DU 2 MARS
M. Maurras n'a nullement nié que les doctrines que j'avais relevées eussent été soutenues autour de lui. Il affirme encore qu'elles ne sont pas les siennes. Mais il reconnaît qu'elles sont celles de quelqu'un qui lui touche de très près et qu'il n'a jamais expressément contredit.
J'ajoute qu'il l'a tellement loué, et de ces doctrines mêmes, qu'on ne pouvait pas supposer que lui, Maurras, les désapprouvait.
Univers.
2 mars 19C0.
J'ai souligné dans le texte le plus récent les deux passages où apparaît la nouvelle thèse adoptée. Je dois à nos idées, je dois à nos amis, je dois surtout à ceux d'entre nos amis qui ont été conduits à la vérité politique par les raisons que je soumettais à leur jugement, une preuve éclatante que, cette fois encore, on ne m'oppose que d'ignobles menteries. Ces amis eux-mêmes me pressent d'administrer cette preuve. Je m'étais bien, dès ma première réponse, référé aux articles de M. Lucien Moreau, dans les derniers numéros de Y Action française, articles rappelant des études politiques de moi qui remontent à 1898 et qui montrent la continuité de notre doctrine sur le point débattu. — Mais, me disait hier M. Henri Mazet, pourquoi ne pas citer votre article Politique et biologie?... — Va pour Politique et biologie, puisqu'il paraît que cet article-là, entre cent autres, laisse un souvenir précis. En le relisant, j'y découvre une indication utile. Le voici donc, il n'a pas été publié pour les besoins de l'heure puisqu'il date d'un an et un mois, ayant été inséré à cette place même, dans la Gazette de France du 28 juillet 1904. Ceux qui voudront y jeter un coup d'œil diront si j'ai critiqué la Révolution au nom de la biologie si je n'ai pas expressément contredit cette méthode de critique si je l'ai louée, si l'on ne pouvait pas supposer que je la désapprou-
Al'lM M- ici: VIII li$... Ils y vcriiint aussi un détail «les piUS )<> ;
r. -la tifs à L'une des personn ise, laquelle n\ ici:
l...i ■ sjuit unitaire, aimait à ot) - Lois de
i être vivant dans les l« û> ploi Ici et plus - de
L'être chimique <>u physique. Il parlait «l'un écrivain comme d'un liquide on d'un gas. Bourget ■ appris de Quarte i n. iid qœ la vie a quelque chose <i< propre et Lee Loii <i vie quelque chose de spécifique. S'il était permie de m 1rs petites chosi - un grandes, j'oserais Indiquer an pn seur ( bras* t que Le mouvement <l et continué par la génération qui le suit, dans !
- Il a senti La différence de la ecience de Is ri sciences physiques et chimiques: nous nous efforeoi
notre tour de l'aire sentir la différence de la
s.M-irt. s et «les sciences de la rie. A Lorce de parles de corps sodal et de rii sociale », les meilleurs de nos
amis en arriveraient a absorber la politique dans la mede-
cine; des analogies 1res (louantes leur rêvaient perdu de \u<- ce qu'ils ont I étudier et Les moyens les plus directs di
cette étude. Ls politi(|Ue est une chose. Le înedecii
une autre. Mlles oni des points de conl pas
identiques. Mlles sont même loin de l'être et la ressemble des mots n'en cache «pu- mieux la diversité «les objets. Race en biologie est. par exemple, extrêmement éloigné de correspondre ;« rocs eu histoire et en politique I bis-
torique ou nation a des analogies avec Le race biologique. Mais que «le différen - différent dent p.. s x,,i-
- il v a quatre ans, par certains philosophes déi
et chrétiens que nos pi ,M-e,!. ^ scientifiques trompaient PoUT M. Fonsegrive comme pour M. Bougie, sciSfICS ne pouvait vouloir dire que biologie. 11 existe une science politique: voilà ce «pie nous avons en L'honneur et le plaisir de certifier à ces messieurs I tenoen'esl ins relation avec Les autres sciences. .Mais elle i ves Loii méthodes. A les trop . L'on commettra sur I
l.s humaines une cru ur identique a celle que lit lame sur
Les êtres vivants : comme lu vie n'est pas réductible aux
lois de la physique, i
celles de la bù
DeUX points doivent être noti - indejx n-
