‹ L'Administration Civile de L'Égypte ByzantineChapitre 14 sur 49 · LIÉE" ES · texte numérisé non relu

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évSoËétaros (1), tAAcUotpo (2), meyahompeméoratos (3); certains pagarques portent le titre de comte (4).

Le pagarque est officiellément le subordonné du duc dans l'exercice de ses fonctions (5). Les textes papyrologiques (6) nous montrent dans la pratique l'application de ce principe posé par Justinien. Dans l’Édit XIII, les fonctions du pagarque sont essentiellement d'ordre financier; dans les papyrus également, le pagarque apparaît surtout comme un agent important dans la perception de l'impôt (7), mais il paraît aussi avoir participé aux fonctions judiciaires, en faisant exécuter par exemple les décisions émanant du tribunal ducal (8).

Le pagarque a sous ses ordres un certain nombre de fonctionnaires subalternes (rouoyoi) (9). Parmi eux, on trouve des percepteurs (drcdéuta) (10), des contrôleurs (rpauteutai) (11), des scribes (hoyoypäpor (12), vordpua) (13), des assistants (Eee (14), petforepo) (tr).

Des bateliers et une embarcation doivent lui être spécialement affectés pour ses tournéés dans le pays (16).

Des sanctions financières sont instituées contre les pagar-

PI ECaire 670 67:047: 07228; V67 025 MB WG UPS 620) P. Flor. 208.

© (2) P. Caire 67.325, III, verso a; VII, verso 25; VIII, verso 24; P. Flor. 298.

(6). PP Lonmd NN, "1660! BG) Técaos PT Carre" 67,004:

(4) P. Caire 67.120 verso (F.); 67.325, VIII, recto 21.

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(6) P. Caire 67.003.

(7) Voir plus bas, Chap. II.

(8) P. Caire 67.003.

(9) P. Caire 67.054, 25; 67.057, II, 25.

(10) Id. 67.054, 27; 67.045; 67.046; 67.047.

(11) Id. 67.054, 26.

(12) Id. 67.054, 28.

(13) Id. 67.325; III, recto 2.

(14) P. Lond., V, 1665; 1666.

(15) P. Caire 67.002, IT, 0. C. WesseLy, Studien..., VIII, 960. Il se pourrait que le pagarque eût été assisté d’un chancelier; le fait n’est attesté que pour l’époque arabe : B. G. U. 304.

(16) C. WesseLy, Studien..., III, 303. Ce texte est un reçu délivré au batelier du seigneur Ménas, pagarque.

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ques négligents ou a lDenRètes Ils s’exposent ainsi à voir confisquer leurs biens, et c’est l'empereur. lui-même qui se réserve de statuer sur atiebusen des biens appartenant aux pagarques destitués (1). On a ainsi une nouvelle preuve de l'importance attachée par Justinien au rôle que devaient jouer les pagarques dans l'administration de l'Égypte. Sans doute ils ne dirigent point, comme le duc ou le praëses, la levée et la centralisation de l'impôt; ils ne rendent point de sentences dans l'étendue de leur circonscription; mais, du fait qu’ils procèdent directément à la perception du blé ou de l'argent, à l'exécution de la justice, leur tâche est particulièrement délicate : ce sont eux qui entrent en rapports immédiats avec les administrés.

Parfois deux pagarques sont placés dans une même pagarchie. Le fait n’est connu, au vi siècle, que pour la région d’Antaiopolis, où on trouve en même temps lés pagarques Julien et Ménas (2), plus tard, les pagarques Sérénos et Jean (3); mais rien ne prouve que le fait ait un caractère exceptionnel.

Comment expliquer cette dualité de fonctionnaires? D’ après un texte du Caire (4), où le pagarque Sérénos est qualifié de mapdoyos mvoù roirou mwéioouc, alors que Île pagarque Jean est intitulé zrydoyes ro5 drustocu péoous ’Avraios, il semblerait bien que la pagarchie eût été divisée en plusieurs circonscriptions territoriales, analogues aux sx£èn du vi siècle (s) et à la tête desquelles auraient été respectivement placés les pagarques Jean et Sérénos. Mais comment expliquer, si on admet cette division de la pagarchie, que Julien et Ménas, agissant simultanément dans les textes où ils figurent, signent tous les deux un même recu d'impôt? Jean Maspero suppose (6) que les

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(2) P. Lond., V, 1661.

