BCH, XXI, p. 33", L 20 et
20 NATLRK ET ORKilNE DES rONDS EMPLOYÉS
On a appris à connaître * ce compromis par lequel il semble bien que les amphictyons aient voulu établir comme un système de valeurs international. 11 eût été difficile de trouver une transaction qui pût mieux réussir à mettre d'accord les deux systèmes monétaires employés par les deux groupes les plus importants de fidèles, Téginétique et Tattique. La mine était divisée en 35 statères ou 70 drachmes, et non pas en 100 comme dans le système attique, parce qu'on avait posé en principe l'identité de la mine attique et de la mine éginétique. Gomme M. T. Reinach Ta remarqué, cette convention représentait à très peu près Téquivalence réelle qui existe entre les poids de ces deux monnaies décompte. La drachme attique pesant en effet 4 gr. 36, la mine attique correspond à un poids de 436 gr. Or le poids normal du statère éginétique est de 12 gr. 44 : si Ton en compte 35 à la mine, on obtient un poids de 435 gr. 4. Le talent vaut toujours 60 mines, donc la parité 4200 dr. ég. théorique= 6.000 dr. att. étaitposée. C'est le rapport théorique 7 : 10 entre les deux sortes de monnaies, et nous le retrouvons dans tous nos comptes.
Dans certains passages pourtant on a cru retrouver une autre proportion, celle que le commerce avait adoptée 3 : 4, par exemple dans les conversions et réductions qui ont eu lieu sous Dion et Gaphis^. Je persiste à penser que le rapport 7 : 10 est toujours applicable à ces cas : la différence entre les totaux que l'on attendrait alors et ceux que Ton obtient représente, comme le texte l'ajoute parfois '^ : ib 5à aXXo èTctxaTaXXaYYj rfEvexc, le prix du change.
Je ne vois qu'une ou deux occasions où le rapport 3 : 4 ait été certainement appliqué. Sous Gaphis, les trésoriers empruntent aux prytanes 190 dariques, et marquent en compte comme
1. T. Hcinach, BCII, XX, p. 251-256, 385; XXVIII, p. ts. — M. Keil, Hernies, XXXVII, p. 514 suiv.,audopléce système, mais il ne semble pas Tavoirappliqué à tous les cas, comme j'essaierai de le montrer. Tous les comptes publiés prouvent jusqu'à l'évidence la division de la mine éjçinétique en 35 statères : l'un des derniers exemples, et l'un des plus clairs, m'a été sijçnalé par M. T. Heinach : BCII, XXVI, p. 8. 1. 53-54 : l'architecte des Pyles, payé à raison de 2 statères par jour, reçoit pour trois ans (= 1080 jours 2160 statères, or son salaire total est ainsi indi([ué : l talent, 60 statères. D'où un talent = 2100 statères; c'est-à-dire, en divisant par 60, l mine = 35 statères.