‹ L'administration des intendantsChapitre 38 sur 60 · CORPORATIONS INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES · texte numérisé non relu

CORPORATIONS INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES

La surveillance des corporations industrielles et commerciales est une de ces nombreuses attributions de l'autorité judiciaire qui, au xviii" siècle, passèrent presque entièrement entre les mains des intendants (1) ; aussi est-ce dans les archives des intendants qu'il faut surtout chercher l'histoire du commerce et de l'industrie française pendant les derniers temps de l'ancienne monarchie. Les documents conservés aux archives de l'Aube ne concernent qu'un département, et cependant

(I) La surveillance de Tindustrie était immédiatement exercée, soQS les ordres des intendants des provinces et des intendants du commerce, par les inspecteurs des manufactures. Sur les inspecteurs des manufactures de Troyes, voir aux Archives de l'Aube la liasse C. i928. Les intendants du commerce, dont la situation, analogue à celle des intendants des Gnances, peut être comparée à celle des directeurs généraux de nos grandes administrations fmancières, étaient an nombre de trois en 1789, et, comme les quatre intendants des finances, dépendaient du contrôleur général {Almanach royal de 1789, p. ^7-â38). Mais ces nombres ont varié : ainsi V Almanach royal de 1714 nous donne les noms de cinq intendants du commerce (p. 57-2^) et de sept intendants des finances (p. 68-69), alors en fonctions, total douze intendants généraux, au lieu de sept en 1789.

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les reoseignemenls întéressaols qu^Os mTerment sont trop nombreux pour pooToir être matpés dans ce chapitre : nous nous l)onieroQs à parler de l'industrie qui foroie aujourd'hui U spécialité du département de T Aube, c'esl^Hiire de l'industrie de la iMmoeterie.

L'industrie de la bonneterie n*a¥ait pas encore, au moment de la Révolution, acquis dans cette région l'importance qu'elle a graduellement obtenue. Si nous en croyons une lettre, adressée par le %ubdél^é de Troyes à l'intendant de Champagne le 16 août 1788, les drapiers et fabricants de serge de Troyes auraient à cette date occupé dans la ville six mille personnes, y compris celles qui filaient pour eux ; et le nombre des personnes employées à la fabrication des toiles de coton, basins, etc., aurait, à la même époque, été de douze mille J). Ainsi dix-huit mille personnes sur une population de trente mille âmes auraient alors donné leur travail à une industrie autre que celle de la bonneterie.

Il n'entre pas dans notre sujet de rechercher à quelle date remonte la fabrication du tricot à la mam. Nous nous bornerons à dire que jusqu'au milieu du xvii* siècle on n'obtint pas de tricot en France par un autre procédé. La corporation de bonnetiers qui existait à Troyes au XVI* siècle, et dont les statuts datent de 1554, ne connaissait que ce mode de fabrication du tricot (2).

(1) DoDl 500 fabricanto.

(2) Les statuts de oeUe corporation existeot à la bibliotbèqae de Troyes, ou M. Haroiand, bibliothécaire a ea Tobligeance de nous les indiquer; leur titre est : Statuts ei ordonnances de la communauté des maîtres bonnetiers de la ville, faubourgs et banlieue de Troyes, le 6* janvier iôù^é, confirmés par Louis XIV^ ce présent régnant avec cinqlarticlej nouveaux qu'il a plu à Sa Majesté accorder à ladite communauté au mois de mars 1098; Troyes, sans date d*année, petit in-8*. — Les statuts des bonnetiers des fauboorgs de

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