‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 18 sur 138 · Revue numisin., 1902, p · texte numérisé non relu

Revue numisin., 1902, p

Les fonds que ladminist ration du sanctuaire a maniés au iv'^ siècle étaient d^origine diverse. Nous devons classer les revenus qui ont alimenté le trésor sacré en deux groupes. D'une part, les ressources ordinaires, celles sur lesquelles on avait le droit de compter en tout temps, pouvaient augmenter ou diminuer, comme il était naturel, selon le nombre des terres affermées et le taux du bail, selon le nombre des têtes de bétail et le produit des sacrifices, mais elles ne cessaient jamais et ce n*est pas une occasion exceptionnelle qui les a fait naître. — D'autre part, les ressources extraordinaires sont nées d'une circonstance anormale qui tranchait sur la régularité de l'existence quotidienne. L'une d'elles a été perçue pendant de longues années: ce sont les souscriptions envoyées ou apportées par les fidèles. Mais on ne pouvait pas espérer qu'elle durerait toujours. Les auteurs de ces offrandes visaient un but précis, la reconstruction du temple ; le but atteint, les contributions n'avaient plus de raison d'être; et de même, le jour où les Phocidiens auraient apporté le dernier talent de leur amende, cette autre source de revenus était à jamais tarie.

Des finances delphiques, on le sait déjà, nous ne connaissons que l'exceptionnel: la marche ordinaire de la vie, recettes et dépenses, est précisément ce qui nous en échappe. Nous sommes assez bien informés, quoique les documents soient très incomplets, des revenus extraordinaires: nous ignorons presque tout des autres. On soupçonne par exemple que les troupeaux qui appartenaient au Dieu ont fourni à l'administration du sanctuaire au iv" siècle d'aussi grands profits qu'à d'autres époques, mais la -npi^ozz^ va 6p£;j.;j.iTwv xal àvEAûv n'est connue que par un texte très postérieure Dans nos comptes, les 7:p66oL'2 n'apparaissent que comme une occasion de dépense : les naopes paient la garde et la nourriture des quelques agneaux, des quelques chèvres qu'on sert à leurs repas pendant leur séjour à Delphes. 11 en est de même pour les dîmes : on pouvait penser qu'elles étaient perçues dans ce sanctuaire comme dans les autres, et l'existence des -irwXr^TfJps; Tâv csxaTÎv fait

I. Ci. (Ml dernier lieu sur ce texte (ï. Colin. liCII, XXVII, p. 157.

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