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administrateurs de rétablir Téqùilibre en éloignant les hommes de la réaction de tout ce qui leur donnerait autorité sur la ms^sse populaire. Que Ton se dise bien que la réaction est d'autant plus terrible et redoutable qu'elle adopte la forme républicaine, que, maîtresse du pays sous cette forme de monarchie sans dynastie, le peuple n'aurait d'autre ressource contre elle que la violence et qu'il lui faudrait nécessairement faire appel à cette révolution que Guizot lui-même proclamait un grand droit social.
Puisqu'il est commode pour l'administration de parer dans une large mesure à ces inconvénients par l'admissibilité, cette admissibilité telle que nous la proposons se trouve justifiée.
Donc, lorsque le comité du personnel serait en possession des résultats de son enquête, il prononcerait qu'il y a lieu d'admettre le postulant aux examens ou concours nécessaires pour entrer dans l'administration de la Yille de Paris.
Le Conseil avait pensé qu'il devait exiger le
2\2. . ./ DE LA VILLB DE PÀtllSv
diplôme de licencié en droit pour le cabinet du Préfet, le secvétariat général, le service du Conseil municipal, les directions^ des affaires munici^ pales et départementales et les mairies ou, en équivalence, des certificats d'études, de stage, ou des travaux qui lui sembleraient établir les capacités administratives de Texpectant. Pour les directions des finances, des travaux et la caisse municipale, il assimilait le baccalauréat es sciences, la licence endroit, le diplôme spécial;
«celui d'élève des Ponts et Chaussées, des Mines, de Saint-Cyr etde Polytechnique, de l'École centrale, des Écoles des mineurs, des Arts et Métiers, de rÉcole des hautes études commerciales, ou des certificats des écoles supérieures ou col- , lèges de la Ville de Paris, quitte à'classer les admis dans les bureaux selon leurs diplômes. Les mêmes titres donnaient entrée dans l'administration du Mont-de-Piété. Pour la direction de l'enseignement, il réclamait le baccalauréat eslettres ou es ciences, la licence es lettres, Tagré-
gation, la licence en droit, d'être élève de TEcole normale, docteur en médecine, ou des certificats des écoles supérieures ou des collèges de la Ville de Paris. Les mêmes titres devaient être présentés pour l'Assistance publique.
Il résultait de cette classification que, devenu employé, le candidat classé dans une partie de l'administration ne pouvait plus se mouvoir que dans cette partie de l'administration. Aujourd'hui, on fait passer un employé de l'architecture à la régie de l'Octroi, du personnel à la
« caisse municipale, de la direction, des traviaux
dans une mairie ; cela prouve évidemment que les administrateurs ont la plus grande confiance dans l'intelligence de leurs employés, mais cela n'empêche pas qu'on les attelle à une besogne à laquelle ils étaient insuffisamment préparés, au préjudice de la marche rapide des affaires, et c'est ce que le Conseil municipal désirait éviter. Le postulant appelé à subir l'examen imposé par l'article 22 du règlement du 1 5 décembre 1 883
pour le grade de commis-rédacteur, doit se soumettre à une épreuve écrite sur un sujet de
droit administratif, laquelle est éliminatoire, et à des épreuves orales dont le nombre et le sujet sont fixés par un programme spécial.
Cet examen passé, le comité du personnel, tel que le Conseil municipal entendait l'instituer, prononçait «' l'admission temporaire » du candidat. Cette admission temporaire était une des mesures les meilleures et les. plus sages qui se pussent prescrire et elle devrait exister dans toutes les administrations. Les examens, les concours sont toujours un moyen superficiel de s^assurer des capacités du candidat. Depuis longtemps, les diplômes, le baccalauréat devraient être remplacés par des certificats annuels qui donneraient pour les différentes matières d'enseignement des notes d'études ; alors on saurait exactement ce qu'un jeune homme apprend le plus aisément, les matières auxquelles il mord et ce qu'il vaut; de même» il n'y a rien de tel
que de soumettre un employé, un agent, h une expérimentation. Pendant le temps de cette expérimentation, le candidat aux fonctions d'employé, toujours d'après les projets du Conseil municipal, serait assimilé pour le traitement aux auxiliaires, c'est-à-dire qu'il toucherait 150 francs par mois, soit 1 800, francs pour un an. Cette sorte d'assimilation quant au traitement indique suffisamment que le candidat admis temporairement ne fait pas encore partie du personnel de la préfecture, il ne pourra en faire partie qu'après avoir passé un an dans la direction à laquelle on Taura attaché. Pendant le cours de cette année, le directeur du service le ferait passer par des bureaux où il aurait à se livrer à une partie des travaux qui se font dans la direction et des notes seraient fournies de mois en mois au comité du personnel tant par son directeur que par le chef de division du personnel, et, à la fin de l'année, le comité du personnel prononcerait, sur le vu de ces notes, ou l'évic-
tion OU radmission définitive. Cette admission définitive* serait immédiatement suivie de la nomination du postulant au grade de commisrédacteur de troisième classe.
Le recrutement du personnel se trouverait ainsi entouré des plus réelles garanties, et, pour ce qui concerne l'employé, il verrait largenaent compenser les épreuves auxquelles on le soumettait en touchant un traitement de début que le Conseil devait fixer à 3600 francs en réduisant le personnel de manière à réaliser de notables économies sur l'ensemble tout en admettant ce chiffre élevé de rémunération individuelle.
En effet, les traitements actuels des employés des services intérieurs de la préfecture de la Seine, varient : pour les commis-expéditionnaires de 2 100 à 3 300 francs; pour les commis-rédacteurs de 2 700 à 3 300 francs ; pour les commis principaux de 3 600 à 4 400 francs ; pour les sous-chefs de bureau de 4 500 à 5 500 francs ;
DU PIÎBSONNEL DE L'ADMINISTRATION CENTRALE. 2l7
pour les chefs de bureau de 6 000 à 8 000 francs ; enfin pour les chefs de division de 9000 à H 000 francs; la question que le Conseil municipal se posait et qui se pose toujours est celleci : ces grades sont-ils indispensables à la hiérarchie des employés et correspondent-ils exactement à la répartition du travail? le nombre des employés n'est-il pas exagéré et ne pourrait-on obtenir la même somme de travail d'un plus petit nombre d'employés auxquels on ferîiit une position digne d'eux, une position qui ne les obligerait pas, comme ils le font aujourd'hui, à avoir recours à des travaux cherchés en dehors
de l'administration pour se donner le nécessaire ?
et à ces questions la réponse n'était pas longue à
trouver et elle était confirmative.
Un coup d'œil sur un tableau comparatif du
personnel à diverses époques permettra de faire
ressortir les différences énormes en nombre qui
existent dans le personnel :
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A ce tableau il convient de joindre un aut^e tableau concernant le personnel des mairies :