CHAPITRE II
Les questions de personnes sont toujours les plus délicates, mais ce sont les plus importantes puisque c'est par les personnes que l'on tient et
que se fait l'administration : il est donc nécessaire, indispensable, que le personnel soit républicain. Ce qui paraîtra peut-être peu croyable, c'est que le personnel de l'administration de la Seine ne soit pas plus républicain, malgré le Conseil municipal, que celui des autres administrations. Le Conseil municipal a fait cependant de la républicanisation du personnel l'objet de sa vive sollicitude ; mais, outre que les con-
seillers sont quelquefois trompés eux*mèines sur des personnes qu^ils recommandent, les préfets hésitent toujours dans Taccomplissement des réformes radicales mènie quand leur propre républicanisme ne peut être suspecté. L'administration de la Seine a donc besoin de subir une refonte qui, sans . léser dans l'existence qu'ils ont trouvée des employés qui ont donné à la Ville leur travail depuis un temps déjà long, réalise cependant des économies en honlmes et en argent que l'on est en droit d'attendre d'ijne administration soucieuse des deniers publics.
Il est facile de relever, dans nos manières d'administrer la République, un grand nombre de défaillances. En dehors d'une élite de vieux républicains, invariables dçins leurs principes mais que l'âge ou la mort disperse, et de républicains classés par leurs épreuves ou leurs travaux, il n'est pas difficile de vérifier que le Parlement se remplit de personnages peu préparés à la politique, dont le dévouement à la République est
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incontestable, mais dont rinexpérience fait que le gouvernement tombe a^sez souvent entre les mains de mandataires qui ont pour but l'exploitation de la politique à leur profit particulier, qui peuvent avoir prêté serment à un régime déchu taiidis que d'autres le combattaient ou souffraient l'exil, qui n'hésitent pas à sacrifier l'intérêt public, qui font de la politique de caste bourgeoise et financière, en un mot, qui font de la politique de monarchie.
On a souvent répété et on répétera souvent encore, car c'est une vérité, que des ministres, que des préfets se sont dit, avec une bonne foi entière, qu'il ne s'agissait que de saisir le pouvoir pour qu'aussitôt tout se trouvât marcher comme le chef le voulait, que par le seul fait qu'ils s'asseyaient dans le fauteuil ministériel ou préfectoral et qu'ils devenaient le moteur de la machine gouvernementale, eux républicains, les ' rouages devenaient républicains et tout le mouvement était républicain. Combien de ministres
M Là VILLE DB PARIS.
. -,e«»^^ ^^^^ suffisait de donner à un réac- ♦ion*»»*''*' '^^^ largement rémunérée ou de
A i fai*"® gi^ce de le laisser dans son emploi pour le c*'^^®'^^'" immédiatement en un instrument doci*®- Sous la République, acheter, payer les réactionnaires, les favoriser au détriment des rép^^^^^^^^^' traiter ces derniers en gens dont il ^y ^ P^^ l^®n de se soucier beaucoup parce qu'on en est sûr, a paru l'art suprême du' gouvernement.
Les résultats de cette politique se sont produits, devaient se produire et se reproduiront parce que, au lieu de gouverner dans l'intérêt de la démocratie qui a fondé la République et qui la défendra, on gouverne pour les intérêts qui ont constitué le fondement de la royauté. L'administration est restée ce qu'elle était : c'est, une conséquence logique puisqu'on n'y a rien changé, mais cette conséquence prései^te des dangers. Vienne un aventurier quelconque, un ministre aux procédés de corruptions monar-
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chiques, et aussitôt l'administration se retrouve dans son élément et le suit avec enthousiasme. La police lui obéit en aveugle, la première.
Ce n'est pas les leçons qui nous manquent, ou, si on l'aime mieux, les avertissements, mais à regarder ce qu'on supporte le lendemain d'une crise, rien ri' r r WCTKu se que nous profitons des expériences les plus récentes mieux que de celles dupasse. La dernière expérience n'a servi qu'à rendre les adversaires de la République plus habiles, mieux dissimulés, capables de faire de la République la meilleure, la plus redoutable et la plus méprisée des monarchies.
Les républicains ne peuvent plus se retrouver dans une opposition qui vise la forme du gouvernement, leur opposition ne se fait plus que sur des personnes qui passent ou sur des procédés qu'on change aisément : ce sont des vainqueurs qui sont aisément des vaincus. Le Conseil municipal ne peut donc toujours crier, et les préfets comme les ministres emploient, s'ils
le veulent^ des réactionnaires dont la présence dans l'administration ferme la bouche aux adversaires de la République qui voudraient les attaquer. C'est ce qui fait qu'au lieu d'ofiFrir aux autres administrations et aux villes de France le modèle d'une oi^anisation républicaine, la Ville de Paris offre l'administration qui a le plus besoin d'une épuration, épuration qui s'imposera le jour où on appliquera cet axiome : ne travailler qu'avec des républicains et avec le moins d'employés possible donnant la plus grosse somme de travail possible.
