‹ L'Administration Préfectorale dans le Département de la Côte-d'OrChapitre 77 sur 98 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L'administration politique

Sous le régime impérial l’ordre ne fut troublé en Côte-d'Or que par des incidents passagers et sans gravité, inévitables quels que soient la forme du gouvernement et les hommes au pouvoir. Nous avons constaté le peu d'importance des tumultes provoqués par l’application des droits réunis, par la disette de 1812 et par les conflits entre habitants et maires ou desservants. Les délits et crimes de droit commun ne présentent pas de fréquence ou de caractère particuliers (1). Tout au plus peut-on remarquer quelques actes de brigandage ou de vol à main armée qui sont souvent le fait de réfractaires (2). Le plus grave danger pour la tranquillité publique provient peut-être du passage des troupes françaises ou alliées : des soldats de la, ligne se querellent avec les gendarmes ou les portefaix d’Auxonne ou de Seurre; des artilleurs causent du désordre dans les maisons mal famées de Dijon ; des troupes hanovriennes molestent les habitants de Selongey. Une division westphalienne se rendant en Espagne aurait voulu être logée dans les maisons des Dijonnais et leur laisser toute sa menue monnaie allemande ; les citoyens résistèrent ; un officier fut battu et plusieurs soldats blessés; le maire « a parlé aux colonels comme à des soldats ». En dépit des protestations du général Morio, le préfet Lecoulteux fit partir ces hôtes encombrants

(1) Par exemple, pendant le premier trimestre de 1812, les tribunaux du département prononcèrent 1 condamnation à mort, 5 aux travaux forcés, 7 à la réclusion, #9 à la prison et à l’amende, 32 à la prison, 36 à l'amende. (Rapport du préfet au Min. Intérieur. Arch. Nat. F Ac/lI, Côte-d'Or 7). La cour criminelle n'eut pas besoin de se réunir pendant les trois premiers mois de 1810 (Journal, 22 mars 1810).

(2) Procès-verbal du 15 novembre 14807 ; préfet au Min. Intérieur, A® juin 1808 (F/7, 3668) : bulletin Police # décembre 1807 (F/7, 8533).

vers Beaune (1). Riouffe avait pu dire de ses administrés que « beaucoup moins industrieux qu'agricoles » ils sont « par conséquent plus portés à la paix qu’à l'agitation » ; à plusieurs reprises le capitaine de gendarmerie attesta et la tranquillité et le bon esprit du département (2),

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