L'agriculture. La disette de
L'agriculture domine la vie économiqué de la Côte-d'Or. Conseillers généraux et préfets contribuèrent à sa prospérité qui fut réelle malgré Le difficile recrutement dela main-d'œuvre et le bas prix des grains. Les assemblées départementales désirent l’empoisonnement simultané des loups dans tout le département, l’introduction de béliers mérinos, le développement de l'instruction agricole, le meilleur recrutement des gardes-champêtres ; elles contestent l'utilité d’un haras et d’une pépinière départementaux. Les préfets transforment ces souhaits en arrêtés lorsque l’étendue de leur pouvoir le leur permet ; ils appuient auprès des ministres les demandes ou les refus des conseillers (3). Spontanément ils règlent l'heure
(1) Journal 29 janvier 4809. Vaillant décrit les fêtes et donne une statistique des mouvements du canal, Il, p. 420 ss. Arrêté préfectoral 15 novembre 1811 (S/2,1). Vaillant, II, p. 158 ss,
(2) Journal 10 juin 1810. Directeur à l'ingénieur Forey 10 juillet 1810 ; au préfet 10 juin 4809, 10 août 1811, 8 août 1808 (S/2,1).
(3) Conseil général, an X, p. 29, 32; XII ; XIII; 4840 (1°). Beaune, février 4810. Vaillant, I, p. 349 ; II, p. 377 ; 375. Journal, 15 ventôse an XI; 28 décembre 1809 ; Préfet au Min. Intérieur 43 avril 1812 (M/13,23/1). Cf. Martin et Martenot, La Côte-d'Or, p. 127.
des battages en grange, défendent de glaner avant la date fixée par la municipalité et d'aller couper dans les bois les liens des gerbes, prescrivent l’échenillage annuel, la fermeture des pigeonniers lors des récoltes, la mise en défense des prairies nécessaires à Ja reproduction des regains (1). De concert avec les maires ou le gouvernement ils créent ou suppriment des foires, en changent les jours et en contrôlent la réglementation (2). Ils ne sont pas étrangers aux décrets qui autorisent la réunion des petites parcelles de terre en propriétés plus grandes et moins morcelées ; l’idée, nous l’avons vu, était chère aux membres des assemblées côte-d’oriennes ; partagée par le Sénateur régional François de Neufchâteau et par le comte Léjéas elle fut appliquée, avec réel succès au témoignage de Vaillant, dans la commune d’Aiserey et quelques villages voisins (3). Enfin, préfets et conseillers sollicitent, suivant l’état de la récolte, la prohibition ou l'autorisation d’exporter à l'étranger les grains de la Côte-d'Or. D’ordinaire, ce département produit des céréales en assez grande quantité ; en 1808 la surproduction provoque une véritable crise ; « les magasins, les greniers des cultivateurs ont été encombrés ; les fermiers n’ont putrouver. de quoi payer leurs fermages ; les marchands, ont vu dormir leurs capitaux ». Un décret permit la sortie des blés surabondants par Marseille ; « mais cette faveur (! n’a influé en aucune manière sur la vente des grains qui sont toujours restés à un prix très bas ». Il en fut de même en 1809 et en 1810 (4).
La situation des céréales changea complètement en 1811. Cependant on avait espéré de brillantes récoltes : « La récolte, écrivait Lecoulteux au ministre de l'Intérieur, s'annonce sous les meilleurs auspices ; depuis longtemps les différentes
(1) Journal, 13 avril 1809 ; 29 juillet 1810 : 3 février et 30 juin 1811 ; 1% juillet 4812; Vaillant, 1, p. 348 ; Il, p. 487.
(2) Ces foires n'ont qu'une faible importance et se limitent à l'échange du
bétail contre quelque mercerie (Vaillant, If, p.423 ; Arch. Nat. F/12 ,1249/a etb1265)
(31 Journals frimaire an XIIT; Vaillant, IL, p. 4, 414: « dans ces communes
les fonds ont acquis une valeur A et plus forte qu'avant le partage ».