(3) P. Caire 67.325, III, verso 11; VIII à, 22; 67.045; et sans doute aussi 67.047 et 67.048,

(4) P. Caire 67.325. Cf. P. Flor. 298.

(5) B. G. U. 304, 3; P. Lond. V, 1461, 14. Ces textes se rapportent à la région AA CR Fihretassaessr:

(6) P. Caire, III, p. 120. Cf. P. Caire 67.045, 67.047 : quittances déli. vrées par les pagarques d’Antaiopolis.

contribuables auxquels est délivré un reçu de ce genre avaient peut-être des propriétés dispersées dans le nome Antaiopolite, ce qui justiñerait l'intervention simultanée des deux pagarques. La division de la pagarchie d’Antaiou en deux partiss, qualifiées « d’un tiers » (ro rpfros péosuc) et de « deux tiers » (ro, drmciosu méipous), n’en demeure pas moins un peu étrange, D'autre part, si les deux pagarques, qui résident d’ailleurs tous les deux à Antaiou (1), sont affectés à des circonscriptions différentes, on ne voit pas très bien comment des gens venus à Antaiou pour leurs affaires s'adressent aux deux pagarques (2), et pourquoi ceux-ci sont qualifiés par tels de leurs admiuistrés de « maîtres communs » (3).

Si bien que la présence de deux pagarques à Antaiou et les conditions dans lesquelles la pagarchie est subdivisée restent encore des points un peu obscurs.

Il est une autre question plus importante, fort difficile à résoudre, et qui a été très controversée par les historiens de l'Égypte byzantine : quelle est l’étendue, la nature exacte de la circonscription administrative attribuée au pagarque? Nulle part, le terme de pagarchie ne figure dans l’Édit XIII qui ne saurait nous éclairer directement sur ce point.

Pour les uns, la pagarchie est l’équivalent de l’ancien nome, et le pagarque a sous son autorité la métropole du nome et les villages de Ia ywpx. Pour les autres, l'autorité du pagarque s'oppose nettement à celle des municipalités administrées par les mohueysusvor. L'autorité de ceux-ci se borne exclusivement à la ville et celle du pagarque aux territoires ruraux qui l’eutourent. Jean Maspero et H. I. Bell, dont l'opinion diffère d’ailleurs sur certains points de détail, soutiennent la première théorie; Matthias Gelzer au contraire défend la seconde.

(1) P. Caire 67.068 : « buy xarepyoupévwy Ent rnv ’Avmvosüv m:dç robe AAUTPOTATOUS HAYAPY0Us ».

(2) Ibid. L'’explication que propose J. MasPero pour les reçus d’impôts délivrés par les deux pagarques ne saurait non plus convenir à une pièce (P. Lond., V, 1661), adressée à Julien et Ménas par deux percepteurs d’Aphrodito reconnaissant devoir dix solidi au sujet des liturges du village.

(3) P. Lond., V, 1660 : «rüvue ahomseneardrw xouvüv Saomo1dv nayépywv».

Dans un article publié en 1908, Jean Maspero (1) admet que la pagarchie est l’équivalent de l’ancien nome et le pagarque l'héritier de l’ancien stratège préposé à l'administration du nome; seules les communes autopractes échapperaient à l’autorité du pagarque. Ainsi les +£rex, c'est-à-dire les subdivisions de l’éparchie qui figurent dans le Synecdemos de Hiéroclès, comprendraient chacune la pagarchie, reste du nome, et les cantons autopractes qui s’en sont séparés.

