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clause libérale malheureusement écartée en 1895 une clause absorbant rintégralité des bonis, plaçant nos institutions autonomes sous Tingérence d'assemblées envahies par la politique^ supprimant la garantie d'une réserve proportionnée aux dépôts, limitant l'utilisation du disponible à un objet exclusif. Et la Chambre adoptait une innovation si bizarre par 280 voix contre 207, malgré la courageuse et clairvo}rante résistance de l'ancien champion de la vraie réforme, M. Âynard ; et des explications du rapporteur étendaient encore la disposition votée & l'assistance des vieillards par les bureaux de bienfaisance. Votre président, qui se trouvait à Paris, fit toutes diligences pour faire connaître à l'administration, au sénateur président de la (Commission supérieure et de la Caisse d'épargne de Paris, à plusieurs membres autorisés du Sénat, avec quelle netteté les réformistes repoussaient un don aussi périlleux. Heureusement, le 4 avril, sur les conclusions de sa commission, le Sénat rejetait l'article additionnel sans débat.
Il n'en paraîtra pas moins juste aux esprits attentifs de retenir de l'incident un motif de réflexion, et par là du moins il aurait été utile. C'est au principe d'un desserrement de nos entraves plutôt qu'à la formule mal conçue d'un détail de ce desserrement qu'avaient, au fond, adhéré si vite tant de suffrages. Il appartient au gouvernement d'en proposer sans trop ^ tarder une formule exacte et simple, concertée avec les compétences complètement désintéressées ; car ajourner la réalisation des idées justes, quand elles sont mûres, — et la réflexion va plus loin que le point particulier dont nous parlons dans la question de la réforme du régime d'emploi, — c'est risquer de les laisser introduire un jour ou l'autre, à l'improviste, mal préparées, traduites à faux.
L ACTIVITE d'une CAISSE D'KPARGNE AUTONOME 255