‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 71 sur 138 · Cf. iJbW., p · texte numérisé non relu

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94 LES NAOPKS

sées par le collège et celle des dépenses payées par lui. Et Ton voit aussi maintenant dans quelle mesure nous avions le droit de dire : le compte sur le fonds de dépôt et les comptes des naopes représentent deux séries réelles de paiements vraiment effectués. Certes aucune des deux n'est fictive ; mais d'abord, au point de vue du temps, il n'y a pas forcément concordance : on vient de voir un exemple où la série des naopes était antérieure à celle du conseil, et Ton a vu aussi qu'il était possible de supposer des cas où elle aurait été postérieure. En second lieu, pour ce qui est du montant des paiements indiqués, il n y a presque jamais concordance, et il ne peut en être autrement, puisque le compte du conseil représente une toute petite part des recettes encaissées par les naopes et que, pour les sessions où nous connaissons le total de ces recettes, il y a toujours une différence entre ce total et celui des dépenses que le collège a acquittées.

Le fonds de réserve, d'où Ton voit sous Damoxenos les naopes tirer leurs autres recettes, était à ce moment-là peu considérable; il semble bien qull échappait à tout contrôle, mais le mal n'avait pas de conséquences graves. De plus, dès La première année, les naopes en prélevèrent plus de la moitié : il était donc destiné à s'épuiser assez vite, si d'abord les trois talents autrefois avancés aux Tégéates n'étaient venus l'alimenter. Mais surtout, à partir de 343, l'amende des Phocidiens, les soixante talents versés chaque année au trésor du Dieu permirent de pousser les travaux du temple avec plus de vigueur et de rapidité qu'on n'avait pu le faire encore à aucun moment. Les entrées de caisse devinrent brusquement beaucoup plus considérables, et les naopes n'en continuèrent pas moins h retirer des fonds sur la somme déposée au nom du collège, tout en gardant leur fonds de roulement. On voit les conséquences qui pouvaient en résulter, avec une comptabilité qui nous paraît à nous si étrange.

Il semble qu'elle a fini par le paraître aussi à l'administration du sanctuaire. Je ne veux nullement dire qu'il y ait eu des abus, il y faudrait des preuves plus fortes même que les quatre lignes du compte d'Aristonymos, grattées précisément à l'endroit où devait être mentionné un versement de fonds aux naopes * et juste six mois avant l'entrée en fonc-

ty I. BCII. XXVI, p. IL

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