‹ L'administration des intendantsChapitre 41 sur 60 · AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE

La protection accordée à l'agriculture par Tadministration monarchique au xviu* siècle peut se considérer à un double point de vue : 1® encouragements, 2" règlements qui défendent certains actes considérés comme nuisibles aux intérêts agricoles de la France.

Les encouragements concernent, par exemple, l'amélioration de la race chevaline. Telle est l'institution par l'intendant de Champagne de deux prix annuels pour les poulains et pouliches de l'âge de deux à trois ans (1). Telles sont les différentes ordonnances rendues sous Louis XIV et Louis XV pour l'organisation de haras et notamment le règlement de 1717, malgré l'obligation tyrannique imposée, sous peine d'amende à chaque syndic de présenter au garde-haras pour les marquer, les juments de sa communauté (2) : les particuliers, non seulement envoient leurs cavales aux étalons du roi, mais peuvent

(1) Archives de l*Aube, C. 342.

(2) Gayot, Répertoire, VIII, 416-426 ; Isambert, XXII, 248 et Archives de TAube, G. 693, 1176.

V'rl CHAPITRE DÏXII-ME

obtenir le pnM de ces étalons (1). Xous voyons aussi le Uoi conlier aux eulti valeurs des chevaux de Tarmée (i). Knlin l'intendant s'elToire |)ardes circulaires de propager diverses méthodes utiles» enir'autres la création do ces prairies arlilicielles (I{ (|ui constituent peut-être le plus {^rand des proi^rès laits par l'agriculture en Chamj)agne depuis un siècli* (4). La création de la pépinière royale d(^ Troyes rentre en un certain point dans cet ordre d'idées. Klle ne lournit pas seulcMuent des arbres aux routes, les particuliers obliennent de Tinlendant des concessions d'arbres (o).

Parmi les règlements (|ue l'expérience^ n'a pas justifiés nous rangerons celui du li juin 1731 (0), qui défendait de plant(M' de la vigne dans un terrain qui n'aurait pas été précédenunent em|)loyé à cette culture ; quand celle culture avait été interrompue pendant deux ans, ce règliMuenl interdisait de la reprendre sans une autorisation dnlioi; l'autorité prélendaitparlàempôcher le renchérissement des denrées nécessaires à la vie. Cette j)rescription fut d'abord exécutée. Nous avons encore une ordonnance rendue le 7 mars 1753 j)ar l'intendant de IJarberie pour rappeler, en cette matière, ses administrés an respect de la loi (7). Les archives de f Aube contiennent les procès-verbaux d'un griuid nombre d'expertises

(1) Archives de TAubc, C. 3î)l.

(2) Archives (le l^Aubc. G. J176.

(3) Archives de l'Aube, C. 308, 1170.

(i) Sur rintervenlion du gouvernement en matière de mélhodes agricoles, voir La l^ix de Fréininville, Traite du gouvcnicmcnt des biens et co)/ïuiufiautt\'i d'iiabitanls. IV, p. 5.j8 et suivantes.

(ri) Archives de l'Aube, C. J007-18i2.

(G) Arrêt du Conseil, imprime dans Guyot, Répertoire, XVH, 526 et cité par Isambert, XXI, 3Gi.

(7) Archives de TAube, C. 1146.

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