H. I. Beil (2) pense également que le pagus, étant une subdivision de l’ancien nome, peut être l'équivalent de l’ancienne toparchie, la pagarchie correspond au nome tout entier et non pas au pagus (3); le pagarque n’est donc pas le successeur de l’ancien praepositus pagi. H. I. Bell retrouve dans un certain nombre de textes la trace d’une transformation des circonscriptions administratives; à l’appui de sa thèse, il note ce fait, que les noms de pagarchies que nous connaissons sont tous des noms d’anciens nomes. :

Dans ses Studien, Matthias Gelzer (4) se refuse à admettre la théorie de Bell, du moins pour la période antérieure à a domination arabe. Il conçoit tout autrement que ce dernier les changements qui ont suivi la disparition du nome. D’après lui, voici comment il convient de se représenter les choses : au temps de Maximin Dasa, entre 307 et 310, le nome n’a plus d’existence officielle : il est remplacé par la division en r$kexç, comprenant chacune la cité elle-même et l’ensemble des villages et territoires qui l'entourent. En 415, lorsque Îles latifundia autopractes avec leurs clients se détachent des méhex, celles-ci ne comprennent plus que la cité et les bourgs non autopractes.

(1) Jean MasPero, Études sur les papyrus d’Aphrodito (Bull. Inst. fr. arch. orient., VI, p. 101 ss.). Cf. Organisation militaire de l'Égypte byzantine, p. 77.

(2) H. I. BeLc, Journ. Hell. Stud., XXVIII, 1908, p. 103 ss. et P. Lond., IV, General Introduction, p. xxx.

(3) Mine (A history of Egypt under Roman rule, p. 13) admet l'équivalence de la pagarchie et du pagus; J. Maspero (Rev. Étud. grecq., 1912, p. 219) soutient contre Bell que la pagarchie a dû s’appeler d’abord pagus : le mot maydsyoe en serait la preuve.

(4) M. GELzER, Studien, p. 90 ss.

Ce sont ces derniers seuls qui sont attribués au pagarque : celuici est uniquement un fonctionnaire d'État qui n’a rien à voir avec l’administration municipale, ainsi qu’en témoignent les textes.

Jean Maspero, dans son compte rendu des Studien de Gelzer, maintient contre ce dernier sa théorie de l'identité de la pagarchie et de l’ancien nome (1). La coexistence dans la cité de l’autorité du pagarque et de celle de la curie paraissait à Gelzer impossible à admettre; Jean Maspero répond que la chose n’a rien d’inconcevable : les curiales sont les organes de la population, le pagarque représente le pouvoir central. D'autre part, la pagarchie est désignée par le nom de la ville correspondant à la capitale de l’ancien nome; en outre, le pagarque, que nous voyons agir dans la cité elle-même, paraît y avoir, au point de vue civil, un rôle analogue à celui du tribun militaire; la rés équivalant au district militaire e:t donc administrée par le pagarque et le tribun, par l’un à titre civil, par l’autre à titre militaire (2).

D'ailleurs, l’autorité du pagarque, réduite aïnsi que le veut Gelzer à quelques portions de territoire dispersées autour de la cité, serait vraiment bien infime. Enfin, dans un des textes allégués par Gelzer (3) pour démontrer l’autonomie dont jouissent les municipalités à l’égard du pagarque, l'expression roktrx tits a été comprise à tort par lui comme désignant la curie, alors qu'il s’agit de bureau du praeses.

Il est d'autant plus difficile de prendre parti dans la discussion, que les documents relatifs aux pagarques du vi° siècle en Égypte ne sont complétés par aucun renseignement provcnant d’une autre province orientale de l’Empire (4). Il a d’ail-

{1) Jean Maspero, Journ. des Savants, 1911, p. 180 ss.

(2) Jean Maspero, Organisation militaire de l'Égypte byzantine, p. 89 ss.

(3) P. Caire 67.002, III, 7.

