‹ L'action sociale par l'initiative privée, avec des documents pour servir à l'organisation d'institutions populaires et des plans d'habitations ouvrièresChapitre 44 sur 102 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Vie propre de la Caisse en 1900

Opérations de texercice. — Les résultats de 1900, pour l'ensemble des caisses d'épargne, tels que nous les avons notés, se sont à peu près reproduits ici, sous l'action des causses d'ordre général que nous avons exposées.

Les versements, au nombre de 77,722 (au lieu de 74,040), se sont élevés à fr. 16,817,241, en augmentation de fr. 1,081,197 sur ceux de 1899 ; le nombre des opérations est supérieur de 3,682. — Marseille -Centrale entre dans le total pour fr. 9,243,760, le réseau des Bureaux Auxiliaires pour fr. 1,863,009, celui des Succursales pour fr. 5,710,471...

Les remboursements ont atteint fr. 20,870^782 en 75,622 paiements (au lieu de 68^839), en augmentation de fr. 2,675,779 sur ceux de 1899. — Marseille - Centrale y figure pour fr. 12,031,260^ le réseau des Bureaux Auxiliaires pour fr. 1,781,889, celui des Succursales pour fr. 7,057,633...

...La déchéance trentenaire a frappé 487 comptes représentant une somme globale prescrite de fr. 13,494. L'art. 20 de la loi de 1895, qui édicté la prescription des comptes abandonnés et le partage de leur montant entre les caisses d'épargne et les sociétés de secours mutuels dans des proportions déterminées^ a été appliqué aux comptes publiés le 30 juin

I. La part proportionnelle de notre Caisse dans l'ensemble dépenses (altribulion aux sociétés de secours mutuels, i de publication locale et au Journal officiel) a été Se par l'Administration supérieure àfr. 8,601 ; il est resté, me reliquat net revenant à notre Fortune personnelle, part de fr. 4,893.

DUS avons indiqué plus haut où en est la question des in- Bnlions de l'administration des Domaines pour apprében-

un certain nombre de ces comptes abandonnés que lui connaître nos publications et pour nous frustrer ainsi du tfice de la prescription instituée par la loi de 1895. En ce ïoncerne noire établissement, deux instances nouvelles ité engagées contre lui en 1900, l'une par la direction de leille, l'autre par la direction de Nice, ce qui, en y joiit la revendication antérieui'e de la direction de Cabors, B à trois le nombre des procès pendants de ce cbef devant ïbunal civil de Marseille. Ces afîairesnesont pas encore les à l'audience ; il semble même que l'administration anderesse hésite, ou diiïère nous ne savons dans quel but. î avons la conviction tfue le Triimnal imposera le respect t volonté du législateur de 1895 aux subtilités fiscales qui eut à l'obscurcir, et sommes d'ailleurs résolus de plaider use, s'il était nécessaire, comme nous y a invités à deux ises le Ministre du Commerce, devant tous les degrés de iction, notre institution considérant comme un honneur îfendre les droits de ses sœurs et de porter le drapeau tiun.

s intérêts capitalisés, tant sur les comptes soldés en cours ircice que sur les comptes restant ouverts au 31 décemse sont élevés à fr. 1.627,769, chiffre en diminution de î,854 sur 1899.

nombre des livrets existant au 31 décembre 1900 it 172,047 ; il était de 168,475 au 1" janvier. C'est un lissement de 3,572, contre 3,779 en 1899.

capital dû à nos déposants était, au 31 décembre 1900, . 58,166,834. Il a diminué dans l'année de fr. 2,514,154.

» . ^«........^ ^'....^ ^ . .^^« ^»JS

L A.CTIVITE D UNB CAISSE D EPARONB AUTONOME 375

L'ensemble de notre activité a embrassé 173,726 opérations, 9,461 de plus qu'en 1899. Elles ont donné lieu, en y compre* nant les intérêts sur comptes soldés et les intérêts capitalisés^ à un mouvement général de fr. 41,206,646, soit fr. 3,807,805 de plus que l'année précédente, et à un mouvement de - fonds de fr. 49,583,235.

Tels ont été les divers chapitres de nos opérations en 1900. Il nous reste à dégager les résultats qui les résument.

Les remboursements ont été beaucoup plus considérables qu'en 1899 : la différence a été de fr. 2,675.779, elle n'avait été en 1899 que de fr. 647,290. Ils ont excédé lés versements de fr. 4,053,541 au lieu de fr.' 2,458,958 en 1899, de fr. 3,557.531 en 1898, de fr, 2.943,638 en 1897. Rien déplus naturel que tout cela, puisque c'était le jeu môme de l'application complète de l'art. 4. — Ce qui s'explique moins simplement, c'est que les versements, qui de 1896 à 1898 avaient suivi une marche décroissante et en 1899 avaient remonté de fr. 451,282, ont été supérieurs de fr. 1,081,197 à ceux.de 1899 ; il semble que les déposants eussent envisagé les cinq ans de l'article 4 comme un délai d'épreuve laissé par le législateur j et à mesure qu'on approchait du terme, se fussent repris à l'espoir de voir tomber les entraves condamnées par l'expérience. — La baisse du solde dû a atteint fr. 2,514,154 ; nous n'avions pas revu un chiffre aussi important depuis les fr. 2,705,719 de 1896, première année de l'application de la loi. — Les livrets existant au 31 décembre 1900 sont en augmentation de 2,12 «"/o.

En définitive, au dernier jour de la huitième décade de notre existence, nous voici amenés, à peu de chose près, au même total de dépôts qu'au début de cette décade : fr. 58 millions 166,834 au 31 décembre 1900, contre fr. 57,782,379 au 31 décembre 1890. Nous étions, dans l'intervalle, montés bien plus haut ; au 1*' janvier 1895, nous dépassions 67 raillions. Par quoi donc a été enrayée l'ascension de l'épargne ? Par une diminution de confiance de notre clientèle ? C'est le contraire, elle ne cesse de le prouver sous toutes les formes.

