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sorte, relever, redresser, réinstaurer sur une nouvelle base lPadoption sapée dans ses fondements par le Prophète, ce fut l'une des partie de cette étude qui a le plus longuement attiré notre attention.
Mais, si les docteurs ont déployé une si prodigieus® activité à revivitier l'adoption, c'est qu’elle correspondait à Les besoins très précis et très divers de la société arabe.
Définir le rôle social de l’adoption, c’est par là même définir ces besoins, os aussi bien ce rôle est de les satisfaire.
Et ainsi, nous sommes amenés à l'objet de ce chapitre.
Le principal besoin auquel correspond l'adoption dans la société arabe est d’obvier au défaut d'œuvres de charité à caractère publie. Quoique l'esprit de solidarité soit très “éveloppé chez les arabes, ils ne se sont jamais élevés à lu notion d'œuvres de secours et de protection sociale organisées et réalisées par l'Etat. Il n’y a rien de correspondañt à nos lois françaises d'assistance dans la législation musulmane. C'est ainsi qu'aucune disposition légale n’assure la protection matérielle et morale des enfants abandonnés. Et pourtant, le sort de ces derniers n'est pas sans avoir attiré l'attention du législateur. Appréciant à leu: juste valeur les ressources de la charité privée dans la saciété arabe, il s’en est remis aux particuliers du soin de recueillir et d'élever les enfants abandonnés. Ce à qu“ s'est borné son rôle, c'est d’avoir discerné dans l’adoption l'institution la plus propre à intéresser cette charité, et, dans ce but, de l'avoir revivifiée. Pour que la personne
qui recueille lenfant ne se borne pas à lui donner ses soins, en passant, mais, s’y attache et poursuive son œuvre charitable. jusqu’au bout, il faut lui donner l’assurance que si, un jour, elle acquiert pour cet enfant les véritables sentiments d’un père, elle pourra le faire pro-
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