‹ L'activité mentale et les éléments de l'espritChapitre 123 sur 133 · Id. p · texte numérisé non relu

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Ses sympathies allaient à tout ce qui est bien et vrai, il avait la haine de tout ce qui est faux, vil, cruel ou peu honorable. Il n’était pas seulement grand, mais essentiellement bon, juste et aimable » h Au reste, Darwin luimême — et il n’est pas porté à se vanter — se rend compte qu’il devait avoir quelque chose d’un peu particulier, bien qu’il 11e paraisse pas s’attribuer au moment où il écrit, et surtout s’être attribué autrefois une supériorité marquée. « Me remémorant le passé, dit-il, j’en tire la conclusion qu’il devait y avoir en moi quelque chose de supérieur à la moyenne des jeunes gens, sans quoi les hommes mentionnés ci-dessus, beaucoup plus âgés que moi et arrivés à de hautes situations académiques ne m’auraient certes pas permis de me joindre à leur société. Certes, je ne me reconnaissais aucune supériorité, et je me rappelle que lorsqu’un de mes amis de sport, Turner, qui me vit occupé à observer mes insectes, me prédit qu’un jour je serais membre de la Société Royale, l’idée me parut absurde. »

Ce moment de la vie de Darwin me paraît des plus intéressants pour nous ; ses diverses aptitudes se sont développées jusqu’ici chacune pour soi, son goût pour la chasse était aussi vif que jamais ; malgré son peu de disposition pour la musique, il s’intéressait à cet art. M. Herbert nous apprend que « ce qui lui procurait le plus de jouissance étaient les symphonies de Mozart et de Beethoven avec leur ample harmonie » 4. Il parlait souven « d’une sensation de froid et de frisson dans le dos produite par l’audition d’une belle musique. » «A côté de la musique, dit M. Fr. Darwin, il avait certainement à cette époque une grande prédilection pour la bonne littérature, et M. Lameson me dit qu’il avait l'habitude de lire Shakespeare à haute voix chez lui et que mon

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