VI. — Les droits de naulage
La perception des vaïka, c’est-à-dire des impôts destinés à couvrir les frais de transport des blés, se rattache d’une façon étroite à l'administration de l’annone. Dans l'Édit XIII, Justinien montre toute l'importance qu’il attachait à la levée régulière des vaÿhz, en traitant tout spécialement la question pour la régler aussi Complètement que possible (x).
La grände préoccupation du pouvoir central étant d’assurer la fourniture du blé en temps voulu et satis que rien vint à manquer au nombre d’artabes exigé des contribuables, il importait que rien ne risquât d’entraver où de retarder le transport.
Justinien fixe donc à 80.000 sous d’or le chiffre des impôts de naulage, avec l'intention de mieux assurer la régularité dans la livraison du blé (2).
La lourde responsabilité qui pèse sut le duc, sur Son officium et Sur l’apodecié des vaÿha ést éncore uné preuve de l'importance de cet impôt. Justinien déclare d’ailleuts, dans l'Édit XIII, que sa perception doit être, avec celle du blé, le premier souci des ducs d'Égypte (3).
L'irnpôt de naulage est réparti entre les éparchies, les cités, les réa ét les grands domaines (4). On peut remarquer que Justinien donne à ces diverses circonscriptions où devaient être. levés les vaÿka l’épithète de réservées (agwpiauéver). Dans
(1) Édit XIIÏ, 1, 7 : G'Enëtôn de ñ'ent th dicias EL6oRne Gpovris ouvnupÉVOY te KA dJbpiotov Éyet to Toy VAXwY zéraov, Bourbelx Hal Ta nept ToUtou Buarundéat, Woote GhOMAPOY TD NPÉYUATI LA npoNAOJONV Émubeivat ÉHY HpOVOLRV, D
(2) Ibid.,
(3) Ibid. : «ua aÜtn pèv mpwtn ppovric xat Bioiuhaic aÿTh GUVNILLÉVN YÉVAOETOL, fre tic aloide ÉMBoAñç À te Tùv vaÿAwy ».
(4) Édit XIII, 1, 7; 1v, 2.
le chapitre consacré à l’Augustamnique, il indique dune façon précise, que la perception se fera dans les modes, vémo: et grands domaines réservés pour cet impôt et expressément désignés dans la notice annexée à l'Édit (1). Faut-il entendre par là que certains cantons particulièrement pauvres étaient exonérés de l’impôt de naulage en même temps que de la fourniture de blé?
On voit dans l’Édit XIII que les ressources dont disposait l’apodecte des vaÿha pour payer aux mauclères les sommes ntnécessaires au transport du blé jusqu’à Byzance, ne provenaient point uniquement des impôts levés spécialement dans ce but. Une partie des bénéfices provenant de l'é£ayéyio était affectée aux frais de naulage. Justinien a décidé de ne plus prélever sur ce chapitre, dont il diminue d’ailleurs le chiffre total, les sommes à remettre à l’apodecte des vaëha. Celles-ci seront prélevées désormais sur d’autres recettes dont nous ignorons la nature (2). On en peut toutefois conclure que les ressources fournies d’abord par l’Efuywyrwv, puis par d’autres impôts, servaient à compléter les apports des contribuables désignés pour les vaÿhx, alors que d'autres en étaient exemptés.
Les papyrus ne permettent point de préciser cette désignation à laquelle ilest fait allusion dans l’Édit, ni de trouver le principe sur lequel elle repose; ils offrent seulement, d’une façon générale, des exemples de la répartition des vaÿha dans les subdivisions de l’éparchie; on y voit une cité (3), un bourg (4), un grand propriétaire (5), des particuliers (6), verser pour cet impôt.
En outre, lobligation de payer les vx5Ax apparait comme une partie essentielle de limpôt foncier, de même: que ltu-