L EPAKQNtf DU PEUPLE

I 114,783 comptes' en 1890, nous en avons

ce sont les restrictions gênantes de la loi qui cEUvre, et les réductions successives du taux à-dire des faits indépendants de la gestion locale

l'erreur essentielle du régime. Heureusement rrectionnement de notre organisation, la.mulos sièges, les développements variés de notre

l'accroissement rapide de nos réserves, notre dre général, ces dix années auront été une 'ieuse période !

mpossible de ne pas avancer un peu au delà de

pour répondre à une interrogation que nous ins vos esprits. La grève qui a paralysé notre S7 février 1901 au 6 ou 8 avril a-t-elle eu des sur te mouvement de nos opérations ? A-t-elle rgnes confiées à notre établissement ? Le tra> é à la Qn de février, l'effet du cbdmage ne pouenlt qu'en mars. Pendant le mois de mars, à versements ont été de fr. 919,223 au lieu de nars 1900, et les retraits, au lieu de fr. 957 ,930 en : atteint fr. 1,100,661. Versements moindres que lorrespondant de l'année précédente, et retraits 3 ces deux formes s'est reflétée ici la perte de ées de salaires. Il est plus difficile en avril et uer dans les retraits la part qui revient au paie* rs de Pâques. Il convient d'ailleurs de noter que

ménages où le chômage a sévi au livret de ne se produit souvent un peu plus taixl, quand 'ante gardée au logis est épuisée, et aussi que ère de notre clientèle n'est pas celle oQ prédoéments grévistes. Quoi qu'il en soit, on peut en s meneurs d'une lutte sans base n'ont pas fait

aux familles ouvrières qu'aux industries, au la navigation, à Marseille entière. Nos dépont ce que leur coule la prévoyance et que d'elle à peu rindépendance, ne peuvent que détester

l'activité d'unb caisse d'épargne autonome 377

ces conflits stériles faits pour détruire l'épargne, ou au moins rafîaiblir.

Nos séances de l'après-midi ont continué toute l'année ; les résultats en accusent une progression lente, mais ininterrompue, depuis l'origine.

. Par suite du maintien à 3,25 */« à partir du 1*' janvier 1901 de l'intérêt à bonifier aux caisses d'épargne par la Caisse dés dépôts et consignations, nous avons maintenu à 2,75 V» en 1901 l'intérêt à servir à nos déposants.

Statistique des opérations. — Le plein fonctionnement des dispositions restrictives de la loi de 1895 accroît Tintérêt qu'offre toujours l'analyse statistique de nos opérations.

Sur 77,722 versements au lieu de 74,040 en 1899, 56,674 vont de fr. 1 à fr. 200 ; 2,111 vont de fr. 1,001 à fr. 1,500. La moyenne a augmenté ; elle remonte à fr. 216 au lieu de fr. 212 en 1899. Sur 75,622 retraits au lieu de 68,839, on en compte 51,606 de fr. 1 à fr. 200, au lieu de 47^001 ; 5,084, au lieu de 4,622, vont de fr. 1,001 à fr. 2,000. La moyenne a augmenté; elle est de fr. 275 au lieu de fr. 264 en 1899.

La proportion des dépôts les plus minimes, entre fr. 1 et fr. 200, représente 72,91 V« au lieu de 72,67 en 1899 ; les versements de fr. 1,001 à fr. 1,500 ont fourni 2,84 •/».

Sur les 172^047 livrets, on en trouve 81,655 dont le solde ne dépasse pas fr. 20, avec une moyenne de fr, 17 ; 23,537 de fr. 21 à fr. 100, avec un solde moyen de fr. 45 ; 10,260 de fr. 101 à fr. 200, avec un solde moyen de fr. 135 ; 14,928 de fr. 201 à fr. 500, avec un solde moyen de fr. 325 ; 14,187 de fr. 501 à fr. 1,000, avec un solde moyen de fr. 696 ; 17,945 de fr. 1,001 à fr. 1,500, avec un solde moyen de fr. 1,288 ; 5,616 de fr. 1,501 à fr. 2,000, non passibles de la réduction, avec un solde moyen de fr. 1,601 ; 2,914 de fr. 1,501 et au-dessus réduits au nouveau maximum de fr. 1,500, avec un solde moyen de fr. 1|539 ; 564 de fr. 2,001 et au-dessus réduits au maximum de fr, 2,000, avec un solde moyen de fr. 2,055. — Ainsi les livrets inférieurs k fr. 200, avec un solde moyen de

378 l'épargne du peuple

fr. 33, représentent 61,87 «/odu total (au lieu de 67,02 •/. en 1899) ; ceux au-dessous de fr. 20, les rudiments d'épargne, ont passé de 81,315 à 81,655, tandis que les livrets au-dessus de fr. 1,000 ne représentent pas plus de 15,97 Vo de l'ensemble.

L'avoir moyen de nos déposants en 1900 n'est quede fr. 338. Il était de fr. 360 en 1899, de fr. 373 en 1898, de fr. 393 en 1897, de fr. 416 en 1896, de fr. 451 en 1895 ; il n'a donc cessé depuis six ans de s'abaisser.

Notre clientèle demeure toujours la même.

3,390 livrets ont élé ouverts cette année à des ouvriers et journaliers, 826 à des domestiques, 663 à de petits employés, 667 à des artisans industriels, commerciaux ou agricoles, 236 à des militaires ou à des marins, 13 à des sociétés populaires, 4,385 à des mineurs et mineures pour la plupart de familles ouvrières ; en sorte que sur 11,380 livrets nouveaut, si on en déduit 112 de professions libérales et 1,088 sans métier déclaré, on en rattachera 10,180 au personnel populaire (contre 8,695 en 1899).

Ciomment s'établit pour nous ce qu'on peut appeler la statistique de la grande opération dont l'échéance arrivait au 31 décembre ? Nous nous bornons à en donner un rabcourcî en quelques chiffres globaux ...