Cette formule qu'on devrait compléter en disant que les employés doivent être largement rétribués, n'est pas facile à appliquer dans une administration comme celle de la Seine et quelques explications sur le grand organisme parisien semblent d'abord nécessaires.
La préfecture de la Seine comprend une administration centrale, l'Octroi, l'Assistance publique et le Mont-de-Piété. Ces trois services,
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ainsi que nous Pavons déjà montré, ayant leur organisation particulière, peuvent être tnis à part. Retenons donc, pour le présent, l'administration centrale qui est elle-même assez compliquée. Elle, comprend, en effet, un personnel intérieur auprès duquel vient se placer un personnel extérieur et actif et le personnel de renseignement primaire.
Le personnel intérieur est ainsi défini dans les articles 1®^ et 2* de l'arrêté réglementaire du ' 15 décembre 1883 :
. « Le personnel des bureaux de la Préfecture de la Seine, de la caisse municipale et des mairies de Paris ne forme qu un seul corps... placé sous l'autorité du préfet, du secrétaire général, des directeurs et sous-directeurs, du receveur municipal trésorier de la ville de Paris, du contrôleur central et des maires et adjoints des arrondissements de Paris. »
Tout cela comprend, si on énumère les bureaux : le cabinet du Préfet auquel est rattaché
le service central du personnel, le secrétariat général, la sous-direction (ou direction) des affaires municipales et les mairies d'arrondissement, la sous-direction (ou direction} des affaires départementales^ la direction de renseignement primaire, la direction des travaux, ia direction des finances, la caisse municipale, le contrôle central, plus la commission des contributions directes.
Tout ce qui est compris dans ces services forme le personnel intérieur. C'est les bureaux de la Préfecture proprement dite, qui se trouvent à THôtel de Ville ou dans les bâtiments annexes.
Les services extérieurs comprennent : dans la direction des affaires municipales : les perceptions municipales, abattoirs, régie des propriétés communales, entrepôt réel provisoire des liquides, inspection de la vérification des décès, médecins de l'état civil, pompes funèbres, cimetières, personnel de surveillance de la Bourse et concierges des casernes de sapeurs-pompiers et de
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garde républicaine; dans la direction desafibires départementales : le service des aliénés, personnel de surveillance du Palais de Justice, personnel de surveillance du tribunal de commerce, service médical du Palais de Justice et du tribunal dé commerce, l'inspecteur des sapeurspompiers du département, concierges d'immeuble départemental et de la caserne de gendarmerie des Minimes ; dans la direction de l'enseignement primaire : tout le personnel, des écoles de garçons, écoles de filles, écoles maternelles, écoles primaires supérieures, écoles spéciales et cours ; dans la direction des travaux, le service technique, la voie publique et le nettoiement, voirie, cantonniers, balayeurs, plan de Paris, promenades et plantations, éclairage, concessions sur la voie publique, contrôle des voitures, chemins de fer municipaux, eaux, égouts ' assainissement, surveillants des vidanges, architecture, service des carrières, service ordinaire des ponts et chaussées du département,
200 de: là ville DE PARIS.
service des chemins vicinaux, navigation. En résumé, et en reprenant, les directions des affaires, municipales et départementales, la direction de renseignement et la direction des traviaux ont chacune un personnel plus ou moins nombreux en dehors du personnel intérieur proprement dit et constituant le personnel extérieur de chacune de ces directions.
Que ce soit du personnel intérieur ou du personnel extérieur que nous nous occupions, il existe pour chacun d'eux une condition essentielle qui s'applique indistinctement à tout fonctionnaire ou employé, c'est d'être républicain. Dans les dififérents règlements qui ont été élaborés par les préfets de la Seine, cette condition n'a jamais fait l'objet d'une disposition précise, et cela peut se comprendre puisque c'est une question d'administration inhérente au régime politique. Si on considère cependant que les services administratifs sont tous les jours envahis par les élèves des congrégations et que les jésui-
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tes finiraient par être maîtres de l'administration comme ils tendent à l'être de Farmée, à moins qu'on n'y apporte bon ordre, si on se dit que les congrégations visent les administrations et que leurs élèves sont nourris aujourd'hui dans la haine de la société civile, qu'ils sont dressés pour le combat contre les libertés modernes et qu'il y a nécessité de ne pas leur livrer des situations qui entraînent fatalement, dans des limites à tracer selon la place qu'ils occupent, une influence politique ou sociale, on conviendra qu'il y a lieu d'imposer pour l'admission aux emplois des règles qui présentent de sérieuses garanties politiques. Ces règles, le Conseil municipal de Paris s'est, plus d'une fois, occupé de les déterminer, et, dans sa sagesse, il avait réclamé la création d'un « comité du personnel » qui eût été une chose excellente. Ce comité du personnel eût pris en main le personnel, et, sans faire tort aux prérogatives du Préfet, il l'eût souvent dégagé des protections qu'on lui impose.