(4) En fait, les pagarques ne nous sont connus que pour l'Égypte: on n’en saurait évidemment conclure, comme semble le faire M. GELZER : (Studien, p. 91), qu'ils n’ont existé dans aucune autre province orientale,

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leurs été toujours un peu délicat de déterminer la part respective des curiales et celle des fonctionnaires d'État dans la perception de l'impôt (1). Toutefois, il paraît incontestable que la cité elle-même ait joui d’une réelle indépendance à l’égard du pagarque en ce qui concerne la perception des impôts.

Certains textes cités par Gelzer à l’appui de sa thèse sont évidemment des plus discutables; mais il faut bien reconnaître avec lui que, dans l’Édit XIII, les curiales sont cités à plusieurs reprises à côté des pagarques comme les agents responsables de la perception des impôts (2). On peut ajouter que, dans PÉdit XIII, les curiales apparaissent comme directement soumis aux ducs. Des paragraphes spéciaux y sont même consacrés à l’autorité exercée par ceux-ci sur les curiales et les pagarques (3). Enfin, l’étude de la perception de l’impôt nous montre en fait la part qu'y prennent les municipalités (4). Il semble aussi qu’il y ait dans l’Édit XIII une sorte d'opposition entre Îes méhers et les rémax, qui sont toujours mentionnés séparement au sujet de la perception des impôts (5). Cependant, il n’en est pas démontré pour cela, comme le pense Gelzer, que l’autorité du pagarque soit strictement limitée aux territoires non autopractes de la xéiç et qu’elle ait été nulle dans la cité elle-même. Dans les passages en question de l'Édit, les réxa peuvent être considérés comme des subdivisions des méhexç, au même titre que les grands domaines autopractes (rpécurz) avec lesquels

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(2) Édit XIII, proem., 1, 12; 111, 3. — ZACHARIAE VON LiINGENTHAL (De dioecesi aegyptiaca lex.…, p. 11, note 4) cite un texte G’Isidore de Péluse, qu’on pourrait invoguer à l’appui de la thèse de GELZER : (rayüpot xadkobvrat raod motv où T@y xwmuov h ToTwv riwwv dpyovrec » (Isidorus Pelus.. IT: 95). H. I. Berc fait remarquer (P. Lond., IV, Intr., p. xx1, note 8) que, d’après un texte copte (P. Lond., IV, 1614), il semble que même dans l’acception populaire la pagarchie n’était pas l’équivalent du nome,

(3) Édit. XIII, 1, 12; 01, 3.

(4) Voir plus bas, Chap. II. Au sujet des dépenses effectuées par le pagarque, on voit, d'après l’Édit XIII, 1, 12, que celles-ci étaient faites HAT HPAV

(s) Édit. XIII, 1, 6, 7, SUDT 2; LV, 2,35 LV; US JUpIA TÉT HAL TONER. Dans 111, 3, il n’est question que des éparchies et des rémot pour la levée des largitiondlia. Cf. A. STEINWENTER, Studien 2. d, Koptischen Rechtsurkunden aus Oberaegypten, p. 11, pour l'époque arabe,

ils sont énumérés, et les réreis y sont citées coinme des divisions des éparchies qui figurent en tête de l’énumération (éparchies, villes, roéowrx et rérc:) des circonscripuions où doit se faire la levée. |

On voit, d’après un texte de Londres, que les communes autopractes elles-mêmes, indépendantes du pagarque pour ce qui concerne la levée de l'impôt, n’en sont pas moins soumises à son autorité en matière financière (1). Si bien que. d’une manière générale, il semblerait que la pagarchie, c’està-dire la cité et tous les territoires environnants, eussent été considérés comme une véritable circonscription financière piacée sous la surveillance générale du pagarque (2), la perception elle-même n’incombant directement au pagarque que dans les cantons « non exceptés ».

Au surplus, si le rôle du pagarque se bornait uniquement à percevoir les impôts dans ces cantons, on comprend mal que Justinien paraisse attacher à ses fonctions une telle importance,

(1) P. Lond., V, 16671, 1674. Le pagarque perçoit d’ailleurs des impôts municipaux pour la cité; voir plus bas, Chap. III, $ 3.