... Toute cette unification, 4 en somme, a été non seulement étendue, mais compliquée. Autour des mesures d'exécution tracées par les circulaires ministérielles des 26 novembre et 18 décembre 1900, bien des cas embarrassants avaient surgi, et bien des difficultés de détail : on s'appliqua à les résoudre, une par une, le mieux possible. Des circulaires minutieusement explicatives furent envoyées aux sous-caissiers succursalistes, qui procédaient par avis individuels comme à la Caisse cenirale, et même par appels verbaux réalisables dans les petites localités. Tout s'est régulièrement effectué, avec beaucoup de méthode, de diligence et de soin, à rentière satisfaction du public, nous pouvons le dire, et è'est là, avec votre approbation, notre meilleure récompense.

l'activité d'une caisse d'épargne autonome 379

La proportionnalité du nombre des déposants avec la population était, en 1889, pour ne pas remonter plus loin, de 177 par 1,000 âmes. Elle arrivait à 226 en 1896, à 234 en 1897, à 239 en 1898, à 245 en 1899 : elle atteint en 1900 251 livrets par 1,000 habitants. L'arrondissement de Marseille représente 75 •jo ; ceux d'Aix et d'Arles l'un 15, l'autre 8 •/«• Le calcul par cantons laisse le premier rang à ceux d'Aix, avec 40 déposants sur 100 habitants ; viennent ensuite Roquevaire (35), Salon (27), Martigues (55), Marseille (24), la Ciotat (23), Aubagne (21 ,9), Trets (21,6), Arles (20), Gardanne (18), Tarascon (17), Châteaurenard, St-Rémy et Eyguières (11) ; les autres sont au-dessous de 10.

Dans la classification par sexes, les femmes conservent leur avantage ; 5,909 livrets contre 5^458 ouverts aux hommes. Sur les 5,909 déposantes, 1,492 étaient mariées, dont 1,124 munies de l'autorisation maritale ; 368 avaient agi seules ; 19 oppositions se sont produites depuis la loi de 1881, sur 8,921 livrets ouverts à des femmes procédant de leur chef.

Au point de vue de l'âge, nos déposants nouveaux se subdivisent en 6,892 majeurs et 4,385 mineurs. Sur 1,977 mineures» 71 ont agi sans assistance, et sur 2,408 garçons, 43.

Les dépôts de l'épargne scolaire ont un peu diminué en sommes (fr. 53,512 contre fr. 57,453 en 1899), et en nombre d'opérations (16,765 contre 18,033), à Marseille, pendant l'année scolaire, période de statistique qu'on prend à Marseille à raison des récompenses données aux instituteurs. Par contre^ les Succursales ont donné 3,047 dépôts contre 2,934 en 1899, et pour fr. 18,548 contre fr. 14,575. Le nombre des écoles participantes à Marseille a été de 105 au lieu de 114 en 1899 : il n y en avait que 16 en 1889.

Notre classification par nationalités accuse, sur 172,047 livrets, 157,678 de titulaires français et 14,369 d'étrangers. Surfr. 58,166,834, il appartient fr. 52,747,975 à des nationaux, et fr. 5,418,859 à des immigrés. Le contingent de nos compatriotes augmente en nombre de 2,742 et diminue en sommes de fr. 1,754,367 ; le contingent exotique augmente de

l'épaaome du PEDPLE

les et diminue de fr. 759,787 en argent. Parmi 'ordre reste le même ; les Italiens en léte, avec en diminution sur 1899 de fr. 718,615 ; les (ième poste, avec fr. 214,895, en diminution de

Allemands au troisième, avec fr. 62,941, en fr. 1,S79 ; les autres nationalités figurent pour

diminution de fr. 23,415. Si les sommes dépo- È sur tous les points par l'effet de l'art. 4, le mptes a du moins augmenté.

uxitiaires et Succursales. — Votre délibéra- 1900 créait un douzième Bureau Auxiliaire au met et un treizième au Marché central sur le Nous avons inauguré le 28 juillet le Bureau itral, et le 2 décembre celui du Rouet, ipportdu 5 mai 1900 au Président de la Répu- :\ caisses d'épargne qui avaient organisé le plus its annexes au l"janvier 1899 étaient celles de lans, qui avaient chacune 40 succursales ou iaires. Depuis le 3 décembre 1900, nous en rvice, et nous en aurons 44 bientdt, si vous proposition qui vous sera soumise. La Caisse Uarseille continue donc de tenir la tête, à ce i important pour faciliter l'exercice de la prélientèle populaire. . .

e de notre tinmeuble d'Aix a été réalisée en l'autorisation donnée par votre dernière Asseme longue et scrupuleuse recherche, conduite de 3 conseil d'administration succursaliste et dans onner la plus complète satisfaction possible à lésirs, un bail a été signé pour le transfert des Succursalu dans l'hâlel de Mazan, sur le cours :oin de la rue de la Monnaie, c'est-à-dire au t sur le point le plus vivant de la ville. Des tracommencés, assureront h l'aînée et à la plus nos filiales une installation digne d'elle.

L'amélioration des locaux a élé poursuivie de môme à Trets par le transfert dans un immeuble du cours Esquiros ; à Auriol, par Tinstallation au rez-de-chaussée ; à Péiissanne et à Lambesc, par des agrandissements.

Une meilleure distribution des jours d'ouverture a été établie dans les Succursales d'Aubagne, d'Auriol^ de la Ciotal, où les séances avaient lieu les dimanches et lundis : en les fixant aux dimanches et mercredis, les conseils succursalistes ont donné satisfaction à la clientèle, qui peut ainsi lorsque les demandes dépassent l'encaisse recevoir des fonds dans un délai n'excédant pas trois jours, au lieu d'attendre jusqu'au dimanche suivant. D'autres Succursales, Péiissanne, Trets, Gardanne, ont créé une deuxième séance par semaine, le mercredi ou le jeudi ; Salon en a créé, une troisième, le vendredi. Il faut espérer, malgré certaines hésitations persistantes, qu'ailleurs on suivra ces exemples ; car ces facilités permettent de plus en plus à nos Succursales de rivaliser avec les bureaux de la Caisse Postale, sur lesquels, à d'autres points de vue^ elles ont tant d'avantages.

L'épargne scolaire continue de progresser dans les com-* munes à succursales. Au-dessous de Trets, qui tient toujours la tête, citons les Succursales où Tépargne de l'enfance a avancé : Arles, Aubagne, Cadolive, Eyguières, Gardanne, Istres, Lambesc, Mallemort, Martigues^ Roquevaire, Saint - Rémy, Salon, Septèmes, Tarascon, et mentionnons aussi les efforts d'Orgon.

Toutes les Succursales ont fait de leur mieux pour le travail exceptionnel nécessité par l'échéance de pleine application de l'art. 4 . . .

. . .Nos rapports avec les Succursales, les améliorations successives de leur fonctionnement, la rapide et favorable solution de toutes les questions qu'il peut faire naître, sont de plus en plus facilités par l'Inspection.