Il devait être composé : du Préfet de la Seine, président, du secrétaire général, vice-président, de cinq conseillers municipaux nommés par le Conseil municipal au scrutin de liste et du chef delà division du personnel. Ce comité, quand il était saisi par la demande même du candidat, se prononçait sur son « admissibilité », puis sur son « admission temporaire » et enfin sur son « admission définitive » trois termes, qui impliquaient une méthode de recrutement absolument nouvelle. En dehors des examens, du concours imposé, le recrutement et l'avancement au choix étaient et sont encore, en effet, complètement livrés à l'arbitraire du chef de l'administration, et on peut constater aisément les résultats défectueux, tant au point 'de vue de l'opinion politique des employés qu'au point de vue de leur valeur professionnelle, auxquels on a abouti. L'admissibilité devait prendre l'importance qui lui convient si on était entré dans les vues du Conseil municipal. Dans l'administra-
tien, c'est bien le moins que les républicains portent leur attention sur le recrutement qui aura une influence primordiale, non seulement sur l'employé qui entre dans le service, mais sur le service même, sur la manière dont les affaires seront traitées et sur l'ensemble du personnel.
Avant de permettre à un candidat d'affronter un des examens imposés, suivant le grade, pour l'entrée dans les bureaux de la préfecture, le Conseil municipal exigeait que les conditions suivantes se trouvassent remplies : « Être Français, né de parents français, avoir fait son service dans l'armée active ; produire tous diplômes, titres, certificats, reçus des économes, relevés des registres des établissements scolaires dûment certifiés, palmarès et toutes pièces devsfnt permettre au candidat d'établir dans quels établissements d'instruction il a été élevé ; de plus, si le candidat avait été externe dans un établissement de l'État, les certificats devaient
mentionner s'il habitait dans sa famille, s'il se
trouvait chez un précepteur ou dans un établissement où il aurait été interne ou demi-pensionnaire et quel était cet établissement. » On le soumettait ensuite, si on le jugeait nécessaire, à une enquête qui avait pour but de vérifier l'authenticité des pièces et des assertions du postulànt et de se renseigner sur sa situation personnelle, sur ses tenants et ses aboutissants. Tous les moyens d'investigation dont l'administration dispose seraient mis eh œuvre pour arriver à connaître l'expectant. Ces précautions
devaient nécessairement atteindre le but qu'elles visaient ; il était difficile qu'un élève des congrégations parvînt à tromper la vigilance du comité du personnel, le recrutement devenait laïque et le personnel entier républicain.
De plus, le jour où les parents verraient que, sérieusement, les carrières administratives, les grades dans l'armée (1), etc., sont fermés aux
(1) L'armée n'est plus une armée de mercenaires ou de
élèves des congrégations (1), ils ne seraient pas longtemps sans déserter celles-ci et forcément se souderaient à la République.
A la vérité, ce système soulevait des objec-
vétérans, elle ne prend plus le sang du pauvre tandis que le riche rachète le sien à prix d'argent, elle est Tarmée nationale dans laquelle tous les citoyens sont soldats. En conséquence, Tarmée prise dans son ensemble est composée de républicains. Or, le soldat républicain a le droit de réclamer d*étre traité avec égards justement parce qu*il est soldat et républicain, il a le droit de vouloir être commandé par des républicains comme lui. De même, les officiers républicains ont le droit de demander de n'être pas traqués parce qu'ils sont républicains et de ne pas voir leurs titres à l'avancement méconnus et leur carrière arrêtée ou brisée par les officiers sortis des jésuites.
