V. Revue scientifique
4. Voyez Richet. L’ Homme et l' intelligence. Delbœuf Le sommeil et les rêves , Revue philosophique. Pour l’étude complète des phénomènes pathologiques et leur interprétation , voir l’ouvrage déjà cité de M. Ri bot.
d’autres éléments. Il tire sa signification et sa valeur, non seulement de l’association qu’il constitue, mais aussi des associations plus complexes dans lesquelles il peut entrer. En est-il de même pour l’homme ? S’il en est ainsi, nous devons nous arrêter, très peu d’ailleurs, parce que nous empiéterions sur une autre science, à examiner le fait.
Il serait possible, à priori, que l’homme n’eût pas d’autre fin que sa propre existence, ou, pour exprimer en termes positifs cette proposition philosophique, le jeu de tous les éléments anatomiques qui composent un homme pourrait converger vers un seul effet : la conservation de la vie. Cette convergence est bien réelle, il est sûr que ses divers organes servent à entretenir et à conserver son existence, et un philosophe italien a pu voir avec raison dans les phénomènes psychologiques la manifestation d’une fonction de protection h Mais la vie même de l’homme implique d’autres fonctions que celles qui l’ont spécialement pour fin ; sans la société l’homme ne saurait vivre, sans l’amour il ne saurait vivre non plus, puisqu’il ne pourrait naître. Le chimiste n’aurait plus rien à faire s’il avait déterminé tous les éléments des corps, trouvé leuis diverses combinaisons. Le psychologue eut-il décomposé tous les faits psychiques et montré leur rôle dans le fonctionnement de l’esprit, n’aurait pas achevé sa science. Certains faits psychiques , en effet , ne trouvent pas leur signification en eux-mêmes, ni dans la vie individuelle, mais on ne peut les comprendre que par l’examen de la vie sociale et de la permanence relative de l’espèce. Il semble que plus les sciences s’élèvent, c’est-à-dire plus les phénomènes qui en font l’objet se compliquent , plus aussi les limites qui les séparent sont mal délimitées. Les mathématiques se distinguent plus nettement de la physique, que la physique de la chimie, la physique est plus