Développements de l'épargne. — Vous savez que sous cette rubrique, vous trouvez désormais groupés les efforts de

i l'i^pabgne du peuple

reloppements de l'épargne qui avaient été alunentés sur la ]tité disponible des bonis pendant quelques années, et qui intenant se rattachent à nos dépenses générales et aux jcations modiques permises par le g 18 de l'Instruction du décembre 1895 : épargne des sous et services de minime irgne, épargne scolaire, épargne de loyers, œuvres de fusion ou de défense de l'épargne.

[I y a été pourvu en 1900 partie sur le chapitre ouvert à effet au budget, partie encore sur les soldes des dixièmes ;ponibles votés antérieurement à la loi et qui disparaissent i à peu de nos comptes.

Épargne des sous

K. Services de minime épargne. — Les documents de tranger nous montrent les résultats obtenus par les organes lecteurs d'épargne embryonnaire et automatique qui, en gleterre et surtout en Allemagne, ne cessent de se perfecnner autour des caisses d'épargne. Nos assignations n'ont iqu'à présent suscité aucune entreprise analogue dans noti-e ande ville.

B. Timbres-épargne.^ La vente, qui avait été en 1899 de 8,498 timbres, est en 1900 de 520,029, pour fr. 52,002, ec une diminution de 8,469 timbres par suite de certaines nitations imposées aux versements d'épargne scolaire en [ibres afin de leur conserver strictement leur caractère, r 513,477 timbres rentrés, les instituteurs représentent 1,440 timbres, et les particuliers 35,277 ; la Caisse cenile 506,717 timbres, et les Bureaux de quartiers 6,760, le ireau du Chapitre arrivant en tête avec 2,340. Le total depuis mise en circulation le 1" février 1891 atteignait, au décembre 1900, 4,218,100 timbres émis et 4,116,158 ndus. Sur ce nombre 4,006,297 timbres avaient été versés mme dépôts de 1 franc par la rentrée des cartons, qui sont rifiés et incinérés chaque mois sous la direction des Audi— jrs de comptes.

Les chefs d'industries, et en général les patrons, qui ont le

l'activité d'unb caisse d'épargne autonome 38H

devoir d'aider leuis ouvriers à la prévoyance, devraient ne pas se désintéresser de ce procédé excellent, propre à sauver la plus petite épargne naissante^ et nous aider à le propager.

Épargne de Venfance

Nous avons continué les encouragements aux instituteurs qui servent le mieux l'épargne scolaire (fr. 1 ,405), les prix d'ordre et d'économie aux élèves des écoles participantes (fr. 575).

Propagande de Vépargne

Nous avons distribué, à la fin de décembre et au commencement de janvier, 12,000 de nos almanachs propagandistes d'épargné et de prévoyance (fr. 900), à la préparation desquels nous apportons le soin le plus attentif.

Épargne relative à Vhabitation

A. Épargne de loyers. — 25 dépôts. de cette catégorie intéressante, qui pourrait être si utile aux ménages ouvriers en se vulgarisant, ont gagné de Pâques 19Q0 à Pâques 1901 les. petites primes d'encouragement ; il faut y joindre six modiques allocations à six conférences de Saint-Vincent-de-Paul (Saint-Cannat, les Carmes, Saint^Théodore, la Major, Saint- Laurent, Sainl,-Joseph et Saint-Philippe) qui nous versent des dépôts d'épargne de loyers majorés de primes. L'idée de l'épargne des loyers, que nous avons lancée, se diffuse par le canal de ces petites organisations de quartiers mieux que ]a Caisse ne peut le faire elle-môme.

Nous avons, à plusieurs reprises, sollicité les administrations publiques, les compagnies ou sociétés industrielles, les patrons à nombreux personnel, d'organiser chez eux pour leurs employés ou leurs ouvriers des services d'épargne, en accord ave^ nous, pour faciliter Texercice de la prévoyance. L'un de vous, M. Barthelet, directeur de la Cartonnerie et Imprimerie Saint-Charles, a pris le premier cette initiative : un certain nombre de livrets ont été ouverts dans son établis-

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sèment, dont plusieurs d'épargne de loyers. Nous tenons à le remercier et à signaler cet exemple.

B. Encouragements à l'épargne immobilière. — Les primes offertes n'ont déterminé aucun de nos locataires du groupe de la Capelette à aborder l'acquisition de la maison de famille par annuités.

Dé fen^e de l'épargne ouvrière contre l'alcoolisme

Nous avons maintenu, par de modiques allocations, les bibliothèques circulantes orgnnisées dans huit quartiers ouvriers et dans notre Groupe de la Capelette(fr. 635) ; nous avons affecté fr. 950 (indemnités et prix) à l'enseignement de prévoyance et de tempérance dans onze, écoles primaires de quartiers ouvriers.

Si nous avons entrepris, pour notre faible part, la résistance à l'ennemi le plus direct et le plus redoutable de l'épargne populaire, c'est que nous fermions l'oreille à ceux qui déclaraient tout effort voué à l'impuissance. Or, l'an dernier, nous vous signalions que le mal, après une sorte d'hésitation en 1897, avait subi un recul ; de 25,391 hectolitres d'alcool pur imposés à Marseille en spiritueux proprement dits pendant l'année 1398, on était descendu, en 1899, à 23,886, ce qui ramenait en deçà du chiffre de 1896. Nous avons la satisfaction de vous annoncer une nouvelle diminution, malgré l'accroissement de population que le recensement de 1901 vient de révéler ; les quantités d'alcool contenues dans les spiritueux proprement dits n'ont atteint, en 1900, que 23,205 hectolitres. Il est vrai que le nombre des débits, qui avait rétrogradé à 4,177, chiffre d'avant 1895, remonte un peu, à 4,267; mais ce sont là, dans une très grande ville, des va-et< vient sans cause et sans portée appréciables (<),

(1) Le moavement de recul s'est tu^eatud en 1901. Le nombre d'heotolltrea d'alcool pur IroiMsâs à Marseille est descendu & Sl.lU, et le nombre des ddblls à 4iee ; il est vrai qu'on doit tenir compte pour iea quantités d'alcool de l'augmentation de la taxe et pour les dâbits de l'aocroisBement du taux des lioenees.

l'activité d'une caibse d'kpabgnis autonome â85

Poursuivons donc sans découragement nos modestes efforts défensifs, non sans renouveler le souhait de pouvoir un jour/ grâce à plus de liberté, les élargir et les rendre plus efficaces.

