‹ L'Adoption En Droit MusulmanChapitre 15 sur 19 · ES · texte numérisé non relu

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(4) Nous tenons les détails qu’on va lire, d’une part de l’iman Ben Badis, de l’autre de l’ex-moudaress de l’école coranique de la Djamaa El Kbir à ‘: Constantine Si Hamdan ben El Ouniss.

son fils, c'est lorsqu'un individu ressent pour un autre la même respectueuse affection que pour un véritable père qu'il exerce la ta’abbi. Si,'donce, ces deux institutions se différencient, c'est dans l’ordre des sentiments naturels qu'elles copient, Adopter, c'est se donner un fils: Exercer la ta’abbi, c'est se donner un père. Ce disant, nous venons de donner la meilleure traduction qu'il se puisse de ce mot,

Ainsi donc, le but de la ta’abbi est de donner un père à celui qui n'en a plus. Voici dans quelles circonstances la ta’abbi est ordinairement pratiquée. Un enfant perd son père. Le voilà frappé dans sa plus chère affection et le voilà également privé de son soutien le plus sûr. Va-t-il désormais rester livré à lui-même, sans conseils, sans direction, sans aide ? C’est qu’en effet l’organisation familiale et sociale des Arabes obéit à des principes tels qu'ils font à l'orphelin une situation des plus précaires. Si l’orphelin à encore sa mère, il ne trouve en elle aucun secours. Alors qu’en pareil cas, dans nos sociétés, le rôle de la mère s’amplifie et prend une valeur telle qu’elle lui

permet de remplir toutes les obligations du père, celui de

la mère arabe, surtout’ dans une famille un peu aisée, n'est susceptible d'aucun développement. Des règles comme celles qui font à la femme un devoir d'éviter l’approche des hommes et de vivre cloîtrée rendent sans emploi les meilleures volontés, les AURAS les 1e de vouées.

Aussi, est-on amené à penser que, dans la société arabe, la protection morale de l’orphelin est assurée par la loi. Mais, dans cet ordre d'idées, la déception surgit vite. N’estce pas, en effet, un dés principes fondamentaux de la tutelle qu’elle organise là protection des biens du mineur sans se soucier de la protection de sa personne! (:) Qui

(1) MorAN», Etudes de Droit musulman, p. 136,

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