‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 67 sur 138 · BCH, XXll, p. 30i · texte numérisé non relu

BCH, XXll, p. 30i

seulement 406 dr, 1 ob. 1/2. C*est donc près de ii.OOO dr. qu'ils gardent * . Il suffit que cette différence entre les recettes de leur caisse et leurs dépenses soit constatée une fois à l'avantage de celles-là pour que Ton sache comment pouvait s'alimenter leur fonds de réserve : il devient ainsi un véritable fonds de roulement.

Il ne s'est pas constitué autrement à l'origine : je crois en effet que, de très bonne heure, les naopes ne se sont pas bornés à leurs retraits sur le maigre fonds de dépôt. Les contributions continuaient à arriver, chaque pylée, même pendant la guerre ; depuis Argilios et peut-être avant lui déjà, le collège s'était adressé à d'autres caisses qu'à celle seulement où son argent était déposé. Payant ses dépenses avec ces fonds de diverse origine, payant parfois une seule dépense avec une somme prise sur son dépôt et qu'il complétait avec une somme prise sur une caisse différente, il avait pu se constituer une réserve : c'est elle dont Texistence est expressément attestée sous Damoxenos.

On comprend que, la paix faite, les naopes aient voulu voir clair dans leur administration. Mais cette faculté qui leur avait été laissée d'emprunter à diverses caisses a, presque tout de suite, quelques mois après, fait diverger les deux séries de la comptabilité. La concordance avait été établie- , les totaux en caisse vérifiés ; mais un an ou dix-huit mois plus tard, si l'on avait voulu établir de nouveau la balance, il eût fallu additionner les versements du conseil sur le fonds de dépôt, les versements du même conseil sur d'autres caisses, les emprunts faits par les naopes à leur réserve, et mettre en regard les totaux des dépenses acquittées par le collège. Pour les dépenses, le collège lui-même en a bien dressé, régulièrement à chaque session, l'énumération complète ; tandis qu'aucun texte ne nous donne le total de ses entrées de caisse, nous ne retrouvons pas une seconde fois ce calcul des siatTaîJLaTa établi sous Damoxenos.

1. Il importe peu pour le moment que celte somme ne soit qu'un remboursement d'avances faites quelques années plus tôt par les naopes, comme je vais essayer de le dém<intrer. L'essentiel est ici de constater que jamais les entrées de caisse du collèjre et ses dé])enses ne sont tombées d'accord ; et, pour prouver que la dilVérence a dû être plusieurs fois à l'avantage de celles-là, j'eusse préféré un autre exemple, mais l'étal ties textes ne me permet pas de choisir.

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