Œuvres d'épargne dans les Succursales

Les règles si étroites qui nous enserrent sont applicables dans les Succursales. Nous nous sommes limités à Tencou rangement de l*épargne scolaire, qui a reçu des allocations de fr. 200 à Trets, de fr. 100 à Martigues (avec fr. 20 pour primes à l'épargne de Ioyçrs)> de fr. 100 à la Ciotat, de fr. 100 à Gardanne, de fr. 25 à Aubagne et à Orgon, de fr. 20 à Eyguières et à Istres.

Contrôle et vérifications. — Les vérifications trimestrielles de la Trésorerie générale ont attesté la marche régulière de nos services.

L'inspection permanente, dont le nombre de nos Annexes dit à lui seul combien elle était ne disons pas utile^ mais nécessaire, donne des résultats de plus en pluà satisfaisants. M. Ch. Guillaumont apporte dans cette tâche autant de zèle que de compétence.Toutes les Succursales et tous les Bureaux Auxiliaires ont été vérifiés, et par des visites inopinées, depuis notre dernière assemblée générale ; les plus importantes Annexes lont été plusieurs fois. Il ne se passe presque pas de séances du Conseil où nous n'examinions des rapports dans lesquels Tinspecteur présente des observations comptables et administratives sur la gestion des agents locaux, relève les imperfections, signale les améliorations possibles ; ces rapports sont ensuite transmis aux présidents des Succursales vérifiées.

Frais d'administration. — Nos Frais généraux ont été de fr. 3'78.491 au lieu de fr. 258.916 en 1899. L'augmentation est motivée par la création des deux Bureaux du Rouet et dû Marché central, la nomination d'un employé et d'auxiliaires supplémentaires, des relèvements de petits traitements, les

avis individuels aux excédentaires^ et surtout les frais de participation à TExposition internationale de Paris.

Comparés au solde dû, les frais ont représenté 0,47 c, •/. au lieu de 0,42 ; comparés au mouvement des fonds (fr. 49.583.235)^ ils ont représenté 0,56 c. Vo au lieu de 0,62 c.

Malgré la majoration tout exceptionnelle des frais généraux par les dépenses du concours à l'Exposition el de Tapplication de Tart. 4, malgré la baisse de revenu qu'emportait la diminution du solde dû causée par l'unification du maximum, les Profits et Pertes ont encore laissé pour l'exercice un boni net de fr. 118.121, contre 142.750 en 1899.

A l'avenir, en vertu d'une circulaire du Ministre du Commerce du 13 février 1901, et conformément àun avis du Conseil d'État du 19 juillet 1898, l'intégralité du revenu de la fortune personnelle, les primes d'amortissement des valeurs remboursées et les bénéfices provenant de vente des rentes, valeurs ou immeubles devront être portés directement au compte capital de la fortune personnelle, sans passer par le compte de profits et pertes. On ne devra passer par le compte de profits et pertes, pour la porter au compte fortune personnelle, mais en fin d'exercice, que la différence entre le montant des bonifications et celui des dépenses. Nous aurons donc à vous présenter l'an prochain sous cette distinction le résultat de l'exercice.

Fortune personnelle . — La Fortune personnelle de notre Institut monte ainsi de fr. 3.053.793, à fr. 3.171.915, en y comprenant le capital des legs Tournaire et Samatan à revenus affectés.

Le placement de notre patrimoine se décompose comme suit :

Hôtel central de Marseille et immeubles des Succursales d'Aix et Aubagne F. 371.870 22

Groupe d'immeubles de la Capelette (habitations ouvrières) au 31 décembre 1900. 460.759 48

^4 reporter,, F. 832.629 70

l'activité d'une caisse d'épargne autonome 387

^ Report... F. 832.629 70

40 actions de \di Société des Habitations

salubres et à bon marché de Marseille 20 . OOÔ »

96 obligations de la môme Société 48.000 »

80 parts de la Société coopérative d'épargne et construction la Pierre du Foyer . 4 • 160 »

Prêts hypothécaires individuels pour habitations de famille 62.693 10

Prêts hypothécaires à une Société d'habitations à bon marché 16.569 88

Prêts aux sociétés coopératives de crédit

agricole 7 . 800 »

Mobilier de la Caisse centrale et des

Annexes, amorti de 10 •/« 32. 374 74

Rentes sur l'Etat. 498.858 30

Débiteurs divers, prêts à effectuer 5.500 »

Fonds, en compte-courant à la Caisse des

dépôts et consignations 1 . 643 . 329 90

La marche ascensionnelle de nos réserves accuse cette année une nouvelle étape. Proportionnellement aux dépôts, notre patrimoine, qui représentait en 1886 2,73 V«» atteignait en 1895 3,60, en 1896 4,01, en 1897 4,33, en 1898 4,72, en 1899 5,03 ; en 1900, il monte à 5,45 •/* (*)• L'élévation de ce rapport est, à nos yeux, une compensation de l'état stagnant où les restrictions légales retiennent l'épargne. E^ Allemagne, quoiqu'il n'existe pas de fonds de réserve général comme en France, l'État considère la réserve des caisses d'épargne prussiennes comme suffisante dès qu'elle représente 5 "/«des' dépôts (î).

Une circulaire du Ministre du Commerce, en date du 13 fé-

(1) 5,04 */• à la Cai&se d'épargne de Lyon.

(2) Alliance des caisses^ d'épargne allemandes, 24 novembre 1900.

. KPABOHB DU P8UPLK

I connaiEsance des caisses d'épargne les seil d'État tes 27 janvier 1898, 19 juillet n interprétation de l'art. 10 de la loi de 1' que l'art. 10 s'applique de plein droit saire de modifier les statuts, ces statuts me modifiés cfe piano en ce qu'ils ont de nion que votre président avait soutenue à ieure(<) en décembre 1895 ; 2* qu'aucune B nécessaire soit pour tes acquisitions ou tubies, soit pour les aliénations de la for- ' que le revenu de la fortune personnelle : ne peut être, affecté aux dépenses d'adtrine du Conseil d'État parait évidemment ée que la liberté concédée pour la fortune

législateur doit être appliquée dans le

vues de rétention, La circulaire résume,

le règles ou de conseils sur divers points

lersonnelle.

ins limitation, sur l'intégralité de la For-

t reconnu par l'art. 10 de la loi de 1895,

minés de placements, qui sont surtout

* valeurs de l'État ou jouissant d'une

2" obligations négociables et entièrement

ments, des communes, des chambres de

tioQS foncières et communales du Crédit

tioD ou construction d'immeubles pour

rices.

ition foncière dont la situation peu cen^

de notre siège feront de plus en plus une ^ continué de différer toute modification . S. 142. 188 que nous avons en compte- ;n rentes surl'État. Nous avons d'ailleurs

la question d'un établissement mieux tiens au niveau de notre développement.

