‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 131 sur 138 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

de ne pas croire sans vérification, devait s'exercer en matière de finances et surtout de finances internationales, plus encore que dans les luttes politiques à Tintérieur de chaque cité ; sTiçOovo; o)v ô -jtXsjts;, dit Strabon ^, précisément à propos de Delphes, ^uj^jXaxTs; sœti, xîv Izpbç f^. Cette mutuelle défiance pouvait devenir, et elle est devenue en elTet un excellent principe d'administration et le fondement même d'un système raisonné, puisqu'elle a créé le contrôle, aussi bien dans les recettes que dans les dépenses. Il suffit de rappeler les stèles où étaient inscrites les contributions des fidèles, et d'autre part la série de commissions par lesquelles passe, surveillée à toutes les étapes par le coUège suprême, une somme sortie de la caisse sacrée avant d'être remise à Tentrepreneur des travaux du temple auquel elle était destinée.

Mais, si féconde en effets utiles que fût cette qualité, c'est en même temps d'aptitudes plus positives que témoigne le système établi à Delphes. Depuis les poèmes homériques on sait que les Grecs ont eu à leur disposition toutes les ressources de l'adresse ingénieuse et que, dans le domaine aussi des choses matérielles, leur intelligence a su trouver les solutions. Répondre à des besoins nouveaux par des institutions appropriées, ajouter aux deux rouages permanents de l'administration sacrée lesdeux collèges internationaux qui l'ont complétée au IV" siècle, il n'y a encore rien là qui dépasse des facultés d'adaptation moyennes. Ce qui paraît plus remarquable, et plus digne de leur réputation, c'est l'habileté pratique avec laquelle, sans rien détruire de ce qui avait été éprouvé à Tusage et pouvait encore rendre des services, ils ont inséré en im point précis de la machine un rouage nouveau. L'indépendance assez grande avec laquelle les naopes surveillaient la rentrée de l'un des revenus extraordinaires leur fut conservée, mais, pour les dépenses, les fonds qui leur étaient remis provenaient désormais d'une source unique, ils avaient tous passé par le contrôle des trésoriers. De même pour le conseil delphique : il continuait à encaisser des recettes qui échappaient entièrement au collège nouveau, d'autres que ce collège n'avait eu qu'à surveiller au passage, mais pour le dernier et le plus important des revenus ainsi (jue pour toutes les dépenses il était associé auxtrésoriers dans la gestion de la caisse unique. Donner des attributions

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