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Médailles aéronautiques contemporaines

Médailles frappées pour le premier voyage en circuit fermé par le ballon dirigeable la France, de

Renard et Krebs (1884), par Patey; souvenir de l'expédition au Pôle Nord en ballon libre, entreprise en 1897 par les Suédois Andrée, Strindl^erg et Fraënkel, qui disparurent corps et biens; pour Santos-Dumont (1901); pour les expériences du dirigeable Lebaudy (1904); en souvenir du monument commémoratif des Aéronautes du Siège, par Bartboldi, à la porte des Ternes, en 1906; la grande médaille d*or de FAéro- Club de France, décernée pour les grandes performances sportives; la médaille d'or du triomphe de Faéronautique, par René Baudichon, décernée par FAcadémie des Sciences, à Louis Blériot, commandant Bouttiaux, capitaine Crocco, Henri Farman, capitaine Ferber, Henri Julliot, comte Ch. de Lambert, Hubert Latham, Léon Levavasseur, colonel Ch. Renard et commandant Paul Renard (1 médaille), Alberto Santos- Dumont, Rodolphe Soreau, Edouard Surcoût et Henri Kapferer (1 médaille), Léon Teisserenc de Bort, comte Henry de La Vaulx, Gabriel Voisin, commandant Jules Voyer, Orville Wright, Wilbur Wright, comte de Zeppelin; en vermeil, à Gustave Hermitte et Georges Besançon (1 médaille), Louis Bréguet, Léon Delagrange, Robert Esnault-Pelterie, L. Marchis, Paulhan, Henri Rougier, Victor Tatin.

Collection de f Aéro-Club de France.

79. — Autographe de José-Maria de Heredia; fragment de la préface qui présente au

public l'ouvrage du comte de La ¥âulx intitulé a Voyage en Patagonie » . Dans une envolée su|^rbe. Fauteur des « Trophées », prédit Favenir de la locomotion nouvelle et

paraphrase en prose Victor Hugo, son immortel devancier.

Appartient au comte de La Vaulx.

80. — Un million de francs. 50 kilomètres en moins d'une heure.

Dernière page du contrat d'option qui fut signé en décembre 1905 entre les frères Wright et M. Arnold Fordyce, représentant d'un Syndicat français; ultérieurement ce Syndicat céda Foption au Ministère de la Guerre.

Par ce contrat, les frères Wright s'engageaient

« A accomplir le 1'" août 1906, en présence de pas plus de quatre représentants de co-signataires de Foption, sur un terrain approprié choisi par eux-mêmes, un vol libre d'une heure sans toucher le sol et couvrir durant cette heure pas moins de 50 kilomètres, le parcours serait en circuit fermé avec retour au point de départ. La distance de ce vol d'essai serait mesurée par un anénomètre Richard attaché , à l'aéroplane, si les deux parties acceptent ce moyen de contrôle, ou sur une piste mesurée. »

Des influences agirent sur le Ministère de la Guerre, des inventeurs persuadèrent celui-ci que pour beaucoup moins, ils feraient beaucoup plus. Le général Picquart se refusa à suivre à la lettre les engagements de Foption et demanda à assister aux expériences sans rien promettre; les frères Wright refusèrent de traiter dans ces conditions.

Trois ans après, Wilbur Wright vint en France appelé par une ^ciété qui avait à sa tête M. Lazare Weiller. Ses vols inoubhables au Mans et à Pau confondirent les détracteurs, et à la méfiance succéda un enthousiasme général.

81. — Chèque de 25.000 fr. envoyé aux frères Wright pour confirmer Foption qui

venait d'être transmise par M. Arnold Fordyce au Ministère de la Guerre.

Collection Arnold Fordyce.

82. — Vol de Wilbur Wright accompli à Pau, en janvier 1909, avec son élève Pau!

Tissandier.

Suivant son contrat, Wilbur Wright s'était engagé à former trois élèves; les trois élus furent le comte de Lamhert, Paul Tissandier et le capitaine Lucas Girardville. . ^ , . ., , ^,

L'aérodrome Wright devint le rendez^vous de la société élégante de Pau; les visites roy^es et princières y furent fréquentes. Wright vola devant le Roi d'Espagne et le Boi d^Angleterre, ainsi que devant de nombreux ministres et représentants des deux Chambres, ^^^^^^^^^^ ^^^^ Tissandier.

83. — Lettre écrite au Comte de Castillon de Saint^Victor par le Capitaine Ferber,

quelques jours avant sa mort.

Le capitaine Ferber venait de faire une chute en aéroplane et se railait lui-même, dans cette lettre, des quelques contusions qu'il avait reçues, lettre, ^"^^^^ ^^^.^^ôt rétabli, il remontait sur son appareil et se tuait

wZern^^^ en 1862, fut élève à FEcole Polytechnique et licencié es^sciences; il s'enthou^

siasma pour les expériences de Lilienthal, car à ses yeux, celui-ci avait le grand mérite d'expérimenter; en effet, Ferber, homme de science érudit, méprisait les inventeurs « sur le papier » et il se plaisait à répéter cette maxime : « Concevoir un aéroplane, n'est rien, le construire, c'est peu; l'essayer, c'est tout. »

Toute sa vie il mit ses propres idées en pratique et commença dès 1899 par se lancer d'un sommet des environs de Genève sur un planeur; il continua ses expériences inlassablement, et, en 1902, il réussissait un vol de 25 mètres.

Quand il apprit, lors de la mémorable conférence de Chanute à l'Aéro-Club de France en 1903, les premiers succès des frères Wright, il renonça au vol plané et étudia l'aéroplane à moteur qu'il devait construire quelques années plus tard chez Levavasseur et avec lequel il fit quelques courts vols.

Le 22 septembre 1909, en accomplissant des envolées d'expériences à Boulogne, il se tuait.

L'aviation perdait en lui un apôtre, et un apôtre qui avait sacrifié tout à l'Idée : ses intérêtsprivés et sa carrière. Il eut toutefois la suprême joie de voir avant de mourir son rêve se réaliser.

Collection Paul Tissandier.

- Estampe sur le premier kilomètre bouclé par Henri Farman, par E. Montaut.

Après un méthodique entraînement de près de 6 mois, Henri Farman, le 13 janvier 1908, réussissait à boucler le premier kilomètre et à gagner le prix Deutsch-Archdeacon de 50.000 fr.

Le 29 septembre 1908. il gagnait le prix Armengaud (10.000 fr.) pour un vol d'un quart-d'heure.

Le 30 octobre 1908, il accomplissait, le premier au monde, un voyage au-dessus de la campagne, allant de Bouy à Reims (27 kilomètres).

Le 31 octobre 1908 il gagnait le prix de la hauteur de l'Aéro-Club de France en volant à 25 mètres de hauteur.

Devenu constructeur, ses nombreux pilotes suivirent la voie tracée par lui; ils gagnaient le prix du Puy-de-Dôme, la coupe Michelin, etc., liste glorieuse, trop longue pour être citée d'autant plus qu'elle s'allonge toujours d'année en année; s'arrêtera-t-elle jamais V

Collection Henri Farman.

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