M II
Chefs de bureau
Sous -chefs
Commis principaux.
Id. rédacteurs..
Id. expédition-
naires . . .
- Id. auxiliaires
permanents.
Gens de service, con-
cierges, etc
Totaux
Le tableau du personnel des mairies ne présente des renseignements qu'à dater de 1868, parce que, s'il est curieux de suivre l'augmentation du personnel dans une période d'un demisiècle, il faut tenir compte^ des. augmentations nécessaires, comme celles qui ont résulté de l'annexion de* la banlieue en 1860 et en même
temps de raccroissement, à cette époque, du nombre des mairies; un certain nombre de services, comme celui de la dette municipale, des travaux, de renseignement, du Conseil municipal, ont pris un développement considérable, nécessitant un plus grand nombre d'employés ; et, il y a quelque temps, le développement des affaires de contributions directes soumises au conseil de préfecture nécessitait la formation d'un bureau nouveau. Le personnel devait donc augmenter, la seule question à se poser est de savoir si l'augmentation ne s'est pas faite hors de proportion avec le travail qui incombe à chaque bureau, et c'est là précisément ce que démontre la pratique : c'est que beaucoup d'employés n'ont pas un travail qui justifie leur présence et que pour tous les employés le travail de la préfecture n'est pas suffisamment rémunérateur.
Quand on jette les yeux sur le tableau des employés de la Ville on se demande quelle
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raison a pu faire maintenir les auxiliaires permanents? Autant les auxiliaires temporaires, que l'on prend pour un travail déterminé, dans ce qu'on est convenu d'appeler des jours de presse, ou pour soulager un bureau trop chargé sans augmenter son personnel régulier, est une chose admissible et nécessaire, autant un auxiliaire attaché à titre définitif à l'administration, fût-ce pour favoriser un employé arrivé à l'âge de la retraite et dont la retraite est insuffisante, ne paraît devoir servir qu'à masquer des irrégularités commises par rapport au personnel.
Les auxiliaires permanents forment aujourd'hui une sorte de sixième classe des commisexpéditionnaires. C'est une anomalie.
Il ne doit y avoir ni de condition d'âge, ni de condition de durée pour les auxiliaires, ils ne peuvent être que des « tâcherons » et, par conséquent, ils ne peuvent être pris que temporairement. Il ne devrait donc y avoir que des commis auxiliaires temporaires. Au Conseil,
222 DE Lil VILLE DE PARIS.
il a été demandé que des femmes pussent être introduites en qualité d'auxiliaires où même pour certain travail de bui^au ; elles sont habiles à accomplir la besogne toute matérielle demandée à des aides, comme, par exemple, le comptage des coupons à la caisse municipale, ce qui se pratique déjà dans d'autres administrations. Le traitement de 1800 francs dont jouissent les auxiliaires, pourrait aider à tirer plus d'une femme de la misère qui attend souvent son sexe. On ne demande aux auxiliaires que de savoir faire la besogne qu'on leur confie. Ils peuvent être remerciés d'un jour à l'autre sans avoir droit à aucune indemnité.
C'est par des auxiliaires qu'il y aurait lieu de remplacer les commis-expéditionnaires. Le grade de commis-expéditionnaire est un grade inutile. Il n'y a lieu de conserver à la préfecture que les commis-rédacteurs et les commis principaux auxquels il faut demander beaucoup plus de travail, mais dont les appointements seraient
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élevés dans une proportion considérable. Au lieu*<le jouir d'une grande latitude pour se rendre à la préfecture, d'y passer quelquefois une heure à peine et d'en repartir, les employés, ceux qui n'ont pas affaire au public, seraient contraints à une présence réelle : ils devraient être rendus à leur bureau à neuf heures du matin et n'en sortiraient qu'à midi ; ils rentreraient à une heure et demie et demeureraient au travail jusqu'à six heures.
En distribuant le dossier d'une affaire, le chef de bureau indiquerait le jour où le dossier doit lui être rendu et l'affaire traitée, et l'employé emporterait au besoin son travail chez soi, mais il devrait s'acquitter de sa tâche avec rapidité.
Au-dessus des commis-rédacteurs et des commis imncipaux, les chefs de bureau seuls seraient conservés. Les chefs de division et les souschefs de bureau disparaîtraient comme les commis -expéditionnaires pour cette raison péremptoire qu'ils sont d'une utilité médiocre
au point de vue du travail et qu'ils nuisent beaucoup à Texercice de l'autorité du Préfet en divisant les responsabilités. On jurerait presque que les grades des employés dé la Préfecture de la Seine ont été combinés de manière à diminuer la part de travail de chacun et à ce qu'ils pussent se reposer de l'un sur l'autre ou se rejeter également la responsabilité des lenteurs et des fautes commises. En supprimant les chefs de division et les sous-chefs de bureau, on enlève évidemment aux employés deux titres qui leur sont chers, mais on supprime deux rouages inutiles. Il faudrait créer deux directions et deux sous-directions de plus, mais sans rien changer aux grandes divisions de l'organisation administrative. Des fonctionnaires placés à la tête de services importants comme la sous-direction des affaires municipales et la sous-direction des affaires départementales, qui ont déjà porté le titre de directeur que le Conseil municipal leur avait attribué et que l'autorité préfectorale,
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pour des raisons impénétrables au vulgaire, s'est empressée de leur enlever, ne peuvent, même en restant sous l'autorité du secrétaire général, être laissés dans un état moral d'infériorité visà-vis des autres directeurs et dans un état d'infériorité effective au point de vue du traitement, leur travail étant aussi considérable que celui des autres et la nature des questions qu'ils ont à traiter bien autrement délicate quelquefois. Les sous-directions des affaires municipales et départementales auraient donc à leur tête chacune un directeur.
