‹ L'activité mentale et les éléments de l'espritChapitre 120 sur 133 · Idem., p · texte numérisé non relu

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pensionnaire, tout en s’arrangeant pour faire à la maison paternelle de fréquentes visites, et y reçut l’instruction classique dont il ne paraît pas avoir gardé un bon souvenir. Nous avons ici une occasion de mieux connaître les qualités propres de l’intelligence de Darwin en voyant celles qu’il ne possédait pas. « L’école, en tant que moyen

d’éducation pour moi, fut un simple zéro. J’ai été

incapable toute ma vie durant, de vaincre les difficultés d’une langue quelconque. On nous appliquait spécialement à faire des vers, et je ne pus jamais réussir... Le seul plaisir que j’aie retiré de ces études m’a été fourni par les odes d’Horace, que j'admirais beaucoup » b II travaillait bien pourtant , et quand il quitta l’école , il n’était ni en avance ni en retard pour son âge. « Je crois , dit-il, que mes maîtres et mon père me considérèrent comme un garçon fort ordinaire, plutôt au-dessous qu’au dessus du niveau intellectuel moyen ». Il faut signaler, cependant, un goût prononcé qu’il avait pour les longues promenades solitaires. «J’ignore, dit-il, à quoi je pouvais bien songer. » Il songeait très fort en tout cas, puisqu’un jour, marchant dans un sentier sans parapets, il s’écarta, sans s’en apercevoir, de la bonne direction, et tomba d’une hauteur de sept à huit pieds. Encore ici nous voyons une autre forme mentale qui ne trouve pas encore à s’employer utilement et qui plus tard, s’appliquant à des éléments psychiques importants , leur donnera une allure caractéristique et contribuera à faire le savant. Nous en voyons d’autres qui s’ébauchent. « Me remémorant aussi bien que je le puis mon caractère durant ma vie d’écolier, les seules qualités pouvant être d’un bon augure pour l’ avenir étaient mes goûts divers et prononcés, beaucoup de zèle pour tout ce qui m’intéressait et un vif plaisir en comprenant un sujet ou une chose complexe.

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