I .• Ile II agi lllHli du Bulletin éê la Semaine
yrier 1908) lit naturellement un l>ruit «I enfer parmi
tous ceux que Y Action française pliait. Depuis, démOCrMtfl cliretiens, sillonisles. modernistes ne cessent de reprendre le même hurlement, la même désolation sur la même abomination. Il est vrai qu'en hurlant
messieurs laissent quelquefois entrevoir plus abominable qn«' nous.
Au cours d'une discussion avec les gens qui rédigeaient le Peuplé français, journal qu'ils ont tué, depuis, Criton disait, le 9 mai 1009, dans la revue de la prune de Y Action française, à propos de radial d qui est à vendre :
-< J'avoue que, même devant cette déniée, on peut hésiter. 11 y a un culte de la dignité «le Diminue qui peut arrêter net toute tentation, toute sollicitation d'un tel ordre. On peut préférer la décadence de son pays, la ruine de la ice. la mort de toute civilisation, à l'acte H Henri IV achetant tour à tour tel puissant huipieiiol, tel redoutable ligueur Ces nobles pudeurs sont possibles. Mais tel héros
capables de surmonter Tévideno du Bien panne par souci et respect de fa nature humaine, ue foui tneal pas
de la politiqm c'est nu désert, aa load «les eleltrei qu'on les trouve, et aons ae demanda rions pas mieux ans <la>si-
miler la rédaction du Peuple français à quelque introuvable Chartreuse devant laquelle nous n'aurions qu'à répandre un hommage de vénération et d'admiration. Seulement, ceux qui poussent jusque-là le scrupule sont aussi des citateurs exacts et complets : ils ne tronquent jamais un texte pour lui faire dire plus qu'il ne dit.
Et Griton terminait en produisant un renseignement sur la moralité politique de l'écrivain du Peuple français qui s'était montré offusqué de notre immoralité ; comme il partait un jour pour les grandes manœuvres électorales, le candidat Bazire avait déclaré, devant témoins : « Ma conscience je la dépose au fond d'un tiroir. Je la reprendrai au retour (i). »
C'est au même M. Bazire que l'on doit le chef-d'œuvre de restriction mentale que M. Rocafort, a raconté dans Y Univers (a). Assigné devant la neuvième chambre, par M. Jacques Rocafort, dont il avait refusé d'insérer dans la Libre Parole une réponse à des attaques personnelles, M. Bazire représenté par son journal fut condamné.
« Il fit appel. La Cour rejeta l'appel et maintint la condamnation. Ceci se passait il y a deux mois.
c La Vendée catholique, ayant parlé de l'affaire, a reçu de M. Bazire la carte « recommandée » que voici :
Henri BAZIRE
Avocat à la Cour d'appel,
Docteur en droit
auquel on envoie une découpure du journal la Vendée catholique de Cholet, du 10 août ioi3, prévient, a toutes fins, le gérant de ce journal que, non seulement il n'a jamais été condamné par la neuvième Chambre et la Cour de Paris, îuais qu'il n'a même jamais été assigné par M. Rocafort.
• I) Voir à l'appendice IX.
(2) Univers du 21 septembre 1913.