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et du gouverneur particulier de Montréal, ce Conseil reçut le droit de nommer les commis de la Communauté, d’en arrêter les comptes et les appointements et de veiller à tout ce qui était « nécessaire pour la traite et le bien du pays » (2). Les syndics de Québec, de Montréal et de Trois- Rivières, élus chaque année, au scrutin, avaient leur entrée au Conseil pour y représenter les affaires de leurs habitations (3). L’année suivante, 1648, le roi décida que le Conseil comprendrait, à l’avenir, le gouverneur, le supérieur des Jésuites, l’ancien gouverneur et deux habitants du pays, nommés de trois ans en trois ans par les membres permanents du Conseil, dans une assemblée où se trouveraient les syndics des trois villes (4). En 1657, une nouvelle décision royale composa le Conseil du gouverneur, d’un directeur de traite nommé par la Compagnie de la Nouvelle-France et de quatre conseillers élus tous les deux ans, deux par Québec et les deux autres par Montréal et Trois-Rivières. Le procureur fiscal de la Compagnie avait aussi séance au Conseil (5), auquel fut adjoint, en 1661, le nouvel évêque du pays (6).

Voilà bien une curieuse complexité d’administration. Le roi exerçait une suzeraineté réelle ; la Compagnie de la Nouvelle-France possédait le pays et faisait la nomination du gouverneur et des officiers de justice ; le gouverneur dirigeait l’administration militaire et la police du pays ; la Communauté des habitants détenait le monopole de la traite ; et le Conseil réglementait cette traite et la finance de de la colonie.

En effet, les attributions du Conseil étaient les suivantes.

(2) Arch. Col. F3, vol. 3, Règlement pour établir un bon ordre et police en Canada, 27 mars 1647, p. 169.

(3) Arch. Col. F3, vol. 3, Règlement pour établir un bon ordre et police en Canada, 27 mars 1647, p. 169.

(4) Arch. Col. F3, vol. 3, Arrest du 5 mars 1648 portant règlement en faveur des habitants de la Nouvelle-France, pp. 182-8.

(5) Affaires Etrangères, Mémoires et documents, Amérique, vol. 4 Nouvelle-France, 7 mars 1657, p. 302.

(6) Ibid. Arrêt du Conseil, 24 mars 1661, fol. 12.

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