Tous les services de la préfecture de la Seine, sans exception, formeraient alors une direction. Au-dessous du directeur, dans chaque service, se trouverait un sous-directeur qui aurait la surveillance des bureaux, qui doublerait le directeur et le suppléerait au besoin. Ce sousdirecteur aurait immédiatement au-dessous de lui les chefs de bureau. Ces chefs de bureau
jouiraient des traitements accordés aux chefs
de division. Leur nombre ne serait pas augmenté, mais ils devraient surveiller les bureajix qui avaient un sous-chef à leur tête, ou ces bureaux seraient réunis à un autre. Il y aurait lieu, d'ailleurs, de réorganiser plusieurs bureaux et de répartir plus logiquement le personnel.
Le Conseil municipal, abordant cette question, avait déjà indiqué dans quel esprit il comptait la résoudre.
' Le Conseil a eu sous son autorité directe îin secrétariat lentement conquis dans une période de près de dix années. A la suite d'incidents regrettables provenant des erreurs matérielles qui avaient été commises dans la souscription d'un emprunt, Torganisation du secrétariat du Conseil a été détruite par le Préfet et détruite avec une injustice révoltante. On frappa les employés soupçonnés de complaisance vis-à-vis des conseillers |)our masquer la culpabilité de plus hauts fonctionnaires. Le Conseil ne protesta pas. Cependant l'organisation de son secrétariat
avait été reconnue nécessaire dès 1879; les affaires des conseils ayant augmenté, Timprimerie et le Bulletin municipal créés, elle était plus justifiée encore, si justifiée que même en voulant la détruire, en prenant l'arrêté du 4 mai 1890, le Préfet de la Seine n'a pu enti,èrement la confisquer. Quoi qu'on fasse, le service du Consei] municipal est et restera par sa nature même un service à part; tôt ou tard, il faudra l'ériger en questure, avec son personnel spécial, localisé comme les autres services, ayant son avancement hiérarchique à lui. Le Conseil municipal voyait donc juste lorsqu'il prévoyait qu'il y avait lieu de scinder la 2° division du secrétariat général et de lui enlever les 1", 2* et 3* l)ureaux pour former une « questure du Conseil municipal ». Cette questure avait même été adoptée en principe par le Conseil ; les ûominations d'employés y étaient toujours faites par le Préfet, qui ^ seul qualité pour signer les nominations, mais les titulaires étaient présentés
parle Président du Conseil municipal ; le Bulletin municipal officiel restait dans ses attributions ; de plus, cette questure comprenait le service du Conseil général (réception ; enregistrement et distribution des affaires soumises au Conseil; convocations ; préparation des ordres du jour ; révision et expédition des délibérations ; impression des documents du Conseil ; distribution des documents; registre des délibérations ;. secrétariat de la présidence; secrétariat des commissions ; secrétariat du syndic ; service spécial de comptabilité des dépenses du Conseil ; bibliothèque spéciale du Conseil ; archives du Conseil ; procès- verbaux et comptes rendus du Conseil ; conseils d'arrondissement; réception et transmission des vœux).
Au point de vue du personnel, la questure du Conseil devait être établie sur les bases suivantes : un secrétaire général de lia questure avec des appointements assez élevés pour compenser les allocations et indemnités auparavant
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perçues par le chef de division secrétairearchiviste qui seraient supprimées ; un secrétaire général adjoint de la questure, deux chefs de bureau, l'un pour le Conseil municipal, l'autre pour le Conseil général ; neut secrétaires-rédacteurs partagés en six classes correspondant au grade de commis-rédacteur et commis principal, chargés spécialement du compte rendu des séances et placés alternativement sous les ordres de l'un ou l'autre chef de bureau, selon que le Conseil siège comme Conseil municipal ou comme Conseil général. Un <; sténographe du Conseil municipal, un prote à l'atelier typographique du Conseil municipal ; un régisseur comptable du Conseil municipal. Tous les appointements étaient portés à un chiffre élevé, très favorable aux employés, et l'établissement de la questure du Conseil se résolvait cependant par une diminution notable dans la dépense. La questure du conseil présentait le tableau suivant :
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