CONCOURS A LA DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE
Après avoir introduit en 1899 au Congrès mutualiste de Toulouse la question d'un concours à apporter par les sociétés de secours mutuels à un ensemble d'efforts défensifs contre la tuberculose^ je proposai au Conseil supérieur de la Mutualité le 18 novembre 1899 le vœu suivant :
Que les sociétés de secours mutuels, tant en vue de réduire leurs charges de maladie que dans un but de fraternité efficace, adhèrent, selon les vues émises par les délégués de T Académie de Médecine au récent congrès de Berlin, à l'effort à entreprendre par les pouvoirs publics contre la tuberculose, et, si des sanatorla populaires sont créés, propagent parmi leurs adhérents l'usage de cette méthode de guérison.
Ce vœu fut adopté à l'unanimité.
Un intéressant mouvement d'opinion suivit cet appel dans les centres mutualistes. On n'y apercevait pas néanmoins avec netteté les formes possibles du concours à prêter, qui apparaissait surtout sous laspect de contributions à l'œuvre grandiose^ mais coûteuse et difficile, des sanatoria. En vue d'orienter vers des solutions moins décourageantes et plus pratiques l'esprit et les initiatives des hommes d'action dans ces milieux généreux, mais prudents et sages, je présentai en novembre 1901 au Conseil supérieur la motion que voici :
Le Conseil supérieur de la Mutualité,
Renouvelant son vœu du 18 novembre 1899, allirme le hautintér^*t qu'ont les sociétés de secours mutuels à seconder les œuvres de défense contre la tub«orculo$e comme Tont fait les insututions dWurancd^ïBaïadle. e1^
666 LA MDTDALITÉ
A-llemagnc, et par les mêmes motifs, c'est-à-dire la préoccupation d'obtenir des guérisons plus rapides ot plus complètes, d'après l'observation do la pn^rtion que prend parmi leurs charges (1) le coût de la tuberculose;
Déclare qu'elles peuvent jouer dans ce n^avement un râle précieux inspiré à la fois par le souci de Leur gestion financière et leur^ sentiments de solidarité fraternelle, soit par l'élan et la confiance que leur concours donnerait aux comités locaux d'organisation, soit même comme promotrices ; Leur si);nale comme modes pratiques de ce concours : 1* 'l'entretien, au moins partiel, de leurs sociétaires dans les snnatoria; i'ies secours à allouer aux familles pendant k cure méthodique d'aiff d'asepsie, d'alimentation et de repos, pour permettre d'attendre le retour du malade au travail.
Ce vœu fut adopté à runaniinité sur le rapport de M. Eu^'. Joïy, un des membres élus, le 23 novembre 1901.
Le 19 janvier 1902, M. Paul Deschanel, préside»! de la Chambre des députés, dans une conférence à Lille ou M. Ëug. Roche poursuit une application de ces idées, les a soutenues vivement ;.ii a conseillé aux sociétés du secours mutuels de concourir à la lutte contre la tuberculose en tximbinant leur action avec te dispensaire an ti tuberculeux du d' Calmettes el un sanatorium projeté (ï).
<t) Je prends au basard une auoiétë, celle des Vo;ag«urB et employés de commerce de Lille et du Nord, et une de ses eéancea, celle du S8 décembre 1901 ; sur Si dossiers de malades, s tuberculeui.
(i) L'Union des SociâtéH de Secours mutuels du Nord vn coûtrihutr :'i ta erËation d'un sanatorium régional. Celle de la Cliarente-Inférieure aborde l'étude d'un projet analogue. L'Association mutuelle des iottituteurs Tmtçais est autorisée à organiser une loterie dont le produit est destiné à une ruiidatiut) Kouiblablp. A PbilluUFi-Kiir-SuiliJO, un i't>ngn'<R de Kociëti^s miitua* Tmlés vient de voter une union départementale, puis interdéparte me utak, ftour UaiSatiob d'un.' iaualùriumantl'lubaicuteux (juin )90^. . ' ..