‹ L'action sociale par l'initiative privée, avec des documents pour servir à l'organisation d'institutions populaires et des plans d'habitations ouvrièresChapitre 47 sur 102 · a augmenté, dans l'année, de · texte numérisé non relu

a augmenté, dans l'année, de

voici le texte : > le Conseil supërieur. rappelant et ronouTelant I du 30 mars 1901 relatif au sens véritable de l'art. 10 de la loi du itlISK, quant au droit des sociétés de secours mutuels et des d'épargne sur les comptes abandonnés des caisses d'épargne, l'intérêt considérable et actuel qu'ont les sociétés de secoure ! à intervenir, touMs les fois qu'il leur sera possible, dans les Insengagées par l 'Administration des Domaines pour revendiquer ptes abandonnés, et ce, quel que soit le peu d'importaneo de tel ompte en jeu dans ces instances, le Use pouvant, si ses prétendent accueillies, les étendre peu à peu et ne laisser les sociétés 1rs mutuels bénéficier de la loi de ISm que pour lt«s soldes sur il aurait dédsi^é d'eseroer son dtoit ».

L'ensemble de notre activité a embrassé 164.369 opérations, 9,357 de moins qu'en 1900. Elles ontdooné lieu, en y comprenant les intérêts sur comptes soldés et les intérêts capitalisés, à un mouvement général de fr. 37.599.424 43, soit fr. 3.607.222,38 de moins que Tannée précédente, et à un mouvement de fonds de fr. 40.527.467 22.

Tels ont été les divers chapitres de nos opérations en 19014 II nous reste à dégager les résultats qui les résument.

Dans l'ensemble du pays, nous avons vu les remboursements rester bien au-dessous de ceux de 1900, mais les versements ne les dépasser que dans une faible mesure, qui est allée décroissant jusqu'à tomber presque à rien. Ici, les remboursements ont été de même bien moins élevés qu'en 1900, en 1899, en 1898 ; relativement à 1900, la différence a été de fr. 4.145.364 12; mais rien de plus naturel, puisque à l'approche de Téchéance d'unification ils avaient eu une intensité exceptionnelle. Quant aux dépôts, ils ont fait plus que faiblir; ils ont été inférieurs aux retraits en numéraire, non plus il est vrai de 4 millions comme en 19Û0, de 2 1/2 comme en 1899, de 3 1/2 comme en 1898, mais encore de fr. 576.137 49.

Comment s'explique l'excédent de remboursements, appréciable surtout dans le second semestre ?

L'achèvement de l'opération si compliqut^e de l'unification y a contribué, car il restait fr. 510.300 19 à rembourser au 31 décembre sur 1.683 livrets pour les ramener au nouveau maximum .

Du lor au 12 janvier 1901, il a été payé aux excédentaires qui avaient demandé à profiter du supplément de délai F. 85,265 57

Entre le 20 janvier et le 1®' mai, il a été, par application de Tart. 4 de la loi, acheté des rentes au compte des excédentaires qui ne s'étaient pas présentés^ pour une somme ylobale de , F. 316.525 89

414 L EPARGNE DU PBUPLE

Du 15 avril au 15 juillet, il a été payé aux

comptes que Tachât de rentes ci-dessus

avait laissés excédentaires F. 80.794 75

Le 15 juillet, un dernier achat de rentes pour

les excédentaires de l'art. 4 a absorbé leurs

résidus non inscriptibles en rentes et leurs

intérêts de 1900, avec un prélèvement sur

leurs soldes pour parfaire 20 fr. de rente... F. 276.389 93

A cette cause considérable encore de remboursements en espèces ou en achats de rentes, il faut ajouter les autres causes d'ordre général que nous avons analysées, et diverses causes locales, le mauvais état de la plupart des affaires industrielles ou commerciales de Marseille, la longue grève des ports, pour notre clientèle rurale la mévente des vins, en particulier dans l'arrondissement d'Arles.

