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père prenait plaisir à ses lectures. Il parle aussi de son intérêt, de son « amour pour les bonnes gravures, et principalement pour celles de Raphaël Merzhen et de Müller : il restait des heures au Fitz-Willmm Muséum à regarder les épreuves de la collection. »
On voit quelle grande quantité de faits psychologiques sont systématiquement associés en plusieurs tendances toutes importantes qui ne paraissent pas encore avoir beaucoup de rapports entre elles, ni être subordonnées à une tendance principale. La science à ce moment n’était pour Darwin qu’une occupation parmi beaucoup d’autres, associée peut-être plus que d’autres aux tendances fondamentales du moi, mais qui n’avait nullement accaparé les forces de l’esprit et ne se subordonnait pas tous les phénomènes psychiques, toutes les habitudes mentales. « A cette époque, dit Darwin lui-même, je me serais cru fou si j’avais abandonné en faveur de la géologie ou d’une autre science l’ouverture de la chasse aux perdrix» h
Naturellement ce goût pour la science se développe lui aussi, la lecture de Humboldt et de Herschell lui inspipèrent un zèle ardent. « Je voulais ajouter, dit-il, si humble qu’elle put être, ma pierre au noble édifice de la science naturelle. »
En même temps son esprit se développe, son intelligence s’ouvre, sa conception des choses s’élargit, le collectionneur tend à devenir un savant. Voici un fait qui me paraît intéressant comme montrant bien le travail intime qui s’accomplit dans son esprit : Il accompagnait le professeur Sedgwick dans des excursions géologiques, un jour, « pendant qu’il examinait une vieille carrière à graviers, près de Shrewsbury, un paysan me dit qu’il y avait trouvé une grande coquille usée de Volute des tropiques comme on en voit sur les cheminées des cottages ;