GRAVURE DES STÈLES
rations pour Texercice écoulé. C'est, à Delphes comme dans toutes les cités grecques où il y a eu des trésoriers, un des soins principaux du collège que la gravure des inscriptions. Stèles qui portaient leurs propres comptes, stèles des Σpi)rprr [Lxzx — toujours* les versements des Phocidiens * — , stèles des dixièmes déposés en garantie auprès des amphictyons, stèles où était présenté, avec le relevé de toutes les monnaies, le travail accompli par Tatelier de frappe ^, ce sont les trésoriers qui en paient les frais. Quand le texte n'est pas gravé sur les plaques de revêtement d'une muraille, il faut fournir la stèle, marbre ou calcaire. Parmi les lapicides dont on a rémunéré l'habileté à raison de cent lettres pour une drachme ou parfois pour quatre oboles, le plus connu, celui à qui nous devons sans doute plusieurs de ces comptes mêmes, est Deinomachos, membre du conseil delphique sous Cleoboulos. Au même groupe de dépenses appartiennent encore les sommes qui ont été payées par les trésoriers pour la gravure de quelques documents qui intéressaient le sanctuaire : avant tout autre, le catalogue des Pythioniques, dressé par Aristote et Callisthène '^. Il est évident que les prodikies pour l'inscription desquelles on paie un statère sous Caphis n'ont pu former un texte aussi important, ce ne sont donc pas ici des archives lapidaires, détruites pendant la guerre sacrée, à la reconstitution desquelles on avait employé l'argent des Phocidiens ^, on serait plutôt tenté d'y voir la liste de ceux à qui, pendant un an tout au plus, l'ensemble des privilèges résumés par ce seul nom de irpoSixiai ^ ont été accordés.
1. Il faut répéter que ce terme ne désijj:ne clans nos textes que les acomptes, remboursés au Dieu par les Phocidiens sur leur amende : il est impossible de reconnaître (cf. p. ex. Ilomolle, BCH, XXII, p. 633) dans les iepà /pr^aaia dont parlent les trésoriers les comptes du sanctuaire eu j^énéral, antérieurs à la guerre sacrée. Les deux stèles portant l'acquit des premiers acomptes avaient été payées par le conseil sous Aristonymos (XXVI, p. 7, l. 31-32, 34), et la mention des versements suivants se trouve parmi les dépenses des trésoriers (frais de gravure) sous Dion XXIV, p. 127, l. 76 et 80; cf., p. lil.