‹ L'administration des intendantsChapitre 7 sur 60 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

vant à Malesherbes, ministre de la maison du Roi : fi II y a toujours une guerre subsistante entre les » forts et les faibles. Le gouvernement, quand il est )) juste, est du côté des faibles. Mais les grands efforts » viennent toujours des forts. Ce sont ces efforts qui » ont fait établir les grands privilèges de la noblesse, » du clergé, des villes et de tous les corps. Et on ne 7) prend le parti du [)cuple que quand on craint qu il » se révolte, parce qu alors, [)ris en masse et opposé » à quelques individus isolés, il est la plus grande » force possible. La voix des forts contre les faibles )) est dans le Parlement, dans la Cour des Aides, dans » ce qu'on appelle la bonne compagnie de Paris, dans » la Cour (1). »

Certes le style de Trudaine n'est pas un modèle : c'est bien ce style administratif français que les intendants ont créé, et dont la tradition, suivant M. de Tocqueville, a été retrouvée par les préfectures. Mais Trudaine disait la vérité : <( Le gouvernement, quand )) il est juste, est du coté des faibles. )> Telle est la vieille maxime de Tadminislration monarchique que Louis XVI oubliait et que Trudaine rappelait à Louis XVL Louis XVI préféra les conseils intéressés de ses égoïstes courtisans aux sages avis des hommes dévoués qui avaient consacré leur vie au service de la monarchie dans les modestes fonctions de l'administration. Au

(0 Vignon, Etudes historiques, t. III, 2« partie, p. 443.

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