I. RECTIFICATIONS PRÉALABLES
Répondrai-je à L'article <{ii'' M.Yves Le Querdec a publié, dans Univers de samedi, sur ce qu'il appelle les idées de {'Action française? Cela ne dépend pas de moi, mais M. Le Querdec.
If es relations arec M. Yves Le Querdec sont anciennes et, quoique peu fréquentes, j'étais fondé à croire quelles duraient encore. La dernière lettre que j'ai reçue de lui commence par : mon elier ami. I.e Livre qu'il m'a adresse au
débul de L'année dernière portail un»' d< cordiale.
Il ne s'est rien passe depuis, à ma coni ce, qui fûl
nature à cha termes de nos rapports. Je pi sais
pour lit p -<-rits de M. Y\< -. !.«• Querdec des sen-
timents de -\ mpathie et d'estime. Mais je me h
(1) Gazette </<• France <!u s3 février ig
naître que la considération que j'avais pour lui ne l'obligeait pas à la réciprocité. Les témoignages qui furent échangés entre nous n'étaient pas des vœux éternels. C'est tout au plus si, avant de rompre en public un tel pacte de courtoisie, un esprit délicat peut se croire tenu à le dénoncer par une démarche privée. M. Le Querdec s'est dispensé de remplir une formalité qui lui a paru négligeable à notre égard.
L'écrivain qui signe du pseudonyme de Le Querdec bénéficie d'un poste dans le mandarinat de la • Pensée », poste qui n'est ni subalterne, ni tout à tait supérieur. Il regarde donc de très haut les pauvres Jean-sans-terre de l'Action française, professeurs révoqués ou démissionnaires pour cause de patriotisme ou de religion, les Yaugeois, les Dimier, « aventuriers de la Pensée », dit cet homme de cœur qui a su rester en place au milieu des révolutions. Chef de rayon dans les Grands Magasins d'une Science officielle, M. Le Querdec ne concède à ses adversaires qu'une « pseudo science », petitement logée au fond « d'un bric-à-brac ». Les expressions que je relève peuvent paraître vives. Les croyant justes, il a bien le droit de les employer. Je ne lui refuse qu'un droit, c'est celui de nous attribuer des idées qui ne sont pas à nous ou qui sont même tout le contraire des nôtres. C'est sans doute par amour de la vérité que If. Le Querdec nous attaque. Cet amour de la vérité l'oblige, du moment qu'il nous fait l'honneur d'écrire nos noms, de ne pas attaquer, sous ces noms-là, d'autres que nous.
Assurément, tout homme est exposé à se méprendre. Mais il faut éviter de trop lourdes méprises quand on use d'un certain ton. Et, la méprise une fois faite, le dommage causé, il faut les réparer. Je ne sais comment s'y prendra M. Le Querdec ; mais, de toute manière, son prochain article de l'Univers doit commencer par trois constatations auxquelles il lui est impossible de se soustraire.
M. Le Querdec pourra dire :
« Rectifications :
<■ i° J'ai commis une erreur de fait en disant que M. Charles Maurras et les écrivains ou lecteurs de l'Action française,