duminent des tus chtiies «lnctiines qui J SOUt loimu:
premier point, ces doctrines n'étaient pas nouvelles pour nous le 28 janvier 1904, puisqu'il était fait allusion à des discussions antérieures avec M. Bougie et une autre personne. Second point, cette autre personne dont j'ai souligné le nom afin de vous le faire lire en gros caractères est, par un beau coup de fortune, la môme, exactement la même qui a signé dans l'Univers l'article auquel j'ai fait les réponses qui convenaient! La signature de Y Univers est un pseudonyme. Pseudonyme noté désormais d'infamie. Mais ce pseudonyme à désinence bretonne avait, me dit-on, induit en erreur quelques bons esprits qui se sont figuré que j'avais affaire à un prêtre! M. Georges Fonsegrive n'est pas un prêtre. Il est marié, père de famille, directeur de Revue et professeur de l'Université, car c'est nous qui payons les loisirs qu'il emploie à diffamer la pensée de ses adversaires en abusant de la confiance de son public.
Dans mon premier article, j'ai voulu, par bonté, fournir à cet homme le moyen de faire une retraite honorable et je lui proposais des rectifications loyales. Mais déjà l'évidence était bien qu'il mentait : après nos discussions publiques sur le sujet, il était impossible qu'il ne connût point nos doctrines ou qu'il s'y trompât. Un pauvre chroniqueur illettré aurait pu, à la rigueur, se méprendre. Un professeur de philosophie, à la place qu'occupait celui-là, ne pouvait écrire le contraire du vrai par simple mégarde. Il savait bien ce qu'il disait, alors qu'il ne disait pas vrai. La volonté du mai expliquait seule son procédé et chacun aujourd'hui peut apercevoir cette volonté toute nue.
Comment, dès lors, ose-t-il se plaindre d'être traité comme on ne traiterait pas un valet? Et comment peut-il s'étonner des qualités d'homme déloyal, d'hypocrite et de menteur qui lui ont été appliquées ici légitimement? Injurié, dit-il. Non. L'île injure est injuste, et tout ce que j'ai dit lui revenait de droit. Ce sont les faits qui parlaient et le flétrissaient.
Il est juste que les fonctionnaires chargés d'élever les jeunes générations soient entourés d'une considération infinie. Ils participent de l'autorité et de la majesté du Vrai qu'ils enseignent. Mais quand le pédagogue trahit le trésor dont il a dépôt, les vieux Romains nous ont appris le seul traitement applicable : couper les verges et cingler dur.
APPENDICE IX à la page I l \ CONSCIENCE dans Lfl TIROIR
On ftsaâ (ia/« rActko française </// /,- /ain igog cette lettre adressée par ministère <T huissier au gérant da Peuple français :
ParU, le l5 juin ;
Monsieur le Gérant,
En rentrant à Pari - on voyage, je Lia lei ans
du Peuple français^ dî [3 juin, dans Lesquels M. Henri
re dément Les propos que j'ai rapportés de lui.
Voici ce que vos lecteurs doivent
A L'époque de le campagne électorale M Henri
Baxire, dans une discussion d'ordre politique, m'avait concédé que La Ibéorie de V Action J il prétendait que Ls réalisation de notre plan oe lui ps pas possible. Je Lui fi"- observer que dans ditions il
oe devait pas, même pour obtenir on su i députation,
propager dans ses réunions électorales la théorie républicaine el eus électeurs ce qu'il a< pas juste. J Invoquai sa conscience; c'est alors qu il an répondit : ia conscience] Je la dépose an rond d'un tiroir . je La reprendrai an retour.
paroles, M. Benri Baxire les dément. Je viens prouves dei ant les lecteurs «lu Peuple français qn il Les a pcononc
Le propos de M. Benri Baxire m'avait rortement Lmpresané, j'y voyais la preuve des txquels I<
sites «le la politique électorale entraînaient les meili candidat dt la confirmation de la i « rhé de
notre doctrine i pronon
16 juin 1906, un discours à l'Institut d'Action française, j'ai cité ces paroles et j'en ai tiré les conclusions qui s'imposaient. Ce discours a été imprimé dans la Revue d'Action française du Ier juillet 1906.