(4) Conseil général, 1809, 4810 (N/1,1). Journal 2 février 1809. Vaillant, II, p. 419. Cf. en ce sens Darmstädter, XIX, p. 646.
saisons... ne se sont comportées aussi bien. » Mais les conditions atmosphériques se modilièrent brusquement. « Les gelées des 11, 12 et 13 avril... etla sécheresse extraordinaire de la fin de mai et d’une grande partie de juin » occasionnèrent un déficit de près de 60.000 hectolitres. En outre le grain rendit mal au battage. D’ordinaire 20 gerbes suflisaient à donnerun hectolitre de grains ; en automne 1811 il en fallut 35. Les réserves alimentaires n'atteignaient guère que 10.000 hectolitres ; les pommes de terre avaient souffert de la chaleur. Le préfet communiqua au ministre les appréhensions de ses administrés ; la situation, écrit-il le 4 novembre 1811, « est moins avantageuse que celle de 1810. Cependant j'espère qu’au moyen de légumes et de pommes de terre et surtout du Commerce d'importation nous arriverons aux récoltes de 1812 sans éprouver de véritable disette ». Il observe peu après que l'on a ramassé beaucoup de faines « ce qui sera d’une grande ressource pour les malheureux ». Cette phrase de Lecoulteux éclaire tristement l’état des subsistances alimentaires en Côted'Or au début de l’hiver de 1811-1812 (1).
La disette ne se fit toutefois sentir qu’en mars 1812. Lecoulteux écrivit le 14 de ce mois : « Dans plusieurs localités des maires ont fait... des recensements desquels il est résulté que les approvisionnements suffiront à peine pour la subsistance de deux mois tandis que nous en avons encore cinq à attendre avant la moisson prochaine. » L’hectolitre de blé valait 30 francs alors qu’on le payait au plus 23 en juin 1811. [1 augmenta bientôt et considérablement ; sur le marché de Nolay il passa de 42 à 43 fr. 75 en huit jours ; à Beaune et à Nuits il coûte 40 fr. La hausse était récente ; elle alarma les habitants. Des désordres se produisirent. À Beaune un attroupement force un aubergiste à céder les 300 ou 400 hectolitres de blé qu'il détient ; d’ailleurs, aucune violence n’est exercée sur sa personne et le prix convenu lui est acquitté. Sur le marché, des femmes poussent des cris contre la municipalité ; un boucher « avec un tablier tout ensanglanté et sa gaine contenant des
(1) Préfet au 2° arr. Police 28 mai, 4 novembre 4811 (Arch, Nat. F/7,3625) ; au min. Intérieur 19 novembre 18141 (Arch. dép, M/8,6/1). Cf. en général Levasseur, Aist. du commerce..…, 1, p. 52.
couteaux » s'empare d’une mesure. Pour éviter de plus graves incidents la police se décide « à tenir les sacs » et à distribuer « à chacun sa mesure ». Le maire reçut des menaces anonymes. Des poursuites furent intentées contre les auteurs de ces délits ; mais le tribunal n’infligea que des peines modérées : le principal coupable fut condamné à 20 jours de prison. C’est que l'opinion populaire et la conviction des autorités étaient hostiles aux mesures de rigueur réclamées par le ministre de la police « cette affaire ayant présenté beaucoup de circonstances atténuantes ».
A Châtillon les prisons se remplissent de « malheureux (qui) venaient... demander de les y faire entrer... annonçant qu'ils n'avaient d’autres ressources pour avoir du pain » ; les cultivateurs refusent de vendre leur blé aux ouvriers parce qu'ils craignent de ne pas en être payés ; la gendarmerie dissipe un groupe de femmes qui avaient entouré des voitures de grains passant dans la ville et dont elles réclamaient la vente (1).
