L. 65-78. — Liste des naopes
C'est la seconde fois que ce texte donne La liste des prytanes : nous les retrouverons encore à la session de printemps. Il n'y a de notable ici que le huitième nom, sûrement Niy^p*/cu. C'est celui que le texte d'Élatée appelle BsôSwpo^ (/G, IX, 111 ; cf. Paris, Elatée^ p. 247-8, n® 59 : une ligne a été omise dans le texte du Corpus, précisément au milieu de lenumération des prytanes).
Pour ces premières dépenses acquittées par la caisse des trésoriers, l'autorité du collège amphictyonique est rappelée par le nom des deux Thessaliens.
La date précise du versement aux naopes est indiquée, comme elle le sera dans ce compte pour toutes les dépenses : le 5 Heraios. On emploie ici (zéjjlxtyji lcn:a|jL^vou) comme col. II, 1. 7 (s'.y.io'.) des expressions empruntées à Athènes. La plupart des noms de naopes sont déjà connus ; je ne relève que quelques détails : 1. 69, entre i!i[j.|jL{a et ^epatwt deux lettres vides : on a probablement écrit l'ethnique en laissant pour le patronymique une place qui s'est trouvée trop grande. L. 7i, AAIKA, cf. BCH, XXVII, p. 54. Pour *avTc; et son patronymique, cf. ibid, XXIV, p. 137, 1. 25 et p. 140. — On a vu plus haut que le petit nombre des naopes présents et l'absence du Delphien mettent cette liste à part des autres.
Colonne II
J'ai conservé aux lignes de lacolonne II les numéros de celles qui leur correspondent à gauche. Il faut ajouter pourtant que, dans le haut de la pierre, on voit encore quelques vestiges de lettres, d'ailleurs inutilisables : à la ligne qui précède immédiatement celle qui serait pour nous la première (s'il en était resté quelque chose), on distingue la fin d'un nom propre au datif... o([x)6v6t et, de place en place, la trace de lettres rondes.
'\lpxiz'j — , 7'X-f,pt; — ^ . Aa;j.(ovt [KlaXA[i2?J i .... T?!c] Tf[Xy\(t)\-'if.\c V.7.X . . . MO .'tIwv j . . .
[. . . (JLt;vb(; *H]p[ai]ou 3[uo36>tàT]at, (j[Ta]T[fip£]ç Tp[6]tç.
[Aeivo](jLà)r(i)[t K]paT[Y;]a[(]xo[u A]eX<pa)[t xi Y]pa[[jL(jLa]Ta £7x0t];av[T]i, à[v]i èxaTov t
(rca[Tfj
p[eq £Îxcai Tp£t aXt; av
ffç] SpaxiA^ç, (XYîvb[ç*H]pa{c[u] £lxa[S'.],
ç , o6oX6ç.
a[X(o(jLaTOç TaXavTa Sfxa 7:£vt£, [jLvaî 5£xa,] tax]o[vTa Tp£tç, cêoXot Tp£ÎÇ .]
Aoi[x]bv x[a]pa ty)(x xoXtv [':]g>[v] AeXçwv T[aX]av
•:p[tax]o[vT
a £[vv£]a, [[jL]v[aî T£a] aapaxcvT[a TJp£t[ç , oôcXot [T]p[£]t[ç].
Ta] £xaTb[v]
, aTaTY)[p
'Hp[ivîJç'ï:uXai]aç, iJL[r|v]bç <CBc[a]66 V A£X9o[îç] IIaXaio[y, 7wp]u[Tavl£u6 oç, 0Y;6aYop[a, EJuTTcXtoç, [T£X
ou]>, £[7:1 a]p[yj5[vTC(; vt]g>[v E]*j8ix[o]u, KXéo)- £$a)po[i>, 'Ap](aT(i)[v]oç, 'Aya-
éa, [N]t[xa]p[)(ou * t]o[v X6y]o[v 'ïca]pfX[a6]o[v ot] T[a(jL{]ai
.... Twv [£po[jlv]y;(jl6[v
Tptax]o[v':a èvvfja,
(i)v [tJ(Ï)[[jl (jL£Ti KJc[tt]uço[u x]at KoX[o]- X£i] Tw[v A£X]ç[(ï)v TaXavTa èjxaTOv [xvai T£a(japaxcvTa Tp£tç, ŒraJTi^p,
5]p[a)riX'lQ, 060X01 Tp£ÎÇ, t£]po[[JL]v[YÎ[JL]o[v]o[uVT](i)[v Ta)V$]£.
©[£]a[(jaX(ï)v Aa6x]ou, 0[pa(juSa](ou * ^[apà ^iXixxou Nixà-]
[v]opo[ç .] [u • A£X9WV
Les rares vestiges que Ton voit ensuite non seulement ne permettent pas que Ton restitue les noms propres, mais ne sont même p98 assez sûrs pour être transcrits.
Jusqu'à la 1. 9 se continuait rénumération des dépenses de la session d'automne. Je ne peux restituer le travail pour lequel on a payéà Damon (Delphien?) 3 statures, le 12 Heraios : mais la date et le prix sont sûrs.
j. 6-8. — Gravure de lettres: cf. plushautp.3on. 1. La somme payée à Deinomachos, à raison de cent lettres à la drachme, ne représente pas un nombre exact de lettres : entre 4616 et 4617 : il faut admettre qu'on a donné au graveur quelques chalcous de plus ou de moins que ce qui lui revenait, à moins qu'on n'accepte l'hypothèse suivante. Le compte d'Aristonymos avait tout au plus dix lignes au-dessus de celle qui est pour nous la 1. 1 {BCH, XXVI, pi. V) : ce texte représente environ 2.400 lettres. On sait [ibid., p. 27) qu'il forme la suite d'un autre texte, également sur marbre, dont nous avons retrouvé deux fragments et qui portait lui aussi le compte de trois sessions. Mais l'espace occupé par les opérations iinan-
cières d^une session est très variable. En supposant que les deux pylées de Chairolas et celle d automne sous Peithagoras donnaient un texte un peu moins long que la session de printemps sous Peithagoras et les deux sesionsd'Aristonymos, nous connaîtrions les deux plaques que Deinomachos a gravées ; et, comme celle de Palaios est de la même main, nous saurions le nom du lapicide le plus habile de cette époque à Delphes. La bizarrerie du prix qui ne correspond pas à un nombre exact de lettres s'expliquerait très bien par le grattage et la correction des 1. 52-55 dans le compte d'Aristonvmos.