‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 17 sur 138 · BCH, XXIV, p · texte numérisé non relu

BCH, XXIV, p

5. BC-W^, XXIV, p. 136, 1. 9-12:Torçvao7:oiotçeîçxu7:apiaaov^iXir::E^ouç | ypuao-j, çy.aTÔv TTçvTTJxovTa, exa^TOV Iv kTZxà. | araTfjpat,

LES MONNAIES d'oR 23

dons volontaires. Nous les connaissons peu, mais précisément la fin du total pour la session qui précède Tarchontat de Dion a été conservée *, et à leur place normale, après rénumération de toutes les monnaies d'argent, se trouvent mentionnés 8apsixoi Bsxa sTç. A lune des sessions précédentes ou à la session qui suivit immédiatement celle dont nous avons les derniers mots, c est-à-dire sous Dion-automne, il est très probable que nous trouverions un nombre de philippes plus considérable. Il est certain en tout cas que, dès le printemps de 336, avant le départ d'Alexandre, avant même son avènement, les dariques étaient connus à Delphes. On a vu plus haut^que, sous Caphis, les trésoriers recevant desprytanes 190 dariques les avaient ensuite évalués d'après la proportion commerciale 3 :4 entre Téginétique et Tattique, à 15 dr. ég.; le darique était en effet, dans Tusage courant, considéré comme équivalent à 20 dr. att. Mais au moment même où ils les avaient reçus, c'est d'après le rapport normal au iv® siècle 7 : 10 qu'ils les avaient évalués, c'est-àdire à 14 dr. ég. ou 7 statères. G est la valeur du philippe sous Dion ^. Or le poids du philippe et celui du statère attique sont sensiblement les mêmes : d'où l'équivalence de ce statère d'or à dix statères d'argent attique, ce qui a permis à M. T. Reinach d'établir ^ que les comptes delphiques de 336- 5 offrent le plus ancien témoignage sur l'abaissement du prix de l'or dans le iv® s. Le rapport à l'argent qui était de 12 à 1 au commencement de ce même siècle est tombé à 10. Des deux causes qui, bien des années avant l'expédition d'Asie, ont pu amener cette dépréciation, l'exploitation par Philippe des mines du Rangée et le pillage du sanctuaire delphique par les Phocidiens, celle-ci nous intéresse particulièrement parce qu'elle a eu, comme on le verra dans la suite, un contrecoup inattendu sur les recettes et les dépenses de l'administration financière.

1. BCH, XXVII, p. 3i, I, 1. 3-i. C'est le total dOrnichidas-printemps.

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