‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 39 sur 138 · G, IX, 1J2, 1. i · texte numérisé non relu

G, IX, 1J2, 1. i

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le moment, puisqu'ils ont la garde de cette caisse comme des autres et qu'ils sont responsables, pour ce revenu aussi bien que pour les deux premiers, aussi bien que pour tous ceux que nous ignorons et dont d'autres séries de textes, en dehors des trois séries étudiées, auraient pu nous donner le détail.

La commission financière n'a cette charge que parce qu'elle est une partie du conseil. Or le conseil serait, à Delphes comme ailleurs, la magistrature suprême en matière de finances, si tous ces revenus n'appartenaient pas au Dieu, qui est représenté par les amphictyons. La ville n'aura pas le droit d'employer les fonds sacrés à l'usage qui lui conviendra, mais de plus, et déjà pour ce qui concerne les revenus, le conseil ne peut avoir aucune initiative. Ce n'est pas la ville, ni ses représentants qui modifieront les baux avec les fermiers par exemple, ou qui réduiront les versements de l'amende due par les Phocidiens. Il y faut une décision de l'amphictyonie que le conseil n'aura, pour ainsi dire, qu'à enregistrer. Il surveille la rentrée des revenus dont le chiffre a été fixé par d'autres.

Mais, ce point très important une fois marqué, on peut accorder que le rôle du conseil au moment de l'arrivée des recettes dans les caisses du dieu parait avoir été assez analogue à ce

qu'il fut à Athènes ou à Délos. ''Ettiv uiitv xjpioç vs;i.5î

•zohq iyo'noL^ xi ItpoL.,. y^pii\Lx-:oi, xataêaXXstv eîç to pouXsunfipiov : en faisant à la phrase de Démosthène * les changements nécessaires, on peut l'appliquer au conseil delphique.

Les prytanes reçoivent matériellement les fonds qu'on leur apporte et leur compétence s'arrête là. C'est que le conseil a délégué à une partie de lui-même le droit de manier les espèces destinées aux caisses sacrées. Que lui reste-t-il alors comme pouvoir effectif, puisqu'il n'a ni l'initiative d'évoquer les questions qui peuvent se présenter touchant la rentrée des revenus, ni le droit d'en décider souverainement? Il est possible que pourtant dans la vie ordinaire les amphictyons aient laissé aux bouleutes une certaine liberté pour trancher les difficultés qui pouvaient survenir dans la vente des animaux destinés aux sacrifices ou dans les négociations relatives aux prêts d'argent consentis par le trésor sacré. Mais, et même

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