IM d'épargne, 1916, p. 30.

l'activité d'une caisse d'bpargne autonome 38&

En dehors des placements sans limitation, Tart. 10 autorise à employer le cinquième du capital de la Fortune propre et la. totalité du revenu en une série de placements locaux dans le département siège de la Caisse : bons des monts-de-piété ou d'autres établissements reconnus d'utilité publique ; prêts aux sociétés coopératives de crédit ou à la garantie d'opérations d'escompte de ces sociétés ; acquisition ou constructiop d'ba^ bitatlons à bon marché ; prêts hypothécaires aux sociétés de construction de ces habitations, ou aux sociétés de crédit qui^ ne les construisant pas elles-mêmes, ont pour objet d'en faciliter Tachât ou la construction, et en obligations de ces sociétés. Pour ces modes^ la Caisse doit adresser chaque année au Ministre du Commerce dans la première quinzaine de février l'état des opérations de Tannée précédente, et le Ministre peut, sur l'avis de la Commission supérieure, suspendre l'exercice des placements de l'espèce.

Le capital de notre Fortune personnelle étant, au 31 décembre 1900, de fr. 3,171,915, le cinquième en représente fr. 634,383. Les placements locaux autorisés pour la Caisse d'épargne de Marseille antérieurement à la loi de 1895 par les décrets des 13 août 1888, 4 février 1889, 30 juillet 1892 correspondent, quand le plein de la somme affectée aux prêts hypothécaires individuels est atteint, à un chiffre global de fr. 555,000. Le capital de notre Fortune représente donc maintenant un chiffre tel que les placements autorisés avant la loi correspondent à moins du cinquième, et le libre usage de ces emplois sur le cinquième du capital a repris cours. Nous n'en avons pas usé en 1900.

Nous rendons compte plus loin, à la place consacrée à nos Interventions dans l'amélioration des logements populaireSy des placements qui portent sur le capital de la Fortune.

C'est la totalité du revenu de. la Fortune que Tart. 10 autorise à employer dans les placements dont il donne la liste.

Sur le revenu produit en 1899, et qui représentait fr. 82,664,; il a été fait seulement deux prêts hypothécaires individuels,. Tun de fr. 5,000, Tautre de fr. 600, ensemble fr. 5,600.

iroduitparla Fortune personnelle eo 1900, fr. 77,670, nous avons effectué en fait de ( autorisés, un préttiypotiiécairede fr. 7,000 érative la Pierre du foyer.

■dés antérieurement aux Caisses agricoles de W). Salon (fr. 500), Chàleaurenard (fr. 1,000), 0), 'frets (fr. 2,000;, Roquefort (fr.500), ont ur deux ans, au taux adopté pour ces prêts.

Disponibilité des bonis

13, d'après les régies d'ordre adoptées pour ui nous est spécial, à mentionner distinctepports l'emploi du V* du boni selon la loi du : les emplois votés avant cette loi sur les des bonis antérieurs, ce dernier compte s'élime pendant une période que nous aimons à I transitoire, jusqu'à ce que le Parlement ponibilité volée trois fois par les Chambres.

e ces soldes, nous l'avons dit plus haut, ont e à divers développements de l'épargne, qui Il dans nos dépenses générales, s allocations votées avant la loi, non décaisi ne se rattachant ni aux emplois de l'art, inéraux d'un service, ne pourront être renoules étroites limites du |^ 18 de l'Instruction 1895. Nous rendons compte sommairement donné lieu à un mouvement en 1900.

acquit de prêts sur l'honneur. — • li a été ) cinq prêts sur l'honneur. Au 31 décembre, s depuis 1 890, on avait consenti 1 33 avances : irsées partiellement, mais tout à faitdouteu-

l'activité d'unb caisse d'bparqnb autonome 391

ses pour le solde ; 15 emprunteurs n'avaient pu se libérer^ 7 sont en cours de libération, 91 s'étaient acquittés entièrement. Avec le crédit de fr. 3,500, on avait pu, grâce au va-et-vient dû aux rentrées, faire depuis le début pour fr. 16,097 de ces prêts si humbles et pourtant si précieux par le bienfait.

BMPLOI DU V* DISPONIBLE DV BOKI D'aPBÂS LA LOI DB 1895

Pas plus que les années précédentes, nous n'avons réussi à découvrir un moyen pratique d'user de là clause de l'article 10 conçue en ces termes que nous rappelons :

Lorsque le fonds de réserve représentera Un minimum de 2 V* des dépôts, un V* du boni annuel pourra être employé à l'augmentation du taux d'intérêt servi aux porteurs des livrets sur lesquels le mouvement des dépôts et des retraits, y compris le solde antérieur, n'aura pas dépassé 500 francs pendant le courant de l'année.

Notre avis sur ce point est toujours le même : il n'est ni exact, ni utile, d'essayer des interprétations extensives de la disposition finale de l'art, IQ; il ne l'est pas davantage de rechercher, pour tenter de rappliquer, des combinaisons d'une complication stérile ; la solution vraie est dans l'abrogation de cette clause, et dans le retour à la formule simple admise pour la disponibilité des bonis dans les caisses d'épargne d'à peu près tous les pays du monde, concours aux œuvres locales de prévoyance et de bienfaisance .

OrganisatioYtë de prévoyance en faveur du personnel. — L^aclif delà Caisse des Retraites atteignait au 31 décembre fr. 282,697, en hausse de fr, 11,912 pour l'année. Le revenu net des titres en portefeuille représente fr. 9,619, contre fr. 4,999 de pensions payées en 1900. Il y a cette année sept pensions à servir pour fr. 4,999.

L'actif de la Caisse du Patrimoine, après onze ans et demi de fonctionnement, s'élevait à fr. 169,241, en hausse de fr. 17,424 pour l'année. Elle comprenait 32 participants au 31 décembre.

La queslîoii d'aj^ticabilité aux caisses d'épargne de la loi du 27 décembre 1895 sur les caisses de retraites, de secours et de prévoyance est toujours en suspens.