(2) Dans un texte de la collection deVienne (Führer, 420; C. WESsELy, Studien..., XX, 206), qui renferme une liste de contribuables, [le nom de chaque personne est suivi du nom-de la pagarchie. Cette dernière est désignée par le nom de la métropole de l’ancien nome : Oxyrhynchos, Héracléopolis, etc. |

On peut aussi rapprocher ce texte d’une expression analogue (P. Caire

67002; 1IMETON: mayapyia ’Avrdto(u) et d’autres passages où c’est la nom du pagarque lui-même qui est suivi de celui de la cité : P. Caire 67.024, recto 21 : rayapyñnv 1% ’Avrmondluv; ; P. Caire 67.003

nayapyn Ths Avraio(u); C. WESSELY, Situdien..…, IIT , 392 : maydpyw Taërnc tûle] ’Aporvlo}{rév ; id. 421. Dans un texte de Vienne (Führer, 474: C. WEsseLy, Studien..., XX, 240), Flavius Ménas est qualifié de pagarque ts ’Apotvorrüv nat Osodoctourn)trov.

Sans doute, ces textes ne constituent pas des arguments décisifs en faveur de la thèse de J. MaAsPERO; cependant, on peut remarquer qu'il eût été peut-être un peu singulier de désigner habituellement la circonscription attribuée au pagarque par le nom de la cité de l’ancien nome, si le pagarque eût été complètement dépourvu d’autorité dans cette dernière. Il semble au contraïre plus naturel de supposer que l’autorité du pagarque s'étendant à la no entière, c'est-à-dire à la cité et aux territoires environnants, on le désignait par le nom de la cité.

et que dans telle pagarchie il fût nécessaire d’entretenir simul- #tanément deux pagarques.

En fait, bien que l’autoïrité du pagarque dans la cité n’apparaisse point comme absolument évidente (r), il ne semble point impossible de supposer que le pagarque ait représenté le gouvernement de Byzance dans la x$kx tout entière.

Ce double rôle du pagarque, agent du pouvoir central dans la cité et dans les territoires environnants et percepteur de l’impôt dans les cantons non autopractes, s'explique assez bien, semble-t-il, si on suppose que les pagarques ont été créés pour répondre aux besoins administratifs résultant de l’extension de l’autopragie. Comme percepteur de l’impôt, le pagarque rer:pirait ainsi les fonctions de tous les praepositi pagi naguère établis dans l'étendue de l’ancien nome; le nombre croissant des autopractes, soustraits à l’autorité du praepositus pagi, ayant réduit considérablement son rôle, il paraît assez naturel de supposer qu’on ait songé à fondre ainsi les cantons auxquels étaient - affectés naguère plusieurs praepositi.

D'autre part, l’affaiblissement progressif des municipalités, l'espèce de désagrégation, d’anarchie administrative qui dut se produire à mesure que se multipliaient les domaines ou les communes autopractes, a pu rendre opportune, où même nécessaire, la présence d’un représentant du pouvoir central, le pagarque, dans chacune des divisions de l’éparchie; la rékx

(x) Les exemples cités par J. Maspero (Organisation militaire de l'Égypte byzantine, p. 91-92) ne prouvent pas d’une façon irréfutable que le pagarque ait été investi d’une autorité dans la cité elle-même : B. G. U. 305, mentionne un stratélate et pagarque d’Arsinoé; dans JEAN pe NixIOU (trad. Zotenberg, p. 544), on lit ceci : « les habitants de Nikious.. et toutes les villes d'Égypte firent cause commune avec Îles insurgés à l'exception de Paul, préfet (pagarque) de la ville de Semnoud, qui avait été investi par Phocas et qui était aimé de tous les habitants de la ville, tandis qu’on avait nommé le commandant militaire Liwnâkîs (?) parce qu’il était méchant et brutal et « une tête de chien ». — Au point de vue de l’administration financière, le rôle du pagarque dans la cité est prouvé pour ce qui concerne les impôts municipaux. Pour l’administration de la justice, on ne connaît encore aucun texte précisant la nature de sa circonscription (voir Chap. IV).

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