‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 46 sur 138 · BCH, XXI l, p · texte numérisé non relu

BCH, XXI l, p

L^ASSEMHLÈE. LKS POLÈTKS 61

tiques et périodiques, si, parmi les questions soumises par les TCpoaipsTsi sous Charixenos, se trouvait précisément la fixité de ce fonds d'abonnement, décrété une fois pour toutes sur la somme que les naopes avaient encore en dépôt à la ville. Les bouleutes du semestre ont donc, dès le moment où le compte est ouvert de nouveau, le pouvoir d'autoriser seuls — sauf deux occasions que nous devrons étudier — les paiements à faire au collège international. Au contraire, dans la première partie du compte, pour des versements qui variaient de quelques drachmes à plus de trois talents, le conseil n'autorisait sa commission financière à remettre les fonds entre les mains des naopes que quand son TCpo6ouX£u[ji.a, pour parler le langage attique, avait été sanctionné par un décret du peuple.

Ici encore je n'affirme pas, je propose ce qui me parait presque certain. L'analogie avec Athènes, pour ce cas paii,iculier, est évidente ; mais il n'était permis de l'admettre qu'une fois les diverses classes de textes analysées. Il faut de plus insister sur la différence essentielle : ce ne sont pas les finances de l'État, ce sont celles du Dieu que la ville garde, et la ville reçoit les ordres des collèges internationaux.

On vient de le voir, dans la seconde partie de ce compte sur le fonds de dépôt, les versements étaient toujours sauf, en deux cas, annoncés par la formule : aXXa à^£§a)xe à gouXa. Pour les deux archontats successifs de Thoinion et de Lyson *, le texte présente une exception qu'il est difficile d'expliquer entièrement. L'autorisation du conseil, qui est indispensable en tous cas, a été donnée : les noms des cinq premiers bouleutes du semestre, qui accompagnent les deux fois celui de l'archonte, en sont la meilleure garantie. Mais ce n'est plus, comme dans la première partie du compte, la ville qui a décidé le versement. Ce ne sont pas non plus les prytanes dont le nom figure en tête : dans ce compte, il n'a pas paru nécessaire de mentionner expressément le bureau payeur pour des paiements régulièrement ordonnancés et effectués.

Page 1