Pendant longtemps le gouvernement impérial ne lutta contre la disette qu’en réprimant sévèrement les troubles et en organisant des distributions extraordinaires de secours (2). La situation s’aggravant Napoléon rendit les décrets des 4 et 8 mai 1812. Tout en proclamant son attachement à la liberté du commerce des grains l’empereur restaure en grande partie la législation Conventionnelle des subsistances ; on voit ressusciter les réquisitions, les menaces contre les accapareurs, le maximum. En conséquence de ces décrets, un arrêté préfectoral du 11 mai 1812 prescrivit aux marchands de grains de faire la déclaration du stock de marchandises existant dans leurs magasins, de leur provenance et de leur destination. Toute voiture transportant deces denrées devait être accompagnée d’un certificat constatant son chargement et le nom du destinataire ; les infractions seraient punies de la saisie des grains qui seraient vendus au marché le plus proche. Le 16 mai l’hectolitre de blé
(1) Préfet au 2° arr. Police, 14 mars 1812; 20 mars 1812 (F/7,3625); maires de Nuits, Nolay et Beaune au préfet 16 mars ; sous-préfet de Beaune au même 15 mars ; rapport du commissaire de police de Beaune (M/8,6/1) ; sous-préfet de Châtillon au préfet 8 avril (M/8,6/1).
(2) Cf. Lanzac de Laborie, Paris sous Napoléon, N, p. 211-292. Sur l'émeute de Caen, cf. Jaurès, Hist. socialiste, NI, p. 247,
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est taxé à 33 francs, chiffre fixé par le décret du 8, alors que le prix normal aurait été de 19fr, 48. Le 25, la taxe est étendue à l'orge, au méteil et au seigle ; l’avoine et le maïs qui ne servent pas à la fabrication du pain en demeurent exemptés (1).
Le préfet et ses collaborateurs auraient préféré à ces mesures impériales la liberté de continuer l'établissement de magasins dont les stocks visibles rassureraient les populations et décourageraient les spéculateurs. Ils avaient provoqué des souscriptions et « si la sollicitude du gouvernement eût pu retarder un peu l’émission de ces décrets les mesures. prescrites n'auraient pas été ordonnées car dans ce moment-là même les grains diminuaient et arrivaient de toute part ». Au contraire «la taxe des grains a tout fait resserrer ; tous les moyens ont été employés pour cacher les grains ». Aussi bien Cossé- Brissac abrogea-t-il le 18 juillet son arrêté du 16 mai. Les décrets avaient prévu que le maximum durerait jusqu’en septembre ; le préfet de la Côte-d'Or prit prétexte de l'approche des moissons pour rapporter au plus vite une décision prise à regret. Il avoua au ministre de la police avoir agi à la demande de plusieurs administrateurs locaux qui voient dans cette abrogation « le seul moyen de faire reparaître sur les marchés les denrées dont ils étaient absolument dépourvus ». A l'appui de cette mesure hardie, il observe que le maïs qui n'avait pas été taxé à continuellement abondé sur les marchés et par sa présence a rendu les plus grands services (2).
L'établissement de magasins est remplacé par des achats administratifs et par des réquisitions de grains. La ville de Dijon cherche des grains à Pontailler, celle de Beaune en demande à la Saône-et-Loire et au Jura. Des boulangers partent munis d’une autorisation préfectorale acheter du blé dans les départements voisins et jusqu’en Alsace (3). Le préfet invite les maires à recenser les grains existants dans leur
(1) Arrêtés (M/8,6/1). La taxe fut la même dans le Bas-Rhin : dans le Doubs l'hectolitre se paie 48 francs (Darmastädter, XVI, p. 669 ; Pingaud, p. 320).
(2) Sous-préfet de Dijon au préfet 19 août 1812 (N/8,6/1 ; préfet au 2° arr. Police 2,18 et 24 juillet (F/7,3625).