(4) A la condition que l'Université de France ne se change pas en capucinîère, il y a un moyen de couper court à la division en deux tronçons de la grande nation française faite et parfaite par la Révolution : c'est de supprimer les congrégations religieuses; mais l'étudô de cette suppression ne rentre pas dans le cadre de cet ouvrage, et nous l'ayons déjà abordée dans notre Code de
la séparation des Églises et de VÉtat,
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lions que nous pouvons examiner. Il n'était pas absolument efficace puisqu'on peut avoir ét<5 élevé dans des établissements laïques et n'être pas pour cela républicain, tandis qu'un républicain pourrait, par hasard, sortir de chez les jésuites ; un enfant ne peut être rendu responsable des opinions de ses parents et du genre d'ins- * truction que ceux-ci lui ont fait donner et il est injuste de le frapper d'ostracisme pour des faits indépendants de son libre arbitre; enfin, est-ce de la bonne politique que la politique d'exclusivisme et n'est-ce pas créer deux Frances que de rejeter hors de toutes les fonctions des égarés qui demeureraient sans force et sans vertu dans les rangs des républicains et qui, peu à peu, gagnés par les procédés d'égalité et de fraternité du régime, deviendraient de précieux serviteurs de la République? C'est la paraphrase du grand mot : les jésuites nous ont donné Voltaire ; c'est vrai en ce sens que Voltaire a passé chez les jésuites, mais ils ne l'avaient pas certainement
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façonné pour répéter « écras. Tinf. » et s'il faut avouer qu'ils nous ont donné Voltaire pour faire plaisir aux esprits paradoxaux, ceux-ci avoueront bien qu'ils ne nous en ont donné qu'un seul. A la grande rigueur, ce langage eût pu' être tenu sous la Restauratio^, en 1830, voire en 1848; mais le tenir aujourd'hui prouve chez celi^i qui l'emploie une mauvaise foi insigne ou une étonnante ignorance des événements qui se déroulent sous ses yeux et de la forme que le catholicisme a prise sous Pie IX avec les jésuites triomphants. Il y a eu un temps où on oubliait, avec Lacordaire, que les dominicains représentent l'inquisition et où on rappelait que les jésuites avaient formé des encyclopédistes, pour se réclamer du libéralisme de leurs leçons. Il y a eu certainement des époques où les compagnies religieuses ont trouvé bon de se confiner dans l'opposition libérale parce que les congrégations comme les religions elles-mêmes, quand elles ne gouvernent pas, vivent de réaction contre le gou-
vemement et que, sous une dynastie, elles font volontiers du libéralisme, quitte à se mettre en rébellion contre le monarque qui leur échappe. C'est par une raison identique qu'elles sont antilibérales dans une République comme la nôtre qui n'est pas encore descendue au rang du Paraguay et qui risque de n'y pas descendre.
Aujourd'hui, les congrégations doublent leur caste religieuse d'une caste civile. Elles sont un parti politique, serré, discipliné, paraissant avoii* sur les autres partis l'avantage immense de ne jamais abandonner les siens que ceux-ci ne les quittent d'eux-mên^ies. L'éducation dite libérale
est devenue sectaire, la lutte est sourde mais violente et plus elle est cachée plus elle est dangereuse. Accepter les élèves des Pères et des Frères dans les administrations, leur permettre d'avoir des grades dans l'armée, c'est donner à l'ennemi de la' société moderne la, force dont il a besoin et maintenir son crédit, c'est caser des jésuites au détrimeiit des républicains, c'est
applîquer l'argent de l'impôt à la mise en tutelle du peuple qui le paie, c'est créer deux Frances comme il y a deux Belgiques quand nous voulons, la République Une et Indivisible..
Que l'on saé|ie donc enfin que l'on ne devient rien dans l'Etat, que les portes des administrations sont hermétiquement fermées, si on ne sort pas des établissements de l'État, tant que l'Etat supporte qu'il y ait d'autres établissements d'instruction que les siens ; que si on ne sort pas des établissements de l'Etat, il faut sortir d'établissements lùunicipaux ou créés ou adoptés pjir l'Etat, mais d'établissements laïques, positivement laïques, faisant des élèves civils pour le service du pouvoir civil, qu'on sache cela et les Français seront unis, et on verra se vider les établissements situés en France, à Jersey, en Angleterre et même les établissements comme l'École des sciences politiques qui lance dans la circulation des esprits datant de la monarcl^ie
de Juillet.
2t0 DE LA VILLE DE PABIS.
Qu'on ne vienne pas invoquer la liberté. La liberté, la liberté véritable, la liberté égale pour tous ne s'octroie qu'au moment où l'égalité est complète entre les différentes classes de la société. Or, est-ce que les Églises et ce qui s'y rattache ne constituent pas des privilèges colossaux, des privilèges au point de vue du prosélytisme, des privilèges au point de vue de l'argent, des privilèges au point de vue des immunités, des privilèges au point de vue de leur organisation qu'on ne supporterait d'aucune association, des privilèges au point de vue de l'internationalisme, des privilèges au point de vue de la publicité : elles forment des réunions d'individus en dehors des autres, des nations dans la Nation, et tant que ces individus privilégiés existeront, la liberté absolue ne sera pas compatible avec la sauvegarde de la démocratie laïque. En attendant des mesures plus radicales qui s'imposeront précisèment à cause de l'exercice même de la liberté, il appartient au gouvernement, il appartient aux