‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 70 sur 138 · BCH, XXII, p · texte numérisé non relu

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inscrivaient les sommes qu'ils avaient prêtées à divers entrepreneurs.

Je crois que nous pouvons nous passer de cette hypothèse. Sous Damoxenos-printemps, exactement un an avant que le conseil verse aux naopes les 14. 400 dr., on voit * les naopes verser aux deux Tégéates entrepreneurs de transports une somme, sûrement plus de 1000 dr. et probablement plus de 1 300, àxb ToO sTTiosxdtTcu : c'est-à-dire ils leur remettent une partie de leur dixième de garantie. C'est du même travail qu'il est question dans les deux cas *, et les deux passages s'éclairent Tun Tautre. Les trois talents dont les naopes avaient fait V avance ne représentent pas le prix total de l'ouvrage : les naopes, selon leur habitude, avaient commencé par en retrancher le dixième : la somme entière était donc de 12.600 -|- 1.400 = 14.000 dr. Et c'est une partie de ce dixième qu'ils versent en fait aux deux Tégéates sous Damoxenos-printemps.

Il est donc prouvé que les naopes, dans ce cas, ont d'abord avancé l'argent, puis qu'ils se sont fait rembourser par le conseil. C'est une confirmation directe de ce que nous avions été amenés précédemment à conclure de cette réserve laissée par les naopes de la guerre. Le collège n'a pas attendu la paix pour opérer des retraits sur d'autres caisses que celle où était son fonds de dépôt. Il a pu ainsi, non seulement se constituer une réserve de 3.400 dr., celle que nous retrouvons sous Damoxenos, mais aussi faire des avances aussi importantes que celle dont le compte du conseil porte la mention sous Archon-printemps. Il faut bien noter en effet que l'avance des trois talents a été faite sans aucun doute avant la paix, puisque, sous Damoxenos-printemps, c'est une partie du dixième de garantie qui est remise aux Tégéates : le travail est donc réellement fini et livré, il ne leur reste plus dû qu'un reliquat de moins de cent drachmes.

Pourquoi les naopes ont-ils attendu si longtemps pour se faire rembourser de leurs avances par le conseil ? Je l'ignore. Mais ce cas particulier met bien en lumière l'impossibilité où nous sommes et où on a toujours été de faire tomber d'accord à un moment quelconque la série des recettes encais-

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