VI INTRODUCTION
cice du pouvoir politique eut cessé de les justifier, restèrent attachés par la puissance de Thabitude à ce souvenir qu'on appelle justement la noblesse et par abus Taristoeratie : car il n'y a pas d'aristocratie là où a cessé d'exister la réalité de l'autorité gouvernementale.
A l'avènement de Louis XVI, l'opinion publique, organe nécessaire d'une lui de l'intelligence humaine, demandait plus énergiquement que jamais la suppression définitive de faveurs que le passé expliquait encore mais que dans le présent rien ne motivait plus. Louis XVI, au lieu de les faire cesser, les augmenta ; et, au moment où cette politi(|ue maladroite avait soulevé contre la noblesse et contre lui l'animosité de l'immense majorité de la nation, il imagina d'abord de remettre l'autorité aux mains d'assemblées indépendantes, ensuite de composer ces assemblées en majorité des hommes que sa politique inintelligente avait le plus irrité contre ses procédés de gouvernement. Ces assemblées ainsi recrutées prirent près de lui et sur tous les points du territoire la place des fonctionnaires amovibles sur l'autorité desquels reposait, comme sur son principal fondement, l'autorité royale. Louis XVI croyait encore régner ! Le respect, dû à son infortune et aux rares qualités de son c(cur, peut seul empêcher l'historien de qualifier comme il le faudrait cet incompréhensible aveuglement.
On connaît les mesures par lesquelles ce malheureux