Vous savez qu'à l'exemple de diverses sociétés îadustrielles, votre Conseil a décidé d'allouer aux employés de la Caisse centrale, pères d'au moins trois enCants, et dont les appointements annuels âzes ne dépasseraient pas fr. 3,000, une subvention de fr. 60 par an, pour chaque enfant au-dessus de trois, et jusqu'à l'âge de seize ans. Un employé a bénéficié de cette allocation.

Nos interventions dans l'amélioration des logements populaires

Propriété directe : immetibles de la Capelette. — Le nombre des locataires de nos immeubles de la Capetette, qui 8n 1899 était de lOl, atteignait 103 au 31 décembre 1900, sur 104 logements susceptibles de location.

Les locations effectuées, qui avaie!it représenté fin 1899 fr. 20,656 dont il avait été recouvré fr. 18,882, représentaient Un 1900 un total brut de loyers de fr. 21,843, sur lesquels il a été recouvré fr. 20,192, soit une difTérence de fr. 1,650 comprenant fr. 1,358 pour loyers arriérés et fr. 291 par suite de départs de locataires insolvables. Déduction faite des vacances, des frais d'exploitation, d'eau, des impôts, etc., le produit net restait fin 1900 à fr. 12,701, contre fr. 12,151 en 1899.

La population du Groupe au 31 décembre 1900 se composait de 411 habitants: c'est une moyenne de quatre personnes par logement ou ménage.

La statistique des professions établit que leGroupe continue d'avoir une clientèle exactement adaptée à son but.

A la suite du concoui-s Hartmann ouvert par la Société française des Habitations à bon marché, quatre occupants de nos maisons de famille ont reçu pour la bonne tenue de leurs jardins des prix consistant en médailles et primes.

l'activité d'une caisse d'éparone autonome 393

Nous avons l'an dernier relevé que depuis 1893, première année de l'achèvement des constructions, le taux de mortalité dans le Groupe était resté bien inférieur au taux de Tensemble de la ville. En 1900, il a été de 1,7 •/« contre 2,6 •/« dans l'ensemble de la ville (*),

Prêts hypothécaires individuels. — Il a été consenti^ en 1900, en vertu du décret du 4 février 1889, deux prêts hypothécaires à amortissement à des particuliers pour la construction d'habitations de famille ; ces prêts s*élèvent à fr. 5.600, l'un de fr. 5,000, l'autre de fr. 600.

Depuis l'origine, il avait été accordé, au 31 décembre 1900,

(1) L'Hyoiânb dans lb Groupe

Pureté de Veau de boisson, — La science aotaeUe considérant une eau potable de bonne qualité et pure de bactéries autant que possible comme l'une des principales conditions de santé, et Teau non filtrée comme un agent de transmission de nombreuses maladies évitables, des filtres Chamberland-Pasteur ont été établis dans chaque logement.

Ensemble des améliorations d'hygiène,— On s'est ainsi attaché — a) par la construction d'un égout spécial — b) par l'org^anisation du tout à Tégout — c) par les installations sanitaires intérieures — d) par l'air et la lumière répandus partout <— e) par le procédé le plus scientifique pour assurer la pureté de l'eau de boisson — à porter les précautions d'hygiène jusqu'au luxe» rien ne paraissant mieux répondre à l'un des objectifs des œuvres qui oflVent des types de logements améliorés.

État comparatif du taux de mortalité dans le Groupe et dans VensemJble de la ville de Marseille

Décès (morts-néfl

\ compris)

hombhb

HOMBRB

AMRiBS

de décès

dans la

commane

ZfOMBRR

d'habitants

nOPOITIOI ponr cent

de décès

dans le Groupe

nOMBRB

d'habitants

KûfORTIOH pour cent

is.4a4

394 l'ëpargne du peuple

25 prêts, pour une valeur totale de fr. 122,800, sur laquelle il était déjà remboursé par le jeu de ramortissement et les paiements anticipés fr« 60,106.

Les emprunteurs sont toujours exacts dans leurs règlements trimestriels.

Participation à la Société philanthropique. — L'assemblée générale ordinaire de la Société des Habitations salu^ bres et à bon marché a voté, le 19 janvier 1901 , pour l'exercice 1900, la distribution d'un dividende de fr. 11, sous déduction des impôts, qui a été payé à nos 40 actions .

Participation à la Société coopérative. — L'assemblée générale ordinaire de la Pierre du foyer y tenue le 29 mars 1901^ a mis en distribution pour l'exercice 1900 un intérêt de 3 1/4 <»/o sur les sommes versées, qui sera payé à nos 80 parts de fr. 50.

Participation au Congrès international de 1900. — La Caisse d'épargne de Marseille a participé, tant par son adhésion que par la présence de son président, au Congrès international des Habitations à bon marché, qui a été tenu à Paris du 18 au 21 juin 1900. Toutes les questions qu'embrasse ce complexe sujet y ont fait l'objet de rapports approfondis et de controverses du plus vif intérêt entre les délégués des pays civilisés les plus divers.

Votre président avait été désigné comme rapporteur pour la grande question de la légitimilé et des modes possibles de l'intervention des pouvoirs publics dans le mouvement d'amélioration des logements populaires. C'est celle qui a soulevé les débats les plus ardents, prolongés pendant deux séances, comme on pouvait s'y attendre en un temps où beaucoup d'esprits se laissent pousser à vouloir étendre sans cesse et sans mesure les fonctions de l'État moderne. Dans son rapport comme dans la discussion, votre président a fermement soutenu les idées dont est issue votre initiative : pas d'intervention directe de l'État ou de la commune dans la construction.

l'activité d'une Caisse d'éparonb autonome 395

car elle excède leurs compétences naturelles et leur rôle, elle découragerait les activités spontanées de l'individu et de l'association par une concurrence à conditions inégales, elle en tarirait les sources par les commodités malsaines de l'action au moyen des budgets publics ; mais concours à modes variés pour promouvoir et seconder les efforts de l'initiative libre sans se substituer à elle ou sans faire des pouvoirs publics ses concurrents privilégiés. Quant à l'intervention des caisses d'épargne, la légitimité et l'utilité n'en sont plus discutées aujourd'hui ; l'éminent directeur général de la Caisse d'épargne de Belgique^ M. Omer Lépreux, a exposé, aux applaudissements unanimes de l'assemblée, le splendide concours fourni au mouvement par cette institution , qui a déjà prêté plus de 37 millions aux sociétés locales (')•

Le beau volume constitué par la haute compétence de M. J. Ghallamel, et qui contient le compte-rendu du Congrès est à votre disposition, et chacun de vous pourra le consulter. C'est une mine de documents et de renseignements, où se retrouvent, indépendamment des vues apportées de tous côtés par des hommes de bon vouloir, les résultats de l'expérience de pays très dissemblables.

