‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 121 sur 138 · BCH, XXVI, p · texte numérisé non relu

BCH, XXVI, p

2. Ce sérail peul-i^tre le moyen d'utiliser le texte du scholiaste Dem. XXI, 141. )a6cùv (Ni£YaxXf,;) lâXavTa 8éxa que de fixer raimuité régulière à dix talents : on aurait alors jusqu'à Leipsydrion exactement trente ans, 5i3-513, pour la durée de la construction.

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ouvrage, la réserve du dixième de garantie, l'avance d'une moitié de la somme au début, et la remise de l'autre moitié, moins le dixième, quand le travail était lui-même au milieu *? Ou acceptera-t-on enfin que les Alcméonides, assez riches pour supporter au fur et à mesure les frais de la construction, ont été remboursés en une fois, le temple fini? Cette dernière solution aurait l'avantage d'expliquer les mots d'Aristote : âOev suTCOpYjaav ^^pYjjjLaTwv, mais on comprendra que je n'y insiste guère. C'est encore un point où nous pouvons reconnaître que nous ne savons pas assez.

Les différences une fois marquées, il faudrait faire ressortir la vraie ressemblance des deux moments : au vi^ siècle, l'amphictyonie a eu exactementla même part souveraine dans la reconstruction du temple qu'au iv®. Ce sont les hiéromnémons qui ont fixé la dépense totale, qui ont réparti la somme à fournir entre les Delphiens^ les premiers intéressés à la splendeur de la demeure divine, — et les Etats amphictyoniques. Ils ont donné le travail à l'entreprise selon les conditions arrêtées par eux-mêmes. Ils avaient dressé le '::xpi'itiy\L2\ il est certain qu'ils en surveillèrent avec soin la réalisation. Pour la direction générale des travaux et jusque dans les détails de l'exécution, c'est de leur autorité que toutes les décisions dépendaient sans appel possible. Et enfin c'est bien eux qui, par l'intermédiaire de la Pythie, ont témoigné aux entrepreneurs la satisfaction du Dieu. Mais il faut s'en tenir à cette analogie d'ensemble: nous ignorons les détails de leur administration pour le vi* siècle. Si l'on voulait se les représenter avec quelque précision, on pourrait tenter de transporter cent cinquante ans en arrière le tableau de ce qu'a fait l'amphictyonie au iv® siècle, et dont le résumé sera donné ci-dessous. 11 est probable en effet que ses rapports avec le conseil delphique n'ont pas beaucoup varié au cours du temps, et que même ils ne furent en rien modifiés par l'entrée des deux Delphiens à l'assemblée fédérale. Mais ce sont les deux collèges internationaux dont on ne trouverait pas au VI® s. l'équivalent exact. Or ils donnent à l'administration que nous avons étudiée son caractère propre, et

1. M. Pomiow (Rhein. Mus. LI, p. 342 ; LU, p. 122 et suiv.), après avoir accepté ridée des paiements annuels, parait s'être range, non sans quelques réserves, à Tavis de M. Busolt qui transportait à Tœuvre totale des Alcméonides les conditions de paiement relevées par M. Ilomollc à Délos dans les marchés d'entreprises particulières.

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leur subordination à Tamphictyonie qui les a créés est marquée plus fortement que n'a jamais pu Têtre celle des Alcméonides. Pendant le v** et les vingt premières années du iv® siècle, il est fort possible que les hiéromnémons aient continué à veiller sur les richesses et les propriétés du Dieu. Les prétentions rivales des Lacédémoniens et des Athémiens, sous prétexte de rendre le sanctuaire indépendant ou d'en confier l'administration aux Phocidiens, ne laissèrent à Tamphictyonie qu'un rôle très effacé, presque nulen politique. Aucun fait ne vient prouver que ses prérogatives en matière de finances sacrées eussent été abolies. Mais on est tenté de croire, puisqu'en 380 elle éprouva le besoin de les fortifier et de les préciser, qu'elle les avait pendant les années antérieures, et involontairement sans doute, laissées s'affaiblir.

Cette loi amphictyonique de 380 ^ qui devait trouver après peu d'années une application inattendue quand le temple fut de nouveau détruit, nous ne la connaissons qu'imparfaitement. Même depuis que l'on sait ^ que les lignes avaient 77 lettres en moyenne, comme il en manque plus du tiers en largeur, la restitution de l'ensemble est très difficile. Je me borne aujourd'hui à indiquer en note quelques lectures nouvelles de la partie conservée ^.

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