQUE · texte numérisé non relu

LIVRE III PREMIERE GUERRE PUNIQUE

Fides pu nie a.

L'AGRESSION

Avec quelle passion fut menée la campagne, il suffit de se reporter à mon gros livre de Politique religieuse qui en est sorti : les anciens chapitres y datent de 1900, les nouveaux de 1912, ce qui s'est fait dans Tentre-deux permet de mesurer la loyauté ou l'efficacité de l'effort.

Le 10 décembre 1906, on essaya de le briser en son milieu. Le coup fut tenté dans une revue libérale, par un écrivain démocrate, de nationalité composite, nommé Fidao, personnage sorti de l'ombre pour frapper et qui y est rentré immédiatement après son éclat.

Nous ne saurions nous plaindre d'une mauvaise action (1) qui ne nous a pas arrêtés dans notre chemin et

(1) L'auteur de l'article et ses défenseurs se sont beaucoup plaints de la sévérité de nos jugements à son égard. Ils ont

1 « M » PKEMI1I U PUNK

cjui nous a permis de rétablir bien des mérités obscurcies. Mais il faut la noter comme l'ouverture d'une vé ritable guerre punique i .

Dan-- un article <lu Correspondant Intitulé: Les postulats <1<' V Action française -, l'auteur ou l ire usait <i-' <lcu\ artif) ■

Par le premier, il mettait sur le dos de V Action française tout entière l'ensemble de mes opinions privées en matière «le religion, de philosophie ou d'histoire;

Par le second, il dérivait le corps <!<' mes idées politiques et sociales uniquement d'un formulaire irreligî plus ou moins bien lu et interprété qu'il avait pu g ner à travers mes écrits.

D'après lui, si j'étais partisan de l'autorité, c'est que j'étais aussi le dévot d'une religion de la force pousi jusqu'à vouloir rétablir l'esclavage. Si je n'admettais j»a> L'égalité, c'était fautedecroire à la rédemption du genre humain. Si je doutais du jdroit de la démocratie, c'était

même, seloa l'usage auquel M. Pierre as déroge point, parlé

(!<• u BOta «-t ite nos injures. Je ferai simplement ol>-

rer que L'auteur m'a accuse* <!<• subterfl I noua a

par deui fois tdressé le reproche que voici : «< ayant désiré le

s immédimtt les rédacteurs de VAetUm fran ii Ont pas donnée leurs prémissea tout le développement, etc. . J'.u ditetje crois devoir maintenir que le désir on §m < t du surets immédiat a contribué pour une part à Jeter le daeteura «le {' Action /tançaiêê danai une plu

lantliri'pic Cet homme modéré et poli nous reprochait <l aimer

oea compatriotes par Intérêt de publicité os «le librairie. Noua

lui BTOni adn né en retour 1rs qualificatifs Convenables mais

violenta, qu'a déplores en proae harmonieuse M Etienne Lamj ; L'académicien n'a pas songé à .se demander m le reproche de son collaborateur s'était pas beaucoup plus violent que toute

■ u:.- 1 réplicj m 1 ou verra par un cehaattlloa donné à L'epj quel t. .u ii«- eourtoieic et, somme t«»ut<-, d'équité, 1 on noua a\ ait combattus jusque là dans le momie Libéral, que dos si inquiétaient, mais qui ne «i- t pas encore de triompher

pur Les moyeu normaux

L AGRESSION

mépris profond des petits, des humbles, des pauvres. Et ainsi de suite. Peu importait que j'eusse formellement distingué par exemple la démocratie de la démophilie, déclaré que c'était « par respect et par amour du peuple » que j'excluais toute démocratie (i).Peu importait même que j'eusse donné de la façon la plus explicite, durant des semaines d'années, mes raisons très directes contre l'Egalité ou contre la Liberté. L'adroit faussaire tirait le rideau sur toute cette partie de mon œuvre. Un jeu de textes assez agile, renversant l'ordre des facteurs, faisait prendre pour mes principes généraux ce qui n'en était qu'une projection poétique et mythique destinée à les illustrer : ainsi la confusion grossière était créée telle qu'elle était désirée et telle que devaient la reproduire docilement par la suite dans leur accusation de « paganisme politique » tous les Pierre et tous les Hoogs de la création.

— Mais, m'écrivait au lendemain de l'article un catholique fort instruit, qui n'a jamais perdu de vue le développement de ma pensée, cette critique est un sophisme perpétuel. Vous êtes, en science politique et sociale, l'élève direct de Le Play et de Taine. C'est l'histoire, c'est l'exx^érience, c'est l'analyse comparative des institutions et des lois qui ont formé votre jugement et orienté votre œuvre dans le sens d'une contre-révolution générale. C'est même, à mon avis, cette influence qui permit que, en perdant la foi, vous n'ayez pas perdu le contact moral et social de l'Église dont vous avez toujours honoré l'influence en raison de la concordance du fait catholique avec tous les bienfaits sociaux. Le critère des institutions, la prospérité ou la décadence qu'elles entraînent n'a cessé d'être votre guide. De ce

i Gazette de France du 3 septembre 1900.

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