IV. Danger et êtérilité de$ ineliluHonê gouvememenialeê
Parmi ces institutions gouvernementales, il y a le Conuil êupMeur du travail et les Conieiiê du travail. Voyons ce qu'ils ont donné et ce qu'ils peuvent donner.
La grosse besogne du C. S. T. a consisté à élaborer un projet relativement à l'apprentissage. Ce projet veut établir des conditions nouvelles rendant l'apprentissage obligatoire. Or, l'apprentissage devient de moins en moins nécessaire. Les qualités techniques de l'ouvrier sont de plus en plus secondaires. Les métiers disparaissent ; le travailleur devient, d'artisan qu'il a été, une mjghiof. De plus, ce projet de loi veut limiter le nombre d'apprentis, et cela est impossible.
Un court instant, nous avons cm à cette possibilité, mais un examen de la réalité nous a montré la naïveté de cette mesure. Aujourd'hui, dans presque toutes les corporations, le nombre des ouvriers est trop élevé ; les chômeurs augmentent dans desproportionsénormes, ei vouloir limiter le nombre des apprentis pour chaque eorporation, e'est empêcher une grande quantité de
eies gens de travailler, de gagner leur pain. Cette tatioo appliquée dans quelques corporations, rejetterait dans d'autres tous les futurs ouvriers, et si partout elle était appliquée, que ferait la jeunesse T Mise dans llmpoasibilité de traTailler, cette {ennesse serait, par la tiolonté des ourriera adollea» réduite à la plot
L'ACnOM SniDlCALISTn
hideuse situation. La limitation est ainsi impossible parce qu'il y a trop de bras réduits à travailler ; elle est contraire à l'intérêt ouvrier, car après une certaine période, elle créerait une classe d'ouvriers qualifiés dont les avantages seraient ftûts d'une plus grande misère des non qualifiés.
Le C. S. T. a Clément étudié la question prud'homale et depuis, par deux fois successives, le Sénat a reftasé, à certaines catégories de salariés, le bénéfloe de cette juridiction.
Tel est le bilan de cet organisme gouvernemental : pour ce qui est de l'apprentissage, sa besogne est antiouvrière ; pour ce qui est de la prud'homie, il n'a rien produit
Les Conuili du Travail, de leur côté, n'ont aucun pouvoir. Le Conseil d'Etat vient, par un jugement récent, de le déclarer.
Void les attendus :
Coosidêfaat que les Conseils du Travail sont essentielle- 1 ment des organes d*faifonnatloB, qw^Ue ne êoni inveellê dTan-j enn pouvoir propre de dêdsioa... que lenrê aviê ne eoni pa^ obUgatolree..,
Considérant oue, si les Conseils du Travail sont chargés d'établir dans chaque région un tableau constatant le taux Bormal.des salaires et la durée courante de la journée de travail..
Ce laMeau n'est qu'un nouvel élément d*faiforraatloB et ne thênge rien aux attributions des administrations pubUques.
Ces attendofly on en conviendra, se passent de cornmentairea.
Enfin le danger des Conaeils du Travail n*est paa moins grand que leur stérilité : il s'agit de Ikire couvre énpq^jociaU^ d*empécber la lutte des classea, de prévenirlout conflit, en apportant les méthodes de conciliation parlementaire ûÊm la vie ouvrière.
Longtemps, les tréâiê eoi