(3) Préfet Côte-d'Or au préfet Saône-et-Loire 12 juin 1812 ; au maire de Seurre 1* juillet; arrêtés 20 et 29 juin, 2 et 5 juillet (M/8,6/1).
commune ; il interdit de les laisser sortir sans autorisatiom municipale ; des commissaires « constateront les excédents disponibles » et les sous-préfets les feront conduire « au fur et à mesure des besoins. sur les marchés ». Ils pourront, s’il est nécessaire, recourir à la gendarmerie pour assurer l’exécution de ces ordres. Le sous-préfet de Dijon doit « faire requérir par les commissaires l'apport à chacun des marchés... de 120 hectolitres » ; Cossé-Brissac en exige 110 du village de Pontailler et 715 de la ville d’Auxonne (1). Au dire de Perret « le service des réquisitions a été fait sans opposition ». L’oublieux sous-préfet néglige de mentionner la résistance du maire d’Auxonne, les cris poussés à Pontailler, le tumulte de Bligny-sur-Ouche qui nécessita l'intervention des gendarmes, le séquestre mis sur les voitures de passage par la municipalité de Seurre. En 1812 comme en 1793, les populations et les administrateurs locaux n'ont qu’une politique alimentaire, garder leur blé et à l’occasion s'emparer de celui du voisin (2).
Un plus efficace secours provint de l’organisation de secours publics et de charités privées. Des citoyens généreux firent aux boulangers de leur ville l’avance des fonds nécessaires pour aller au loin chercher du blé. A Beaune les sieurs Lachapelle et Gauthey se distinguèrent par leur libéralité ; à Semur « madame de Saint-Maure.…. a fait des distributions de soupes économiques pendant deux mois à 50 pauvres par jour » ; à Dijon, il semble que quelques fonds furent recueillis par souscription (3). Un décret du 24 mars 1812 imposa aux budgets locaux les frais d’une distribution journalière et gratuite de soupes à laRumford. Ces soupes donton avait appréciéles ser-
(1) Préfet au maire de Dijon 20 juin; au sous-préfet de Dijon 20 juin ; aux sous-préfets 1% juillet ; au maire d’Auxonne 2 et 3 juillet ; au maire de Pontailler 29 juin (M/8,6/1).
2) Sous-préfet de Dijon au préfet 19 août 1812; préfet au maire de Seurre- 4® juillet (M/8,6/1); au 2° arr. Police 18 septembre (F/7,3625). Le maire d’Auxonne empêche également le départ de #40 hectolitres de légumes achetés par l’intendance militaire de Besançon (préfet au sous-préfet de Dijon 17 juin).
(3) Sous-préfet de Semur au préfet 23 août 1812; préfet au sous-préfet de Beaune, À juin; au maire de Dijon 30 mars ‘ Min. Intérieur au préfet 26 novembre 1812 (M/8,6/1). Cossé-Brissac signala parmi les fonctionnaires les plus dévoués le secrétaire Vaillant et le conseiller de préfecture Piette ; les sous-préfets Frémyet, Martin et Gueneau d’Aumont se distinguërent plus que Perret (19 août 1813 au Min. Intérieur. Arch. Nat. F 1b/II, Côte-d'Or 4).
vices pendant la disette de l'an X n'avaient pas complètement cessé d’être utilisées à Dijon pour la nourriture des pauvres en hiver (1). Leur emploi fut généralisé et systématisé. Des comités, nommés par les sous-préfets et composés de maires, de curés et de notables, dirigent la fabrication et la distribution des soupes. En Côte-d'Or ces secours ne commencèrent qu'en mai à être normalement distribués. Le préfet attribue ce retard à la difficulté de constituer les comités et aux hésitations de certains d’entre eux qui « auraient voulu faire acheter aux indigens valides par un travail au profit des communes le bienfait gratuitement accordé par S. M. ». Dans beaucoup de cantons, on usa de la faculté laissée par l’article 15 du décret de remplacer les soupes par d’autres « espèces d’aliments ». D'après Cossé-Brissac cette conduite serait inspirée par « l'impossibilité de réunir en ce temps de l’année les légumes nécessaires. la difficulté de construire des fours et de distribuer ces soupes dans les campagnes » ; en réalité le principal obstacle à lastricte application du décret du 24 mars fut le prix de revientélevé des soupes qui en Côte-d'Or coûtent en moyenne 17 centimes et quart alors que l'on avait prévu une dépense de 10 centimes. Cependant en août 1812 on avait distribué dans les cantons d’Arnay-sur-Arroux, Nolay et Mirebeau respectivement 3.349, 27.990 et 1.610 soupes à la Rumford. Ailleurs les indigents reçurent des rations de farine, de légumes ou de pain. Un état d'octobre 1812 porte le nombre des pauvres ainsi secourus à 181.825 dans les villes et à 104.116 dans les campagnes ; près de quatre millions de soupes ou de rations leur furent partagées (2).
