‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 9 sur 138 · LISTE DES ARCHONTES · texte numérisé non relu

LISTE DES ARCHONTES

Caphis

Charixenos

Thebagoras

Theon

K ri bas

Pleiston

Kuarchidas

Eucritos

Cleoboulos

Menaichmos

Thoinion

Tivson

Maimalos

Diodes

Archetitnos

Orestas

Antichares

Kuboulidas

Damocrates

Sarpadon

Timocrates

Megacles '

Telles sont, dans le temps, les limites où doit se renfermer cette étude. Le moment en est fixé, il faut en définir Tobjet. Il est très particulier et spécial ; et ce caractère, il faut bien

1. J'ai misa droite des chifTres le nom de Tarchonte dont la date me parait absolument sûre (Damoxenos, Damochares)ou très vraisemblable (Etymondas. Eribas) ; à gauche, ceux dont l'attribution à telle année ou tel groupe d'années est simplement possible. Les chilTrcs soulignés désignent les années où les Pythia ont été célébrés. Dans cette étude il m'arrivera souvent d'employer des expressions abrégés comme Cieon-automne, Charixenos-printemps, pour désigner la session amphictyonique, la ::uXa(a dautomne qui se tint p. ex. sous Tarchontat de Cleon, celle de printemps sous Charixenos. L'année delphique commençant au même moment que Tannée athénienne, la session d^aulomne est la première de Tarchontat.

avouer que la connaissance des documents rassemblés en séries sans lacunes ne l'eût pas modifié.

En effet, les finances que nous avons à étudier ne sont pas celles d'un Etat grec ; ce ne sont même pas celles d'une cité qui entretient des rapports financiers avec l'un de ses sanctuaires, comme Athènes ou Délos. A Delphes, il n'y a pas, à côté lune de l'autre, une tspa et une $r<|;.cata xt6(OT6ç, pour employer l'expression délienne, ou, comme on dirait à Athènes, une [Epi et une baioL ziziv,r,7izK C'est la première seule dont les opérations nous ont été transmises, c'est le trésor du Dieu que nous voyons accru par les recettes et diminué par les dépenses. La ville de Delphes est simplement la dépositaire de la fortune sacrée, mais la gestion en est confiée à des collèges internationaux qui se superposent Tun à l'autre.

Cette administration financière du sanctuaire, nous ne la saisissons pas en un point quelconque de son développement. On connaît mal les finances du Dieu pythien en dehors du moment que je viens de délimiter : les documents font défaut, ou bien ils sont isolés, séparés par de trop longs intervalles, ou ils se rapportent à des cas trop particuliers. On y voit des fondations, on y voit surtout des vols et des pillages. Il est impossible d'en faire l'histoire suivie pendant quelques siècles. Et d'ailleurs, par une rencontre qui n'est étrange qu'en apparence, c'est le budget ordinaire du Dieu sur lequel nous avons le moins de renseignements. Si nous arrivons à grouper quelques faits et à voir fonctionner l'administration du IV® siècle, c'est à l'état exceptionnel où ont été les finances sacrées à cette époque que nous le devons.

La destruction du temple en 373 et le pillage de Delphes par les Phocidiens pendant la guerre sacrée, voilà les deux faits qui ont infiué de la manière la plus décisive sur l'histoire que nous étudions. C'est parce que le temple a été détruit par

1. A Delphes même on dira plus tard [HCll, V, p. 165, 1. 29 (yp7Î[x«Ta) ôafxdaix xal noOîepa. Mais à l'époque dont nous nous occupons, ce sont les finances sacrées que n<ius connaissons seules, et il ne faut pas se laisser tromper par l'expression rà iepà yprjtjiaTa qui n'en désijj:ne qu'une partie, l'amende payée par les Phocidiens depuis 3i3. On verra plus loin un cas unique où l'administration du sanctuaire paie une dépense qui semble regarder l'Ktat, la j^ravurc des prodikics(ch. iv, î; 3;. Mais, si Ion ne veut pas expliquer le fait par l'analoj?ie des institutions athéniennes, il restera la possibilité d'admettre que le mot rpooixiat n'a pas été complètement interprété et qu'il y a eu des ensembles de privilèges groupés sous ce nom unique, comme le disait B. Keil Anon. Argent. 3l3u. et //crme.s, XXX^'^, 511 n.), mais décernés par les ampliictyons.

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