Brochard. La loi de similarité. Revue philosophique
qui précède, que chacune des images se fusionne avec la précédente en vertu des points communs qu’elles offrent, et, que de plus les images successives coexistent pendant un temps très court » h Ce sont des remarques analogues mais interprétées d’une manière différente qui nous ont conduit à expliquer d’une manière particulière certains phénomènes psychiques et, en particulier, la vie indépendante des éléments psychiques.
C’est à ce dernier fait que paraissent se ramener ce qu’on a appelé des associations par ressemblance — nous retrouvons bien dans ces rapprochements de phénomènes des associations systématiques, mais ces associations systématiques ne sont pas coordonnées entre elles et 11e se réunissent pas en un système supérieur. Cette manière de comprendre les phénomènes, paraît à la fois mieux d'accord avec les résultats de la synthèse et avec ceux de l’analyse. Je vais tâcher de l’établir brièvement — le chapitre sur la vie des éléments psychiques permettant d’écarter plusieurs développements.
Prenons un des faits en question, celui par exemple du rêve, de M. Maury, qui s’explique par les associations des mots : pèlerinage, Pelletier, pelle, — nous voyons que la partie commune de ces trois mots a subsisté dans l’esprit ; mais , dans chaque partie du rêve , elle a appelé à elle des éléments différents, systématiquement groupés chaque fois — ces éléments étaient d’abord d’autres lettres, d’autres sons susceptibles de s’unir à elle pour former un mot complet, puis des images, des idées diverses, logiquement reliées au mot suscité. Seulement, tous ces systèmes au lieu de se réunir entre eux et de se combiner dans une association plus vaste, ne peuvent s’accommoder les uns aux autres, et restent à ce point de vue incohérents. Nous trouvons donc dans ce fait : 1° une