X INTRODUCTION
tiveinent la corvée des grandes routes par une prestation en argent, Louis XVI accepta F idée malheureuse d'établir cette prestation au marc la livre de la taille. La perception de ce nouvel impôt, qui vint rendre la taille plus lourde et apsr^ver le privilège des exempts, commença le T' janvier 1787 (1), et le même jour le troisième vingtième (\\w. payaient sans distinction nobles et roturiers cessa d'être peiru. Pour(|uoi ces mesures rétrogrades? Pourquoi n'avoir |)as mis sans distinction à la charge de tous les citoyens les irais d'entretien des chemins? En 177G Turgot l'avait proposé ; mais la résistance du Parlement avait trionq)hé du grand ministre :
(( Le noble, » disait le Parlement, « consacre son )) sang a la défense de l'Etat et assister de ses conseils le )) souverain. La dernière classe de la nation, (jui ne )) peut rendre à l'Etat (l(\s services aussi distingués, )) s'acquitte envers lui par les tributs, l'industrie et les » travaux cor|)orcls (^2) ». Cette dernière classe est le Tiers-Etat, ([ui dès cette époque fournissait à la France Fimmensc majorité de s(^s soldats, cl (jui déjà était autant <|ue la n()l)lessc capable de bien conseiller les rois. Treize ans plus tard, le Tiers-Etat, devenu maî-
(1) ArnM du Conseil du 6 novembre 178G, chez Vignon, Etudes historiques sur V administration des voies publiques en France, l. III, p. "^iiS.
(2) Remontrances du 4 mars 1776 dans Vignon, Etudes historiques sur Vadministvninni des voies publiques en France^ l. III, p, 1 45 et suivantes. Le passage cité est à la page 150.