BC//, XXVII, p. 13 et 18. Cf. Hev. archéoL, 1903, II
2. C'est celui dont il est question ci-dessus, p. 3, n. 2. Voici le passa^rc avec les compléments que je j)ropose et qui, sauf le nom propre, me semblent sûrs : Swxp[àTii AsÀçroi <jTr[À]7); ev rji Tfov vo|jLi'j«jLàTO)[v zàvTow, Tf,ç] àpyupoxoTwiaç £Î6TaT0£[iar,;, ïj àvayjpaçr) ày^vero, {xtaOô[; araT^ps;] TptàxovTa TsaaapcÇ.
3. Il semble bien pourtant que le mot atyivatov s'appliquera encore dans la suite à lu vieille monnaie. Dans Topération qui a lieu sous Caphis (BCH, XXIV, p. i6'i, 1.13-15) et <iui sera étudiée de plus près ci-dessous, on ne peut pas traduire a'-yivaiov autrement que V ancien éginétique.
l'ancien et le nouvel ÉGIJNÉTIOUE 19
soriers eux-mêmes, une suite de la sentence portée en 346 contre les Phocidiens.
Les termes iraXatov et xatvov n'apparaissent pas avant les comptes de Damochares, c'est-à-dire l'automne de 338. Les deux monnaies existent à ce moment : la nouvelle frappe a donc été décidée au moins six mois plus tôt, à la session de printemps sous Palaios. C'en est assez déjà pour croire qu'elle n'a pas été déterminée par la destruction d'Amphissa : il n'y a rien là qu'une coïncidence de dates. En outre ce n'est pas la vente des biens confisqués qui a fait affluer l'argent en telle abondance qu'une frappe nouvelle ait été jugée nécessaire. Les domaines que l'on a repris au nom du Dieu ont été simplement ajoutés à son territoire : ils n'ont été ni revendus, ni même mis en valeur. Nous savons du reste, par un texte postérieur de quelques années, que le revenu des propriétés sacrées était minime. L'encaisse, que nous voyons atteindre sous Palaios, Damochares et Dion*, des chiffres élevés, c'est celui des trésoriers qui précisément ne touchent pas les revenus des domaines. Ce n'est pas le profit de la guerre contre Amphissa que représentent ces sommes considérables : c'est ce qui, de l'amende payée par les Phocidiens, a passé dans la caisse des trésoriers.
Sous Palaios-automne, les condamnés avaient déjà versé 270 talents d'argent éginétique, d'argent ancien^ comme le spécifie le compte de Damochares-printemps-. On est donc tenté d'admettre qu'une grande partie de l'argent qu'ils apportaient a été envoyée à la refonte. C'était un moyen de mieux marquer le caractère des tspi ypyî[j.aTa qu'ils restituaient : on enlevait à cet argent son empreinte d'origine pour lui imposer l'effigie de la Demeter amphictyonique ; et en même temps on tirait le meilleur parti possible de cette monnaie éginétique qui depuis longtemps n'était plus aussi appréciée que l'attique. Pour mettre les nouvelles richesses du Dieu à l'abri des fluctuations du change, onles monnayait en un numéraire de poids intégral.
L'autre monnaie d'argent la plus en usage est étrangère, elle n'est pas conforme au système éginétique, c'est l'attique. Les rapports de ces deux monnaies entre elles sont peut-être le problème le plus compliqué de la comptabilité delphique.