‹ L'Aérophile (volume 2)Chapitre 17 sur 145 · AIS AUX. PILOTES DE PROVINCE, CONCERNANT LES BALLONS A LA DOUANE · texte numérisé non relu

AIS AUX. PILOTES DE PROVINCE, CONCERNANT LES BALLONS A LA DOUANE

On connait les ennuis et les fcrmalilés énervantes qui attendaient parfois à la doxane les aéronaules français rentrant chez eux avec leur matériel, apres un alterrissage à l'étranger. À la demande de lAéro-Club, la direction générale des douanes avait bien voulu aplanir toute difficulté et permettre la réimportalion en franchise de tout matériel soumis, sous certaines conditions, à un estampillage et à un plombage préalables. (Voir le Bulletin Officiel du numéro d'août 19)

Malheureu-ement, la possibiilé d'accomplir ces formaliés n'était prévue qu'au bureau de Paris. Il y avail là pour les aéronaules de province un véritable désavantage. L'Aéro- Club de France a de nouveau appelé l’allention de M. le directeur général des Douanes sur celte anomalié. La réponse ci-dessous de la Direction des Douanes donnera salisfaction à tous les aéronaules français :

« Par: votre lettre du 9 janvier courant, vous demandez que les Douanes de Lyon, Bordeaux et Nantes, soient aulorisées à estambpiller les enveloppes de ballons et à plomber les nacelles dans les conditions prévues par la décision administrative du 11 août 190%.

« J'ai l'honneur de vous faire connaitre que je donne, par le courrier de ce jour, des ordres dans le sins de volre demande.

« Il demeure entendu que, conformément à ce qui a élé admis à Paris, les propriétaires d’aéroslats qui ne pourront transporter leur malériel dans les magasins de la Douane seront autorisés à faire procéder aux opérations dans leurs propres locaux. Ils auront à remibourser les frais de déplacement des employés et à acquitter, s’il y a lieu. les indemnités prévues par les règlements.

« Veuillez agréer, elc.. elc. »

RP RIRE RER D PL PPSP Re

LES ASCENSIONS AU PARC pe L'AÉRO-CLUB

19 jnvier. — 11 h. 15 du m., ‘!éro-Club-1V (530 m°) ; MM. H. d'Oultremont, P. Tissandier. Alterrissage à 1 h. 50 du s., près d'Orléans. 1® février. — 11 h. 45 du m., l'Orient (1.000 m'); MM. le comte de Castillon de Saint-

Victor, le chevalier de Korvin et Mme la vicomtesse de Veauce. Alterrissage à 4 h. du soir. à Arcis-sur-Aube. S

5 février. — 2 h. 25 du s., Aéro-Club-I11 (1.200 m°) ; MM. le chevalier de Korvin, Mme la vicomtesse de Veauce, le baron de Veauce et Mlle de Veauce, sa fille, âgée de onze ans. Atterrissage à 5 h., près Coubert, canton de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne).

RPLSPPRPSSS PS RAP PRRSS RS LIRR De à

Doxs roUR LA BIBLIOTHÈQUE, LE MUSÉE ET LES ARCHIVES.

La mécanique basée sur une loi trinitaire générale, dile : loi des 3 couples, el son applicalion pour démontrer la solution du problème du volt dynamique ou du « plus Lourd que l'air », par F, de Carlshausen, ingénieur civil, ancien élève de l'Ecole polytechnique fédérale suisse, mémoire manuscrit, don de l'au eur.

L'aéroplane « Gellitas », une photographie, don d> l’auteur, M. Gellit.

Dix-sept estanpes anciennes, relatives à l’aéronaulirue, don de sir Davil Salomons.

Sur Un nouveau mode de consuruciion des hélices aériennes

Nous avons réussi à construire des hélices sustentatrices de 2 m. 50 de diamètre qui restent parfailement indéformables sous les efforts de la poussée, bien que leur poids ne soit que de 3 kilog. Des hélices de construction ordinaire, sem- Blables à celles de 1 mètre de diamètre que nous avons présentées à l’Académie des sciences, le 23 novembre 1903, auraient pesé environ 8 kilos. et auraient présenté moins de solidité à vitesse égale. Nous sommes d’ailleurs certain de pouvoir réduire encore ce poids dans nos prochains essais sans compromettre en rien ni la rigidité, ni la solidité du système.

Le principe de la construction de ces hélices légères est le suivant :

Considérons une aile d'hélice réduite à un petit plan oblique P portée par un bras unique Q. Sous l'influence du mouvement de rotation dans le sens de la flèche, le petit plan P est soumis aux trois forces :

1° Poussée À parallèle à l’axe ;

?: Trainée B dirigée en sens inverse du mouvement et tangentiellement à la circonférence décrite par le centre du petit plan ;

3° Force centrifuge C dirigée suivant le fayvor de giration.

Si, comme on le fait d'habitude, le bras Q est perpendiculaire à l'axe de rotation.

la force centrifuge C produit une tension Icngitudinale du bras qui le fatigue assez peu. La force À lend à fléchir le bras dans le plan COZ et la force B à le iéchir dans le plan du cercle décrit par le centre du plan.

Cette dernière est d’ailleurs beaucoup plus faible que la première (environ {/5 dans les bonnes hélices), de sorte que le bras est surtout fatigué par la force A qui lui impose un moment fléchissant prépondérant auquel il lui faut résister sans trop de déformation.

De là la nécessité de donner au bras des dimensions et un poids relativement considérables.

Les choses changent complètement si l’on articule le bras à la cardan à une petite distance de l'axe de rotation en le laissant ainsi libre de prendre la direction de la résultante des trois forces qui lui sont appliquées.

Le bras-ne travaille plus alors par flexion mais par extension seulement. Il se fixe avec la plus grande stabilité dans une orientation qui résulte de deux déviations, l’une dans le plan méridien, l’autre dans le plan du parallèle et la limite de sa résistance est ainsi reculée dans une proportion considérable.

Il est facile de voir que la position que prend le bras est indépendante de la vitesse, car les ferces À, B et C sont toutes trois proportionnelles au carré de la vitesse. Supposons maintenant qu'on ait déterminé par expérience l'orientation du bras sous l'influence de ces trois forces, il sera inutile de conserver l’articulation à la cardan et il suffira pour placer le bras dans les conditions favorables où il ne travaille que par extension de le fixer dans la position qu'il tendrait à prendre naturellement s'il était librement articulé. On a ainsi un mode de construction rationnel et simple d’hélices présentant en apparence l'aspect d’un solide rigide exposé aux efforts de flexion et qui en réalité n'y est pas soumis et n'a d'autres efforts à craindre que des efforts d'extension simple.

En raison de la prépondérance marquée de l’effort de flexion dû à la poussée A, on peut souvent se contenter d’incliner le bras dans le plan méridien de façon à le placer dans la position favorable d'extension simple dont nous venons de parler. Le bras n'aura plus alors à supporter que le faible effort de flexion dû à la traînée, lequel n’est que le quart ou le cinquième du premier dans les bonnes hélices.

(4) Note de M. Ch. Renard. présentée à l’Académie des Sciences. le 7? novembre 190%.

Si m est la masse en rotation (supposée concentrée au centre du plan), la

force centrifuge C a pour valeur G =R— , tandis que la poussée a pour valeur

À = kw’ (r distance du centre du plan à l’axe de rotation).

L'inclinaison naturelle du IRS SU NOM NOEMEle à é . l'axe est Due Pour des

hélices semblables, géométriquement et matériellement, cette inclinaison est constante, car on à

Je Nr et TT d'où

Page 1