Le décret du 24 mars eut d’heureux résultats dans ce département. La mendicité cessa dans plusieurs cantons; « partout, affirme le préfet, le secours... arrivé à propos. a fait cesser toutes craintes de manquer d’aliments et... excite la plus vive reconnaissance pour la sollicitude paternelle de 5. M. » Ainsi s'explique le maintien de la tranquillité publique en Côte-d'Or,
(1) Journal 5 janvier, 2 février 4806.
(2) Instructions, états, circulaires ; rapport préfectoral 3 juin 1812 ; (Arch. dép. X/12, 1). C£. dans le Doubs (Pingaud, p. 320) et à Paris (Lanzac de Laborie, V, p. 137-145).
malgré quelques incidents que nous avons relevés ; «le peuple, observe Cossé-Brissac, dans sa misère extrême a montré une résignation digne d’admiration ». Les souffrances avaient été vives cependant. Le blé taxé à 33 francs l’'hectolitre se vendait en réalité au moins 40. Et, comme le rapporte le préfet, « on s’est estimé encoreheureux depouvoirs'en procurer à ce prix ». Malgré la générosité des particuliers et l'intervention des comités de secours, le pain manqua dans nombre de localités et pendant longtemps. Cossé-Brissac le déclare expressément à la fin de juillet : « dans un grand nombre de communes rurales, les habitants malaisés ne mangeaient pas de pain depuis deux mois »; les bourgs et les petites villes éprouvèrent la même pénurie ; tel fut le cas de Châtillon, de Saulieu, de Montbard et de Flavigny. On remplaça le pain comme l’on put. Dans l'arrondissement de Dijon on mangea des légumes et du maïs ; dans le Châtillonnais on consomma les betteraves et «le son bouilli avec des légumes verts et des racines de plantes de jardin ou sauvages (1) ».
La distribution des soupes et des rations diverses cessa vers la fin d'août. Il y eut à ce moment une baisse sensible dans les prix du blé ; on crut le péril définitivement écarté. Mais bientôt la hausse reprit et les populations de la Côte-d'Or redoutèrent à nouveau d’être privées de pain. Les « pluies solsticiales » firent verser les blés ; le grain fut « enflé » par l'humidité ; dans le Châtillonnais «les souris, les courtillières et les sauterelles ont fait beaucoup de dégâts ». À Beaune, bien que le marché soit suffisamment approvisionné, deux femmes achètent du blé et le cèdent de suite à un prix plus élevé. Cette conduite « évidemment coupable » provoque une émeute qui se calme par l'arrestation des deux délinquantes. Les personnes aisées et prudentes « se répandent dans les campagnes et accaparent à tout prix » afin de se constituer des provisions. Ces craintes étaient exagérées car la récolte, malgré les intempéries, laissera un excédent probable de 342.236 hectolitres. Toutefois en certaines régions plus pauvres l’état des subsis-
(1) Rapport du 3 juin (X/12, 1); préfet au min. Intérieur 1* octobre 1812 ; 18 septembre (Fic/Il, Côte-d'Or 7) ; sous-préfet de Dijon au préfet 19 août (M/8, 6/1). À Vitteaux (Hutinel et Mathey, p. 487) en mars 1812 le kilogramme de pain blanc coûte 70, celui de pain bis 60 et de viande 80 centimes.