Participation à l'Exposition de 1900.— Nous indiquâmes l'an dernier comment nous avions conçu notre participation à l'Exposition universelle de 1900 dans deux classes du Groupe de l'Économie sociale, la clase 109 (Institutions de prévoyance) y la classe 106 f//a6iïa<ïon5 à bon marché), et quel soin avait été apporté à mettre en relief tout ce que notre institution peut avoir d'original et de caractéristique, à en dégager dans une synthèse complète les résultats économiques, moraux et sociaux. Votre président, convoqué par le jury de chacune des deux classes pour expliquer les documents exposés, se rendit à cet appel ; il déposa avec détail devant l'un et l'autre des deux jurys*

(1) Au 1« janvier 1901, fr. 35,570,374 aux sociétés de crédit et fp. I,654,9î7 aux sociétés de construction.

• tous quel a été pour nous l'apport de la dislriicompenses, qui a eu lieu le 18 août. Le jurj de 19 (Institutions de prévoyance), décernait ft la ^ne de Uarseille un Grand Prix, a^ec cette par* i! l'inserivait ta première des caisses d'épargne ir la liste ; il attribuait trois médailles d'or de s aux vice-présideats de votre conseil, MM. le isé-Cliarieval et Famin, et à l'agent général, arquant ainsi sa volonté d'associer la peasée qui Lécution qui réalise. Le jury de la classe 106 I à bon marché) plaçait la Caisse d'épargne de t aussitôt après la Caisse générale d'épai^ne de lui décernait de même un Grand Pris ; le rapporirice Lebon, député, analysant les modes variés entions, disait textuellement : • Elle a donné un :emple, et il serait à souliaiter que, dans l'avenir e trouvai dans notre pays beaucoup d'imitateurs. » nmense concours des œuvres de l'épargne monjse d'épargne des Bouches-du-Rbône a été la sses d'épargne françaises qui ait reçu de deux tionaux absolument dissemblables la plus baute la seule aussi à laquelle trois médailles d'or de 9 aient été attribuées. Vous avez ' tous senti le prix de sanctions morales qui, en conslatant !ité, l'exact fonctionnement, l'iieureuse activité ut-étre plus encore les justes principes, les sai- ) réformatrices de noire institution, en ont accru )uvons-y ensemble un légitime motif de Ûerté, une incitation nouvelle à persévérer dans les pour y réaliser tout le bien qu'il nous sera per-' mcore.

les autres exposants lauréats du (Jroupe XVI, le d'une délégation des jurys du Groupe constid'assurer la conservation des documents, nous bandon des nôtres, pour être répartis entre le ! des Arts et Métiers et le Musée social.

i/activité d'unk caisse d'épargne autonome 397

Proposition spéciale. — Aucun de vous n'ignore quel soudain et considérable développement a donné à la commune de Port-de-BoucIa fondation de la Société des Ateliers et Chantiers de Provence, qui est venue s'établir dans cette localité. De magnifiques ateliers de constructions navales y ont surgi, une Société d'habitations à bon marché s'est créée pour offrir des logements salubres et économiques à des immigrants de plus en plus nombreux. Plusieurs administrateurs de ces Sociétés, le maire de la commune, nous ont demandé instamment d'y ouvrir une Succursale. Rien ne parait plus nettement indiqué pour satisfaire aux besoins et aux désirs de prévoyance de celte population d'ouvriers et d'employés subitement agglomérée et déjà croissante.

Après enquête et étude, nous vous proposons d'approuver la création de notre 31^ Succursale à Port-de-Bouc. . • . .Portée maintenant au premier rang des similaires,notre institution peut, dans la conscience de sa force, poursuivre sa mission sainement démocratique. Elle s'appuye sur la vraie confiance du peuple. On parle beaucoup de notre temps, et avec raison, d'éducation sociale : les caisses d'épargne con« courent puissamment à l'éducation économique et morale du peuple, et seraient tout à fait aptes à employer en sa faveur les fruits de cette éducation. C'est pour cela que le législateur français devrait élargir leur champ d'action, et alors il serait le premier à appeler, comme en d'autres pays, l'ascension continue de l'épargne au lieu de s'en alarmer.

La Prévoyance Libre, voilà ce que facilitent et favorisent les caisses d'épargne. Et combien elle est supérieure à la Prévoyance Obligatoire, que notre époque tend à introduire par les loiA, et qui, en ce moment, par exemple, si elle absorbait les ressources disponibles du travailleur au bénéfice de l'unique idée de retraite, lui ôterait le pouvoir de choisir suivant les conditions de sa vie, ses besoins, ou ses aspirations, entre les diverses formes de la prévoyance I

L'épargne volontaire, celle que les caisses d'épargne donnent le moyen de plus en plus aisé de pratiquer, est l'acte de

L KPABQNB DU PEUPLE

Y&nce par excellence: elle répood à toos les besoins ; ind un grand service social en constituant le capital, qui ttra ensuite à la disposition du travail ; elle conduit à la iété; par dessus tout, elle suppose et implique des ;3, elle donne des. joies, elle crée des forces morales a prévoyance imposée sera toujours impuissante à Itre.

tercice 1901 est, dans la longue et bienfaisante eiis— de notre chère institution, le quatre-vingt-unième. is l'ordre des faits généraux, il a été marqué par la ition de l'épargne, l'achèvement d'une réglementation ntrôle, de nouveaux et divers effets du régime de Qtratioa et d'étatisme qui montrent la nécessité de er les parties restrictives et d'élargir les parties les de la loi de 1895.

is le cercle de notre vie propre, les caractères en ont ne activité régulière, la continuation de nos efforts tx, une étape encore franchie pour l'accroissement de tune propre qui affermit de plus en plus notre prospél'élude poursuivie en vue du transfert de notre siège l1, étude qu'au début de 1902 un concours de circons- ) allait faire aboutir.

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