CORPORATIONS
ouvriers s'établirent pour leur compte, ils formée rent des élèves qui s'établirent aussi» et, dès 1758, les bonnetiers de Troyes étaient en instance pour obtenir la création d'uo bureau où des gardes jurés auraient visité les ouvrages en bonneterie. Le juge de poliee de Troyes les y autorisa par sentence du IK janvier. Les merciers de Troyes formèrent opposition à Texécution de cette sentence dont le résultat devait être de rétablir au profit d'une corporation le monopole supprimé par Tarrôt du Conseil du 25 mars 1754 ; cette affaire donna lieu à une correspondance conservée aux ^'chives de TAube et où l'intendant se montre peu favorable au maintien de la sentence du juge de police de Troyes (1). En même temps l'industrie de la bonneterie s'éiendait dans la campagne. Romilly-sur'Sdne, qui doit à la bonneterie son importance actuelle et les trois quarts de sa population présente^ avait des fabricants de bas dès 1762 (2), c'esL-é-dire huit ans après l'arrêt du Conseil de 1754. En 1787, le nombre des métiers était à Arcis, de 300 (3), à Méry, de 89 (4), aux Grandes-Chapelles, de 40 (5). Dans cette dernière localité, la bonneterie avait supplanté presque complètement la draperie dès 1780 (6). Nous ne donnerons pas la liste de toutes les localités qui avaient des métiers de bonneterie en 1787 ; cela nous entraînerait trop loin (7).
(1) ArcliiTes de PAobe, C. 1893, 1916.
(2) Lettre de Bertin à Tintendant de Champagne.
(3) Archives deFAube, C. 1194.
(4) Archives de T Aube, G. 1538.
(5) Archives de TAube, C. i300.
(6) Archives de l*Aabe. G. 1300.
(7) Lettre de BerUn à Tintendant de Champagne sor la ûlature de coton aux environs de Troyes. Archives de TAube^ C. 1925.