Grâce du moins à la capitalisation des intérêts, quoique elle ait diminué de fr. 65.489 43, le solde dû a monté de fr. 231.673 27. L'unification est aujourd'hui terminée : les autres causes de recul, ou des causes analogues, continueront-elles d'influencer le mouvement des dépôts, ou va-t-il reprendre ? Lyon, nous le confessons, nous fait envie avec sa population ouvrière à ateliers domestiques, assagie, économe, moins poussée vers la rue par l'attrayant soleil, moins ravagée aussi par le pullulement des bars. Certes, nous avons une admirable clientèle de laborieux et de prévoyants ; mais Marseille est bien atteinte par les grèves incessantes, par le ruineux alcoolisme, par la mauvaise gestion de ses finances dont tout le monde souffre, surtout les petits, par la politique antisociale ^ si défavorable à l'épargne.

Notons un bon indice : nos livrets existants au 31 décembre 1901 sont en augmentation comme l'an dernier, et même un peu plus, de 2,14 V»-

Par suite du maintien à 3,25 Vo à partir du l" janvier 1902 de rinlérét à bonifier aux caisses d'épargne par la Caisse des

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dépôts et consignations, nous avons maintenu à 2,75 ^/« en 1903 Tintérôt à servir à nos déposants (i).

Statistique des opérations. — Sur 74.512 versements au lieu de 77 . 722 en 1900, 54.517 vont de fr. 1 à fr. 200; 2005 vont de fr. 1 .QOl à fr 1 .500. La moyenne a peu varié ; elle est defr. 216.73 V- au lieu de fr. 216.37 7. en 1900.— Sur 65.609 retraits au lieu de 75.622, on en compte 44.779 de fr. 1 à fr. 200, au lieu de 51.606 ; 4.550. au lieu de 5.084, vont de fr. 1.001 àfr. 1.500. La moyenne a diminué ; elle est de fr. 256 au lieu de fr. 275 en 1900.

La proportion des dépôts les plus minimes, entre fr. 1 et fr. 200, représente 73.16 •/. au lieu de 72.91 •/. en 1900 ; les versements de fr. 1 .001 à 1 ,500 ont fourni 2.69 7o.

Sur les 175.740 livrets, on en trouve 81 .417 dont le solde ne dépasse pas fr. 20, avec une moyenne de fr. 6 ; 25.234 de fr, 21 à fr. 100, avec un solde moyen de fr. 46 ; 10.244 de fr. 101 à fr. 200, avec un solde moyen de fr. 139 ; 15.406 de fr. 201 à fr. 500, avec un solde moyen de fr. 322 ; 15.114 de fr. 501 à fr. 1.000, avec un solde moyen de fr, 707 ; 13.111 de fr. 1.001 àfr. 1.500, avec un solde moyen de fr. 1.235 ; 14.719 de fr. 1.501 et au-dessus réduits au maximum de fr. 1.500, avec un solde moyen de fr. 1.534. — Ainsi, les livrets inférieurs à fr. 200, avec un solde moyen de fr. 26, représentent 66.51 •/• du total (au lieu de 61.87 «/o en 1900) ; ceux au-dessous de fr. 20, les rudiments d'épargne, ont passé de 81.655 à 81.417, tandis que les livrets au-dessus de fr. 1.000 ne représentent pas plus de 15.83 '^/p de Tensemble.

L'avoir moyen de nos déposants en 1901 n'est que de fr. 332. Il était de fr. 338 en 1900, de fr. 360 en 1899, de fr. 373 en 1898, de fr. 393 en 1897, de fr. 416 en 1896, de fr. 451 en 1895 ; il n'a donc cessé depuis sept ans de s'abaisser.

(1) Le taux d'intérêt est plus élevé dans les pays à régime de libre emploi décentralisé : en 1899, 8f6 caisses d'épargne allemandes servaient 3 1'^, 3S7 caisses 3 1/2 0/0, d'autres davantage ; de même en Autriche- Hongrie, en Danemark^ eu Italie, etc.

l'épargne I)d peuple

re clientèle demeure toujours la mâme.

