‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 24 sur 138 · Cf. BCH, XXVII, p · texte numérisé non relu

Cf. BCH, XXVII, p

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Les contributions i>es fidèles Jô

ministration sacrée ne porte pas son titre officiel ; c'est comme àpYupoXoYsovTsç, et non comme naopes, qu'ils dressent les catalogues des offrandes.

Comme toutes les autres pièces de cette comptabilité, les listes de souscriptions attestent le souci que Ton avait de rendre le contrôle possible à tout instant et pour toute personne intéressée. II fallait que le fidèle qui avait contribué, peu ou beaucoup, à la réédification du temple pût s'assurer, par lui-même ou par un autre, que son offrande avait été transmise au trésor du Dieu. Aussi le montant exact de chaque don, quelle qu'en fût Timportance, était-il inscrit sur les stèles de marbre, avec le nom et l'ethnique du donateur : quand ce n'était qu'une obole, elle ne suffisait même pas à payer les frais de la gravure ^ Mais aussi les visiteurs et les fidèles étaient-ils encouragés à verser autant ou davantage.

A chaque session, le total de ces offrandes monnayées était calculé : xe^aXatov Aif||i.[i.aToç szi TauTY)ç Tfjç xuXaiaç. Nous ne le connaissons que dans quelques cas; pour la 13% la 14* et la 17* pylée2, il dépasse 8.S00, 10.800 et 8.3S0 drachmes. II semble bien qu'on ait le droit de considérer deux talents comme la moyenne des sommes reçues à chaque session. Certes, il y aura dans la suite des années où l'on encaissera moins ; pourtant dans les premières années de la guerre sacrée les contributions ne s'arrêteront pas •*, et surtout il faut noter qu'à la 17® pylée, c'est-à-dire la neuvième année après l'ouverture de la souscription, on n'en était plus sans doute à l'enthousiasme du début. D'autre part, dans les dernières années du siècle, sous Megacles ^, c'est encore ce même chifTre de deux talents que l'on trouve comme total des contributions encaissées pour un semestre.

Un fait confirme indirectement cette moyenne, pour l'établissement de laquelle on ne saurait rassembler trop d'indices. Nous retrouverons souvent dans la suite une somme qui fut

1. Si Ton paie une drachme pour 100 lettres comme dans le texte de Palaios (append.f col. II, 1. 7), ToITrande de la Phliasienne Cleonica,! ob. 1/2 (BCH, XXVII, p. 15, 1. 53-54) dépasse à peine le prix des 32 lettres qui lanuoncent ; mais elle n arrive pas à les payer si on a compté seulement 4 oboles pour 100 lettres, comme sous Dion (BCtf, XXIV, p. 143, 1. 23-24).

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