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détruire à demi la préfecture de Police, sans lequel les préfets seraient judiciairement sans force, notamment quand il y a des grèves, des émeutes, est certainement une des dispositions légales les plus nécessaires au maintien de leur autorité, l'abroger serait renforcer la magistrature aux dépens de Tadministration, et cependant, il a été question plus d'une fois de cette abrogation. C'est une dès singularités parlementaires de voir des députés demander sans cesse qu'on renforce l'autorité gouvernementale et la saper avec une constance à toute épreuve. Quand on suit attentivement les débats des Chambres et les opinions émises dans les journaux, on assiste à un phénomène qui est celui-ci : tous les corps gagnent aux réformes que l'on fait, sauf celui pour lequel on réclame la suprématie, tout est renforcé contre les corps politiques qui sont cependant ceux qui défendent la République, tout est protégé, sauf les agents du gouvernement pour lequel on exige bien haut la puià-
sance. Quand on ne réclame pas la suppression de l'article 10 du code d'instruction criminelle, on demande la suppression des secrétaires généraux où la diminution du traitement des préfets, cela parce que c'est passé dans la concepr tion d'un honorable député ou d'un honorable sénateur, qui n'a pas plus conscience de ce qu'est l'administration que de la responsabilité de son mandat. D'autres, avec plus de sagesse et de discernement, quoiqu'il ne faille pas oublier que ce n'est pas seulement un tribunal de compétence étendue, mais que c'est un conseil administratif dont le Préfet peut prendre l'avis et sans lequel il ne peut accomplir un certain nombre des actes de son administration, enfin qu'il est compétent pour tout le contentieux des contributions directes, ont demandé la suppression du conseil de préfecture et la création de tribunaux administratifs régionaux. Quand, ces réformes deviendront le fait accompli, quand, avec le scrutin de liste rétabli, on aura supprimé les
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sous-préfets, il est permis de se demander qur" sera la figure de ce monsieur galonné, bro seul dans son, département, premier chef éivision de ses petits bureaux, n'ayant d'agent dans les villes, renseigné au hasard des individus souvent intéressés à le tromp sans police, sans rien ? Pour ceux qui veul du gouvernement et encore du gouvernemeni faut avouer que ce sont là des conceptions lé rement étonnantes, à moins que, 'sous le c( vert de la République, on ne veuille servir réaction.
Le corps préfectoral , quelle force peu avoir quand tous les coups pleuvent sur li alors qu'il est l'instabilité même? quand on I attendre à un Préfet une décoration, tandis qu' en accable les militaires qui Tacquiërent mèm ce qu'ils appellent « leur lourde bète », qui en f( fort bieii la différence et ne manquent pas faire remarquer, dans leur intelligence spécia que le Préfet n'a pas de plume blanche à s
DES PRtiFETS.
, ni de dragonne à sonépée? Nous avons 1 décret de messidor, la lutte entre l'éùvil et l'élément militaire qui s'accentue en jour ne naît pas de conflits relatifs à oirs de service, elle tient toute à des *ations de hiérarchie, de grade dans la il'honnenr et de galon au chapeau.
■me d'or donne à l'homme la suprématie iforme d'argent : c'est la raison élevée s semble diriger les généraux dans leur isme contre les préfets, et, jusqu'à ce ; n'est pas ses représentants directs que l'emement a su proléger. Il faudrait mt savoir si on veut que l'action politique pondérante ou si on ne le veut pas. Si on réfets, si on ne désagrège pas ce qui est faut les mettre dans la situation d'exer- [■ action sur les autres fonctionnaires; ubordonne à leur autorité politique tout ie trouve dans leur département, même ont les militaires, et que, ayant assuré
leur force (1), on leur permette de prendre, par leur manière de procéder, par leur aménité, par leurs sentiments démocratiques, l'ascendant personnel qu'ils sont capables d'acquérir sur la population, et ils sont utiles. Mis en état d'infériorité vis-à-vis des autres fonctionnaires ou réduits à être les valets en livrée des députés, ils deviennent nuisibles, leur autorité est ruinée, ils n'ont plus d'action.
(1) C'est ce qu'on vient de reconnaître nécessaire pouc le gouverneur de TAlgérie. Encore une démolition partielle du décret de messidor.
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chapeau, ni de dragonne à son épée ? Nous avons parlé du décret de messidor, la lutte entre l'élément civil et Télément militaire qui s'accentue de jour en jour ne naît pas de conflits relatifs à des devoirs de service, elle tient toute à des considérations de hiérarchie, de grade dans la Légion d'honneur et de galon au chapeau.
L'uniforme d'or donne à l'homme la suprématie sur l'uniforme d'argent : c'est la raison élevée qui nous semble diriger les généraux dans leur antagonisme contre les préfets, et, jusqu'à ce jour, ce n'est pas ses représeutants directs que le gouvernement a su protéger. Il faudrait cependant savoir si on veut que Faction politique soit prépondérante ou si on ne le veut pas. Si on a des préfets, si on ne désagrège pas ce qui est bâti, il faut les mettre dans la situation d'exercer leur action sur les autres fonctionnaires; qu'on subordonne à leur autorité politique tout ce qui se trouve dans leur département, même et surtout les militaires, et que, ayant assuré
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leur force (1), on leur permette de prendre, par leur manière de procéder, par leur aménité, par leurs sentiments démocratiques, Tascendant personnel qu'ils sont capables d'acquérir sur la population, et ils sont utiles. Mis en état d'infériorité vis-à-vis des autres fonctionnaires ou réduits à être les valets en livrée des députés, ils deviennent nuisibles, leur autorité est ruinée, ils n'ont plus d'action.
(1) C'est ce qu'on vient de reconnaître nécessaire pouc le gouverneur de TAlgérie. Encore une démolition partielle du décret de messidor.