42 livrets ont été ouverts cette année à des ouvriers çt iliers, 788 k des domestiques, 603 à de petits employés, des artisans industriels, commerciaux ou agricoles, 225 militaires ou à des marins, 29 k des sociétés populaires, à des mineurs et mineures pour la plupart de familles res ; en sorte que sur 10.891 livrets nouveaux, si on en

106 de professions libérales et 1 .040 sans métier déclaré, rattachera 9.745 au personnel populaire (contre 10.180 K)).

proportionnalité du nombre des déposants avec la popuélail, en 1889, pour ne pas remonter plus loin, de 177 [)00 âmes. Elle arrivait k 326 en 1896, h 234 eo 1897, en 1898, à 245 ea 1899, à 251 en 1900 : elle revient, en à 239 livrets par 1.000 habitants ; mais ce léger abaist provient de ce que le calcul a été fait cette année sur ulalion établie par le recensement du 24 mars 1901 (<). iportion reste fort supérieure à celle de l'ensemble des s (186 déposants par 1000 habitants) (*). L'arrondist de Marseille représente 72 0/0 ; ceux d'Aix et d'Arles

, l'autre 8 0/0. Le calcul par cantons laisse le premier

ceux d'Aix, avec 40.08 déposants sur 100 habitants; nt ensuite Roquevaire (34,08), Salon (26), Marseille I, La Ciotat (24 . 51), Martigues (23), Trets (22), St-Remy Arles (19.7), Gardanne(19), Tarascon (18), Aubagne I, Eyguières ('11.6), Ghàteaurenard (11) ; les autres j-dessous de dis.

s la classification par sexes, les femmes conservent /anlage : 5.644 livrets contre 5,218 ouverts aux homîurles 5.644 déposantes, 1.42J étaient mariées, dont

munies de l'autorisation maritale ', 350 avaient agi ; 20 oppositions se sont produites depuis la loi de 1881 ,

lUT le département des Boucties-du-Rhdne, 73t.3t7 liabiUntB contre en 1B»6 (Uarseille, tSt.TSe habitants conti-e *iT.S4l). 1 moyenoe dea caisses atlemandes (ea Prusse) était en 1S99 de K%, I par IDOO habitants ; c'était presque exactement U nâtie en ISIO,

sur 9.271 livrets ouverts à des femmes procédant de leur chef.

Au point de vue de Tàge, nos déposants nouveaux se subdivisent en 6.667 majeurs et 4.195 mineurs. Sur 1.892 mineures^ 88 ont agi sans assistance^ et sur 2.303 garçons, 63.

Les dépôts de l'épargne scolaire ont un peu augmenté en sommes (fr. 54.335 contre fr. 53.512 en 1900), et diminué en nombre d'opérations (15.218 contre 16.765), à Marseille, pendant Tannée scolaire^ période de statistique qu'on prend à Marseille à raison des récompenses données apx instituteurs. Par contre, les Succursales ont donné 3,650' dépôts contre 3.047 en 1900, et pour fr. 17.112 contre fr. 18.548. Le nombre des écoles participantes à Marseille a été de 103 au lieu de 105 en 1900 : il n'y en avait que 16 en 1889.

Notre classification par nationalités accuse, sur 175.740 livrets, 160.943 de titulaires français et 14.797 d'étrangers. Sur fr. 58.398.507 40 il appartient fr. 52.941.230 40 à des nationaux, et fr. 5.457.277 à des immigrés. Le contingent de nos compatriotes augmente en nombre de 3.265 et en sommes de fr. 193.255 27; le contingent exotique augmente de 428 en personnes et de fr. 38.427 en argent. Parmi les étrangers, l'ordre reste le même; les Italiens en tête, avec fr. 5.061.679, en augmentation sur 1900 de fr, 61.507; les Suisses au deuxième poste, avec fr. 200.567, en diminution de fr. 14.328 ; les Allemands au troisième, avec fr. 57.742, en diminution de fr. 5.199; les autres nationalités figurent pour fr. 137.289, en diminution de fr. 3.562.

Nous avons toujours donné du soin à nos statistiques ; nous cherchons sans cesse à les rendre plus précises et plus complètes. Il y a entre les caisses d'épargne des différents pays, à ce point de vue des renseignements et de la documentation, beaucoup d'inégalité et de diversité ; vous sentez quelles difficultés en résultent pour les rapprochements qui oflfrent tant d'intérêt et d'utilité. Votre président a présenté en octobre 1901, à la 8*^ session de l'Institut international de Statistique, à Budapest, par l'intermédiaire de

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