BCH, XXIV, p. 465. I. 40 ; p
4. BCH, XXn, p. 30 i, I. 41. Cf. ci-dessus ch. in, § 3, p. 92.
5. Tant que les trésoriers ont existé, ce sont eux qui ont touché auprès des amphictyons cette recette. Si, comme je continue à le penser, le frajcment transcrit BCH, XXVI, p. î).V9i, et qui porte une suite de versements d'£7:iO£xara, appartient bien à la comptabilité des naopes, il faudra le rapporter à un moment où le collèfre des trésoriers n'est plus en fonctions. Les grands travaux sont finis, c'est un règlement final de comptes, puisqu'on se dessaisit des dixièmes de f^arantie, ce qui confirme la date relative que j'avais attribuée à ce fraj^ment, en le classant le dernier.
qui n'eût pas envoyé le même TajAiaç pendant le temps prescrit ^ Mais, — soit que Tordonnance ait été toujours observée, soit que le manquement, s'il s'en est produit, ait eu lieu précisément une des années pour lesquelles nous n'avons pas de texte — , on ne voit nulle part ces cinq cents drachmes grossir l'encaisse des trésoriers.
On voudrait mieux connaître ces recettes, avoir plus de détails sur celles dont la mention du moins nous esl restée, mais surtout ne pas en être réduits, comme nous le sommes, à celles de deux inscriptions (Damochares, Caphis). En effet, dans les trois autres textes de la série, la partie de la pierre où étaient inscrites les recettes a disparu ou est aujourd'hui indéchiffrable. Je ne ne citerai qu'un exemple : dans le document qui porte les comptes de Dion-printemps, le chiffre de l'encaisse — quelle que soit la restitution que Ton adopte ' — a été considérablement augmenté par des recettes dont on ignore tout ; les dix talents des Phociens ne sulïisent pas à combler l'intervalle.
Quel qu'ait été le montant de ces recettes, elles n'ont permis aux trésoriers de dépasser qu'une fois, d'après ce que nous savons, le niveau de leur encaisse primitif. C'est en fin d'exercice, sous Dion-printemps, qu'ils arrivèrent à 159 tal. 40 mines.. 3. L'encaisse était descendu sous Damochares^ à 130 tal. et il descendra dans la suite davantage : il atteint le point le plus bas sous Caphis ^ : 38 tal. So m. 4 ob. Il remonte sous ce même archontat*', puis sous celui de Theon : 57 tal. et plus encore après la réduction des monnaies d'or ^. Mais il faudrait posséder toute la suite des opérations financières pour dresser un tableau exact de ces variations. 11 ne suffirait pas d'avoir par exemple le chiffre de l'encaisse à chaque ouverture
1. A rappcndicc, col. I, I. 6-13; le» lignes 8-10 élablisscnt péremptoiroment (jue rameiide eût bien été une recelte des trésoriers.
2. Cf. la discussion lU^ll, XXIV, p. 130-13 i. Il me parait prouvé que ces recettes ont dépassé cent talents.