Je n'avais pas à révéler au public le nom de M. Henri Bazire; mais je l'indiquai à mes amis de l'Action française. Ces faits, ces dates, ces papiers qui n'ont pas été créés en 1906 pour les besoins de la cause de 1909, forment déjà un témoignage.
Mais il y a mieux encore. Uue troisième personne assistait à l'entretien, et ce témoin a retenu, comme moi, les propos de If. Henri Bazire.
Faut-il ajouter que malgré ces propos, je n'ai pas pris M. Henri Bazire pour 1 un homme sans scrupules ■ ? J'accusais de tout le mal la politique électorale et je plaignais M. Bazire d'avoir cherché des suffrages à ce prix-là. Mais, depuis six mois, dans le Peuple français, M. Henri Bazire accuse très souvent Y Action française de vouloir surprendre la bonne foi des catholiques et, s'érigeant en docteur et en chef, il prétend mettre les consciences des catholiques en garde contre notre doctrine. La légèreté dont M. Henri Bazire a fait preuve, en niant ces paroles comme en les prononçant, n'autorise vraiment pas cette prétention.
M. Henri Bazire me reproche d'avoir trahi l'amitié. Ma réponse sera bien simple. Je devais d'abord ne pas trahir la vérité. Emporté par son étourderie, M. Bazire a accusé mon ami Criton d'inventer de toutes pièces des paroles qui avaient été dites devant moi.
J'ai apporté mon témoignage à la vérité, j'ai été vers l'ami injustement outragé. En agissant ainsi, j'ai servi en même temps la vérité et l'amitié.
Enfin, je n'avais d'autre obligation envers M. Henri Bazire que de l'aider à rappeler ses souvenirs. Je l'ai l'ait.
Recevez, Monsieur, mes salutations.
Paul Robaix.
Le 19 juin 1909, Y Action française publiait la lettre suivante :
... Nous sommes ici, vous le savez? dans le pays conquis de Bazire. Or, Bazire dans le temps de ses démarches
il lait dire ehei toui 1er rieuj ■eonirchletfe • lu paye dee choaes tarai durée. -,• 1 1-. . tiendra
entra auto i de lembiablea ebei M. \. i ehei qui il était, ane pi fois, il lui répondit I ment • /<
Mtf6 y'7'' ('""s' — Mais alors répondit M \ .
pourquoi voua prétendre 1< re?.. Une deu
lois <ii./ i. même X..., l«- même !
de l"i 611 «lisant
</r r/iun petit dùigi pour MMKW In RépttbUfW
Alors donné avec i.-s lenthnente (pion derine
par \
i i - - ici sont t. \*ii«is. il «st enriem de
!- s rapprocher d'une ineedote que m avait d'abord rapportée
M / | l'.a/ii'-. <lans une réunion électorale dfif • avirons
«st interpellé aprae na beau diaeoi eonfua par m
D nanpiois qui lui cri. : l'-ali! bah ! M. Ri
père i«i lut un royaliste - bien tout «l« même
qoe voua ne cri< riei point : A bai l< RoJ et la Royanti — lit Bazire <i< m dicnecr «l un bond et «!«• l'ôcriet de n plus belle roii - A baaleRol et la Royauté! \ i n *■ La I bliquei ()h! Beaumarchais, tu ne te Iroaanea que d'une
«laiis le choix «1rs M. ans «le tes p.
i M le 1 1 m. de bacon, <pii mtoi
fronçai»* A le nonui
M tagustia de Hillerin.
à la paye 2.5/