A l'appendice : le compte de l'archontat de Paiaios
3. Du moins dans la partie inférieure de ces murs. On verra en efTet plus loin ("chap. m) que l'hypothèse selon laquelle les murs du temple auraient été construits jusqu'à une certaine hauteur (2 m. 50 ou 3 m.) en calcaire de St-Klie et au-dessus en tuf, me parait de plus en plus vraisemblable.
II est impossible d'indiquer avec une précision rigoureuse la muraille, ou les murailles, dont ces diverses plaques formaient le revêtement. Nous devons, dès à présent, mettre à part une série de textes, les comptes de locations et de fermages, dont l'emplacement ancien est connu : les stèles sur lesquelles ils étaient gravés avaient le pied encastré dans une rigole, autour de deux temples, dans le sanctuaire d'Athéna PronaiaL Mais le plus grand nombre des plaques n'ont pas cet appendice d'encastrement et la provenance n'en est pas aussi sûre. Elles ne sont pas restées à leur place pendant de longs siècles. Dès l'époque des empereurs, ces pierres qui conservaient le témoignage d'une comptabilité déjà oubliée ont été utilisées dans les réparations de la voie sacrée, des places (surtout de la terrasse qui s'étendait devant l'opisthodome), de l'escalier qui monte au théâtre. On les a parfois amincies en dalles de pavage, la face tournée vers la terre et protégée ; le plus souvent, les lettres ont été exposées aux frottements meurtriers. Foulées pendant des générations par les fidèles et los touristes, beaucoup de plaques se sont cassées, et des morceaux en ont disparu ; mais surtout les dimensions en ont été modifiées : on ne retrouve pas toujours les deux joints, quelquefois pas même un, sur chacune des tranches latérales; la face supérieure n'a conservé que par hasard chez trois ou quatre les trous de scellement qui prouvent que, reliées à leurs voisines de droite et de gauche, elles faisaient partie d'une muraille.
On n'est pas autorisé à dire que les plaques de calcaire proviennent des murs du temple. Les pierres que nous pouvons rapporter avec certitude à ces murs, celles qui étaient triplées pour former toute la profondeur de la muraille, étaient épaisses d'au moins m. 33 ; or une seule plaque, celle qui porte les comptes des trésoriers sous Damochares, atteint presque cette dimension (0 m. 33). L'épaisseur des autres varie (entre m. 15 et m. 27) : ce seul fait qu'elle n'est pas toujours la même suffirait à prouver que ce n'est pas à un mur de la cella que nous devons attribuer nos pierres. Elles n'auraient d'ailleurs pu appartenir, vu leur hauteur moyenne de 1 ni. 50, qu'à l'assise la plus basse, celle où les pierres étaient placées en orthostate ; mais même si l'on admettait que l'or-